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Une juge mène l’enquête au cœur des RG


 

Les services de renseignement avaient « fiché » un conseiller de Ségolène Royal. Un officier de police a été entendu hier, pour la première fois, sur ce dossier politiquement très sensible.

L’affaire avait éclaté en pleine campagne présidentielle et fait beaucoup de bruit. En janvier 2007 Le Canard enchaîné révélait que la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) avait mené une enquête sur un conseiller de Ségolène Royal, Bruno Rebelle, et ce sur instruction du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur et candidat lui aussi. Tollé immédiat, le PS réclamant même la démission de Sarkozy, l’accusant d’utiliser les moyens de l’Etat pour sa campagne.

Ce dossier vient de connaître, un développement judiciaire. Chargée d’une enquête censée identifier la « source » de la fuite dans la presse, la juge Michèle Ganascia a procédé, hier, à l’audition d’un officier des RG, Thierry T. C’est lui que la police des polices, puis la magistrate, suspectent d’être la « taupe ». Le 11 mai 2007 il était mis en examen pour « violation du secret professionnel » et suspendu de ses fonctions.

Depuis, il ne cesse de clamer son innocence. Les éléments retenus à son encontre apparaissent effectivement bien minces.

Un lampiste…

Il aurait, en premier lieu, imprimé la fameuse note des RG sur Rebelle — preuve qu’elle existait bel et bien — sur son ordinateur de bureau. Mais plusieurs de ses collègues ont fait de même, avant le battage médiatique autour de l’affaire. Ensuite, Thierry T. a été en contact avec plusieurs journalistes (qui ont d’ailleurs été entendus par la police puis par la juge). Mais le fonctionnaire de police explique ses relations, de longue date, avec les médias par sa qualité de délégué syndical de Sud-Intérieur. Ce syndicat, clairement marqué à gauche, porte des revendications des forces de l’ordre qu’il entend, comme les autres centrales, relayer dans la presse.

Une note qui circulait beaucoup

Enfin, France-Soir est en mesure d’apporter un nouvel élément au dossier. Quelques jours après le déclenchement de l’affaire, le 25 janvier 2007, avait lieu la cérémonie des vœux de la DCRG dans ses locaux, alors installés au sein même du ministère. Tout le gratin policier était présent. Or, comme nous avons pu le constater, la note Rebelle a largement circulé parmi les invités à cette occasion. Mieux, elle a même été remise en mains propres au dirigeant d’un important syndicat de police par un membre très haut placé de la direction des RG. En clair, un chef de la DCRG a lui-même pris l’initiative de transmettre à l’extérieur la note confidentielle de ses services.
Thierry T., le suspect numéro 1, est donc loin d’être le seul à avoir eu connaissance de ce sulfureux document. Mais il est le seul à être poursuivi. Un an après sa mise en examen, il a enfin été entendu hier. Sans doute a-t-il pu fournir des explications, pour la première fois.


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Lundi 19 mai 2008
communauté : Libre expression
Réanimée contre le gré de ses parents


Mort-née il y a 26 ans, Elodie a été réanimée à la naissance malgré l’opposition de ses parents. Depuis, la jeune femme est handicapée moteur et mentale à 100 %. Sa mère demande 6,5 millions d’euros au centre hospitalier de Châteauroux.

Hier matin, Annie Amouriq se livrait à la bataille judiciaire qu’elle a chevillée au corps depuis plus de huit ans. En 2000, cette mère de famille a déposé plainte afin d’obtenir réparation de la part du centre hospitalier de Châteauroux (Indre) pour le handicap de sa fille, Elodie. Mis en délibéré par le tribunal administratif de Limoges, le jugement devrait être rendu d’ici deux semaines.

« Elle sera totalement handicapée »

Le 12 août 1982, Anny Amouriq se rend avec son mari à l’hôpital de Châteauroux pour mettre au monde sa fille, environ deux semaines après le terme. Mais lorsque la petite Elodie sort du ventre de sa mère, son cœur ne bat plus. Malgré les injonctions du père du bébé, le pédiatre se livre à un massage cardiaque. « J’ai réanimé votre enfant : elle sera – ou ne sera pas… mais n’y croyez pas –, totalement handicapée. Elle ne marchera pas, ne verra pas, ne parlera pas… », affirme le médecin quelques minutes plus tard, en présentant le bébé à sa mère. Depuis, Elodie est handicapée moteur et mentale à 100 %. Aveugle, ne parlant pas et incontinente, la jeune femme est complètement dépendante de sa mère, qui a abandonné son travail de secrétaire pour pouvoir s’occuper d’elle en permanence.

Un marathon judiciaire

En 2000, Annie vit « son second grand malheur ». Son mari décède, « terrassé par la fatigue, la tristesse et le découragement ». Depuis, Annie vit des allocations pour handicapé et de son allocation tierce personne. Une somme bien trop maigre pour assumer les dépenses colossales et indispensables en matériel médical. Elle décide donc de porter plainte devant le tribunal administratif contre l’hôpital de Châteauroux, pour obtenir réparation afin d’« assurer la survie matérielle de sa fille » et de « préserver la dignité de leur existence ». Depuis huit ans Annie endure un véritable marathon judiciaire : par deux fois la justice refuse de lui verser une indemnité provisionnelle. Et pour cause : l’hôpital affirme avoir perdu le dossier médical. La maman a même été reçue en septembre dernier par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Mais rien ne débouche.

« Un petit être tout fragile »

Dans deux semaines, le tribunal administratif de Limoges rendra son jugement. Hier, au sortir de l’audience, Annie reste « optimiste », car le combat est « inscrit en elle ». « Elodie est un petit corps qui n’attend rien de la vie, un petit être tout fragile qui n’aurait pas dû être comme ça », explique-t-elle. « La justice est un beau mot, nous verrons si elle reconnaîtra les erreurs » qui ont été commises. « Nous demandons de l’aide, se désole-t-elle, je souffre encore aujourd’hui qu’on puisse dénier ce qui s’est passé, c’est comme une insulte. » « Je suis chamboulée, c’est très dur. Mais je resterai forte et digne jusqu’au bout », conclut-elle dans un cri du cœur.

 


Professeur Bernard Debré : “La mort apparente ne suffit pas pour s’opposer à une réanimation”


Bernard Debré est professeur de médecine et chef de service à l’hôpital Cochin.

Selon vous, y a-t-il eu faute de la part du pédiatre ?

BERNARD DEBRÉ. Qu’une femme accouche dix jours après le terme est tout à fait normal. Au moment de l’accouchement, la sage-femme doit écouter les battements du coeur. Et parfois, le bébé peut avoir de petits troubles cardiaques. Si le cœur s’est arrêté juste avant l’accouchement, je ne vois pas au nom de quoi le père peut refuser la réanimation. Mettez-vous à la place du médecin ! Tout dépend si Mme Amouriq a bien été suivie pendant la grossesse. Si le médecin avait des suspicions quant à un éventuel drame à la naissance et qu’il annonce des séquelles graves lors de l’accouchement, on peut parler d’acharnement thérapeutique. Mais une mort apparente n’est pas un élément suffisant pour que le père s’oppose à une réanimation. Sans le dossier, il est impossible de se prononcer.

Mme Amouriq affirme que l’accouchement s’est déroulé en la seule présence d’une sage-femme « débutante ».
Il est possible que le médecin soit arrivé trop tard après avoir été prévenu par la sage-femme, et qu’il ait pratiqué une réanimation à toute vitesse, trop longuement. Ou bien, la sage-femme a pu prévenir le médecin trop tard. Tout est envisageable, sans les éléments du dossier.

Un dossier que l’hôpital affirme avoir perdu…
Normalement, un dossier doit être conservé trente ans. Mais les hôpitaux ne disposent pas de la place nécessaire pour les stocker ! Il est fréquent de signer, à contrecœur, des autorisations de destruction au bout de dix ans. Sans compter les inondations ou les éventuels dégâts. Il n’y a pas de volonté de dissimuler.


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Lundi 19 mai 2008
communauté : Media - Actualité générale

Les secours entravés 



Une forte réplique ressentie dans le sud-ouest de la Chine a entravé un peu plus dimanche la recherche de survivants au séisme de lundi et l'aide aux quelque 5 millions de réfugiés menacés par des risques d'épidémies, à la veille d'un deuil national de trois jours.

La réplique, de magnitude 6 sur l'échelle de Richter, a secoué tôt dimanche la ville de Jiangyou, dans la province dévastée du Sichuan. Selon un responsable local contacté par l'AFP, elle a fait au moins 3 morts et plus de 50 blessés.

"Quand la réplique a frappé, les mères ont serré dans leurs bras leurs enfants en pleurs et essayé de les réconforter, en leur disant que tout allait bien se passer", a raconté à l'AFP un habitant, Dai Yong.

Depuis le tremblement de terre de lundi, dont la magnitude a été révisée par les Chinois à 8 sur l'échelle de Richter et qui pourrait avoir fait plus de 50.000 morts, plus de 20 répliques d'une magnitude de plus de 5 ont été enregistrées dans la région, selon l'agence officielle Chine nouvelle.

Dimanche, les secouristes ont réussi à sauver encore deux rescapés, qui étaient restés près 140 heures sous des décombres.

Mais les chances de retrouver encore des survivants s'amenuisent d'heure en heure, d'autant que la pluie, qui aggravait également la situation des 4,8 millions de sans-abris recensés par les autorités, a elle aussi rendu plus difficiles dimanche les recherches.

Dans la ville de Maoxian, des dizaines de milliers de réfugiés ont dû se regrouper sous des bâches improvisées qui prenaient l'eau, a rapporté le site internet Sichuan News Online. "A cause de la pluie à Maoxian, les gens passent d'une catastrophe à une autre", a-t-il commenté.

Des risques d'inondations pesaient aussi sur 21 zones déjà ravagées, alors que, selon un responsable local, les cours d'eau bloqués par les glissements de terrain qui ont suivi le séisme n'avaient toujours pas été dégagés.

Les autorités ont revu à la hausse le nombre de morts confirmés dans le séisme, enregistrant désormais 32.476 décès pour l'ensemble des régions affectées. Le seul Sichuan recensait près de 32.000 tués.

Dimanche, le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours à partir de lundi. Le relais de la torche olympique sera arrêté durant cette période. Trois minutes de silence seront observées lundi et les sirènes retentiront dans tout le pays.

Le bilan pourrait encore très vite s'alourdir alors que plus de 9.500 personnes restaient prises sous les décombres.

Les responsables chinois ne déploraient encore l'apparition d'aucune épidémie dans les régions frappées. Mais les mises en garde sanitaires se multipliaient alors que les réfugiés sont entassés dans les centres d'accueil et manquent encore souvent d'eau potable.

"Parer à des flambées de maladies transmissibles est désormais la question de santé publique cruciale à laquelle est confrontée la République populaire de Chine", a affirmé l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Les autorités chinoises s'inquiètent aussi de la présence de centaines de cadavres en décomposition et de millions de carcasses d'animaux qui pourrissent dans la chaleur humide.

Au Sichuan, seulement le tiers des cadavres -- plus de 10.000 selon le ministère des Affaires civiles -- avaient jusqu'ici pu être enterrés ou incinérés.

Au cours d'une réunion samedi soir dans le Sichuan, le président chinois Hu Jintao a exprimé sa gratitude aux "gouvernements étrangers et aux amis étrangers qui ont contribué à nos opérations de secours".

Des équipes venues du Japon, de Russie, de Singapour, de Corée du Sud, de Taïwan, de Hong Kong ont été autorisées à se joindre aux quelque 113.000 militaires et policiers chinois mobilisés. De nombreux autres pays ont apporté une aide financière et matérielle.

Deux avions de l'armée américaine ont atterri dimanche à Chengdu, la capitale provinciale, apportant notamment de la nourriture et des générateurs électriques.

Dimanche matin, un avion cargo envoyé par la France et chargé de 80 tonnes de matériels de première nécessité est arrivé à Chengdu.


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Lundi 19 mai 2008
communauté : Media - Actualité générale
L'ONU va tenter d'élargir les opérations de secours




La situation restait désespérée dimanche pour de nombreux survivants du cyclone Nargis plus de quinze jours après la catastrophe, alors qu'un haut responsable de l'ONU arrivait à Rangoun pour tenter d'élargir considérablement les opérations internationales de secours.

Et un porte-parole du secrétaire général de l'ONU, a annoncé que Ban Ki-moon, allait se rendre cette semaine en Birmanie pour discuter de l'acheminement de l'aide internationale aux sinistrés.

Des témoins venant de la région du delta de l'Irrawaddy --la plus touchée par Nargis qui a fait 133.600 morts et disparus selon un bilan officiel-- ont pris le contre-pied de la propagande du régime et ont affirmé que les généraux birmans ne distribuaient pas de vivres à tout le monde.

Un homme d'affaires étranger, arrivé de la zone du delta qui reste fermée à la presse, a déclaré à l'AFP avoir vu à un endroit "environ 100 personnes accroupies sous la pluie, sans nourriture, sans eau et grelottant de froid".

L'organisation humanitaire Save the Children a averti que des milliers de jeunes enfants souffrant de "sous-alimentation aiguë" pourraient mourir de faim s'ils ne recevaient pas rapidement de la nourriture.

Alors que le responsable des affaires humanitaires à l'ONU, John Holmes, arrivait dimanche soir en Birmanie, la télévision d'Etat a montré des images du numéro un de la junte, le généralissime Than Shwe, visitant pour la première fois des camps d'hébergement de sinistrés dans la banlieue de Rangoun.

M. Holmes est porteur d'une lettre adressée par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à Than Shwe qui reste habituellement reclus dans la nouvelle capitale administrative, Naypyidaw.

Les derniers rapports de situation de l'ONU dressaient un bilan plus que mitigé sur la distribution de l'aide internationale.

Le gouvernement birman et des organisations humanitaires "atteignent un nombre croissant" de personnes parmi les deux millions de sinistrés, mais "les niveaux d'aide arrivant dans le pays restent bien en deçà de ce qui est requis sur le terrain", indiquait un document.

L'aide de la communauté internationale, qui devrait être massive, n'a atteint que 500.000 personnes, précisait un autre rapport.

Dimanche, le quotidien officiel New Light of Myanmar a publié plus de 20 articles exaltant les efforts des autorités.

"Les opérations de secours peuvent être accélérées efficacement grâce aux mesures prises par le gouvernement", a affirmé ce journal.

Une experte britannique, Sue Wardell, qui a participé samedi à un voyage organisé par les autorités pour des diplomates étrangers, a dit qu'on lui avait montré un camp d'hébergement de sinistrés avec des tentes "impeccables" à l'intérieur, alors que le sol était "incroyablement boueux" dehors.

"Le plus intéressant dans ce voyage, c'est ce que je n'ai pas vu, plutôt que ce que j'ai vu", a-t-elle ajouté.

Dans des déclarations dimanche à l'AFP, la chargée d'affaires américaine à Rangoun, Shari Villarosa, a elle-même indiqué qu'elle n'avait pas été rassurée par ce qu'elle avait vu.

"Il y a toujours beaucoup de gens qui n'ont rien reçu, ni nourriture, ni eau potable", a-t-elle dit, ajoutant qu'elle avait été "aussi frappée par le manque d'urgence" dans l'attitude des autorités.

Samedi, des dirigeants occidentaux avaient fustigé le refus des généraux birmans d'accepter une aide massive.

Le "traitement" par ce régime de ses concitoyens sinistrés est "inhumain", a dit le Premier ministre britannique Gordon Brown, dont le pays était la puissance coloniale en Birmanie jusqu'en 1948.

Le président George W. Bush a, pour sa part, prolongé d'une année les premières sanctions américaines prises en 1997 contre la junte et, dès jeudi, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait jugé que l'intransigeance des généraux confinait à un "crime contre l'Humanité".

"Des dizaines de milliers de vies ont été perdues, des centaines de milliers pourraient l'être", a prévenu l'ambassadeur de France à l'ONU, Jean-Maurice Ripert, tandis qu'au large de la Birmanie, un bâtiment de la marine nationale française, le Mistral, n'avait toujours pas été autorisé à décharger sa cargaison humanitaire.


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Lundi 19 mai 2008
communauté : Libre parole-Libre Information
Entre 20.000 et 45.000 manifestants à Paris





20.000 personnes selon la préfecture de police, 45.000 selon la FSU, fédération majoritaire dans l'éducation, ont défilé dimanche après-midi à Paris pour protester contre les dizaines de milliers de suppressions de poste prévues dans l'éducation.

La FSU, à l'initiative de cette manifestation nationale, avait annoncé dans un premier temps 35.000 manifestants.

En tête du cortège, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, s'est félicité d'une "mobilisation forte", qui "montre une combativité réelle".

"La manière dont le président (Nicolas Sarkozy) a pris les choses a exacerbé la mobilisation", a-t-il ajouté, en référence à l'annonce jeudi par le président d'un "projet de loi" avant l'été instaurant un "droit à l'accueil des enfants" dans les écoles primaires les jours de grève, au soir d'une forte mobilisation du secteur éducatif.

"On est dans un conflit où on n'a pas de réponse, il faut que le gouvernement fasse un geste pour renouer le dialogue", a poursuivi M. Aschieri.

A ses côtés défilaient Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUI-pp, principal syndicat d'enseignants du primaire, et Frédérique Rolet, porte-parole du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré.

Les manifestants étaient partis de la place de l'Opéra vers 13H45, derrière une banderole portant les mots "Notre choix à nous, c'est la réussite pour tous", ont constaté des journalistes de l'AFP. Les premiers ont atteint la place de la Bastille, terme de la manifestation, vers 16h15.

Au cortège, réunissant les personnels, enseignants et administratifs de la maternelle à l'université, s'étaient joints de nombreux parents d'élèves de la FCPE, dont son nouveau président, Jean-Jacques Hazan, et des lycéens, dont Florian Lecoultre, président de l'Union nationale lycéenne (UNL), premier syndicat lycéen.

"L'unité est de mise (...) C'est un combat pour le service public qui est en train malheureusement d'être détruit", a dit ce dernier.

"Il y en a ras-le bol de ces guignols qui ferment les usines, qui ferment les écoles", scandaient des manifestants, tandis que d'autres criaient "Darcos vous entend pas. Résistance!" ou "élèves, parents, profs, même combat".


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Lundi 19 mai 2008
communauté : Libre expression

Les artistes….                      


 

 

Les avez-vous vu ces êtres hors du commun, bien sûr quelquefois leurs comportements sont un peu curieux…

 

Ceux qui font dans la musique, on entend leurs compositions, cela touche à la magie, ce qu’ils arrivent à composer avec quelques notes c’est… fantastique !

 

Ceux qui interprètent leurs compositions, leurs doigts volent, leur souffle impressionne, la mélodie sort de leur corps c’est … grandiose !

 

Ceux qui chantent, leurs voix mélodieuses,( puissante ou forte), basse ou haute, transporte ceux qui les écoutent.

 

Ceux qui transposent avec leurs peintures, leurs dessins où esquisses…transpositions sur toiles, magie du subconscient,  poétiques ou réalistes, douces ou violentes, claires ou sombres

Pouvoir reproduire son ressenti pour que les autres découvrent d’un seul regard et oublient l’instant présent

 

Ceux qui pétrissent, taillent, remodèlent les matières avec dextérité et amour, faisant entrer dans le présent ce qui sera le témoignage de demain pour ce qui s’est construit hier…

 

Les tragédiens qui, par leurs mots, expulsent les injustices et drames du moment.

 

Les fantaisistes pleins d’humour, enveloppant leurs désarrois dans le rire, pour ne pas se noyer dans les larmes.

 

Tous sous leurs apparences, si fragiles, avec juste le risque d’être happés et broyés par un système qu’ils ne comprennent pas.

 

Combien sombrent en recherche d’amour ? Traqués par la jalousie de ceux qui voudraient être comme eux… mais n’acceptant pas d’être faits pour autre chose !

 

Nous sommes pourtant tous des artistes !! Si simplement, nous acceptions de faire les choses avec un intérêt réel.

 

Tous artisans valeureux de « notre » vie, au lieu de vouloir copier sur le voisin…

 

Seulement voilà : artistes, artisans, ouvriers, père et mère de famille… notre moteur en fait, il marche à l’amour ! reconnaissance suprême !

 

Jeannette insurgé




Libre Infos ce joint a Jeannette Insurgé pour adresser a  l' Artiste par qui cette chronique est inspirée, ses meilleurs sentiments, et lui souhaiter d'avoir tout le courage dont il fait preuve et dont il a et aura encore besoin dans cette terrible épreuve. A notre ami nous disons : "A bientôt sur les routes et les scènes de France, cela ne peut en être autrement."


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Dimanche 18 mai 2008
communauté : Libre expression
Elle apprend après coup le décès de sa sœur en maison de retraite

Monique Hernando a été informée du décès de sa sœur Marie-Thérèse une semaine après les faits. Entre-temps, Marie-Thérèse a été enterrée… en fosse commune.

Qu’a-t-il bien pu se passer dans la maison de retraite du Luc-en-Provence, près de Marseille ? A ce jour, Monique Hernando ne comprend toujours pas. Elle qui, il y a encore quinze jours, pensait sa sœur à l’abri, en pension dans cette maison, depuis seize ans déjà. Désormais, l’incompréhension et la tristesse l’envahissent. « Je l’aimais. Je n’ai pas pu lui dire adieu », confie-t-elle. Mi-avril, Monique, qui n’utilise plus de téléphone fixe depuis dix ans, trouve un message sur la boîte vocale de son téléphone portable. Au bout du fil, l’administration de la maison de retraite. Elle l’informe qu’au vu de l’état de santé de sa sœur Marie-Thérèse, âgée de 75 ans, un transfert va être effectué vers le secteur sanitaire, situé dans un autre bâtiment. Prise par le temps, et par les ménages chez des particuliers qu’elle fait pour arrondir ses fins de mois, Monique, 62 ans, laisse passer quelques jours. Puis, inquiète de ne pas recevoir comme à l’habitude des nouvelles de sa sœur par les infirmières, elle finit par appeler.


Mauvais pressentiment



Renvoyée de service en service, personne n’arrive à lui dire clairement comment va sa sœur. « J’ai senti que quelque chose n’allait pas », explique-t-elle. Après trois quart d’heure passés à attendre, elle finit par raccrocher. Le lendemain matin, jour fatidique, Monique rappelle de nouveau. « J’avais une boule au ventre, j’étais déjà très angoissée, je ne sais pas pourquoi. » Cette fois-ci, elle tombe sur un interlocuteur un peu plus au fait de l’état de sa sœur. C’est ainsi que le 28 avril, Monique s’entend dire au téléphone « Votre sœur est décédée le 20 avril, aux alentours de minuit. Elle a été enterrée il y a quelques jours dans le carré des indigents. » En d’autres termes, la fosse commune. Comment a-t-on pu en arriver là ?


« Erreur administrative regrettable »



La directrice de la maison de retraite, Mme Etienne, s’explique. « Lorsque Marie-Thérèse Hernando est décédée, nous avons tout d’abord tenté de joindre sa sœur, seule personne de la famille inscrite sur son dossier. Nous n’avions qu’un numéro de téléphone fixe à Marignane, qui n’était visiblement plus attribué. Dans la mesure où Mme Hernando était sous protection sociale, nous avons joint sa tutrice, à l’Udaf Var (Union départementale des associations familiales). Comme pour toute procédure normale, c’est elle qui a pris en charge les obsèques. Jusqu’à l’appel de sa sœur le 28 avril, je pensais que tout s’était déroulé normalement. »

Là où le bât blesse, c’est que Monique Hernando recevait régulièrement des appels des infirmières de la maison de retraite sur son numéro de portable. De même, sur les courriers reçus, figuraient ses coordonnées. Alors pourquoi étaient-elles introuvables le jour du drame ? « Je reconnais qu’il y a eu là une erreur extrêmement regrettable de notre part », admet la directrice de l’établissement. « Lorsque Mme Hernando a été amenée à la mi-avril vers le secteur sanitaire, son dossier administratif a été transféré sans numéro téléphonique de liaison. » Une erreur aux conséquences dramatiques.

Mais un autre grain de sable a interféré dans la mécanique. « Pourquoi la tutrice de Mme Hernando ne m’a pas immédiatement prévenu, puisque la maison de retraite n’a visiblement pas réussi à me joindre ? », s’interroge aujourd’hui Monique. Actuellement en congés, nous n’avons pas réussi à la joindre dans les délais impartis. Cependant, elle aurait expliqué la semaine dernière à Monique, qui a cherché à l’appeler, « qu’elle avait 3.000 cas à gérer et qu’elle ne pouvait pas s’occuper de tout… » Même pour prévenir une famille d’un décès ? Etrange.


Enquête judiciaire



Depuis, Monique a porté plainte. Une enquête judiciaire ainsi qu’une enquête administrative de la Dass sont en cours, pour faire toute la lumière sur cette histoire. Et alors qu’hier paraissait son histoire dans le quotidien La Provence, Monique a reçu un coup de fil. Le premier en quinze jours de la directrice de l’établissement. Elle a ainsi appris avec soulagement que la maison de retraite allait prendre en charge de A à Z le transfert de la dépouille de Marie-Thérèse, pour l’enterrer auprès de ses filles, dans le cimetière de Martigues. Et qu’un médecin allait l’appeler pour lui expliquer pourquoi sa sœur est décédée. Ce matin, Monique va donc se rendre chez le curé de sa ville, le père Benoît. Sa sœur aura enfin le droit à une cérémonie religieuse. Et une fin digne.


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Dimanche 18 mai 2008
communauté : Media - Actualité générale

Le Nouveau Centre veut passer à l'acte II, ressusciter l'UDF



 

Près d'un an après sa création, le Nouveau Centre se pose en seul héritier de l'UDF face au MoDem de François Bayrou et revendique une autonomie critique envers l'UMP.

Créé à la suite de l'élection présidentielle par les UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, le "NC", qui pourrait changer de nom dans les prochains mois, a tenu à Nîmes (Gard) son congrès fondateur en présence de quelque 1.500 personnes.

Le ministre de la Défense Hervé Morin a été confirmé au poste de président par 87% des voix, contre 13% à Mireille Benedetti, adjointe au maire de La Ciotat.

Le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) Jean-Christophe Lagarde, figure montante du parti, est nommé président exécutif et Yvan Lachaud, député du Gard, secrétaire général.

Le mouvement, qui compte 7.000 adhérents et 2.000 élus locaux, s'est doté de quatre présidents délégués : André Santini, Christian Blanc, Valérie Létard, François Sauvadet.

"Nous sommes aujourd'hui la seule famille centriste organisée. Nous sommes forts!", a lancé Hervé Morin lors de son discours de clôture, sans citer François Bayrou, dont la "destinée solitaire" a été de nouveau flétrie par certains intervenants.

"C'est aujourd'hui au centre que se joue la vie politique française. C'est à nous qu'il revient de modérer les emportements idéologiques, à droite comme à gauche", a-t-il souligné, appelant les militants à "renverser et soulever des montagnes".

"ALLIÉS, ÇA NE VEUT PAS DIRE COUCHÉS"

Jean-Christophe Lagarde s'est fait plus incisif, affirmant la volonté du parti, qui compte 22 députés, de gommer son image de "godillot" au sein de la majorité.

"Alliés, ça ne veut pas dire couchés", a lancé le député.

"Nous n'avons pas à rester un allié mineur. Notre famille politique a vocation à avoir de l'ambition, notre famille politique n'a pas vocation à rester toujours second", a-t-il insisté.

"Nous disons à l'UMP que nous sommes des alliés ambitieux (...) avec la force d'envoyer un des nôtres à la présidence, à l'Elysée", a-t-il dit sous les applaudissements.

Pour preuve, les responsables du Nouveau Centre se sont prévalus de l'accord de l'Elysée à l'une de leurs revendications pour la réforme des institutions : l'inscription dans la Constitution de l'équilibre des finances publiques. Une concession de taille de Nicolas Sarkozy à ses alliés centristes.

"C'est une révolution", a estimé Hervé Morin.

"Nous sommes le second de la majorité et nous montrons que noua avons la possibilité de peser sur elle", a renchéri Jean-Christophe Lagarde.

Pour François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée, le NC "n'est pas un parti de circonstance". "Il s'inscrit dans une longue histoire du Centre dont nous sommes les héritiers", a-t-il dit à la tribune.

"Pour nous, le Centre, ce n'est pas une nostalgie", a-t-il dit. "Le Centre est de retour!", s'est réjoui André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction publique.


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Dimanche 18 mai 2008
communauté : Libre expression

Sarkozy : "Les Français jugeront"

 

L'insupportable chef d'Etat

A quand le bruit des bottes ?


Nicolas Sarkozy, accusé de provocation par l'opposition pour avoir décidé d'imposer un service minimum à l'école, s'en est remis vendredi au jugement des Français.


Les Français sont pourtant déjà juges. 70 pour cent ne veulent plus de la politique de Sarkozy

"Parler d'inconstitutionnalité, c'est vraiment une curieuse conception, un, du service public, deux, du droit d'accueil des familles", a déclaré le chef de l'Etat à des journalistes en marge d'un déplacement en Seine-et-Marne sur la politique de l'emploi.

"Si les socialistes sont contre, c'est leur droit, je respecte leur opinion, mais les Français jugeront", a-t-il souligné. "Les Français réfléchiront à tout cela, ils verront à qui il faut donner raison." "Si avoir une opinion, une conviction, c'est une provocation, alors mieux vaut arrêter avec la démocratie. Je respecte beaucoup les enseignants", mais "j'ai des convictions aussi", a estimé Nicolas Sarkozy.

 

Le : "vaut mieux arrêter la démocratie" quand on est président de la France représente des propos  effrayants !


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Samedi 17 mai 2008
communauté : Libre expression

Où est passée la jeune Fatima ?




Agée de 20 ans, la jeune fille est introuvable depuis le 7 mai. Une information judiciaire vient d’être ouverte pour enlèvement et séquestration de personne. Marseille se mobilise pour retrouver la jeune fille.
La dernière trace de vie de la jeune fille est un SMS. Envoyé il y a plus d’une semaine, sur le portable de son petit ami, Mehdi. Depuis, plus rien. Ses proches accusent difficilement le coup. « Elle est calme, heureuse avec nous, assure sa mère, Zoukha, dans le quotidien La Provence. Elle s’inquiète encore plus que ses parents pour sa famille. On est sûr qu’elle a été enlevée. Il n’y a que cette solution. » La mère de la jeune fille n’est pas la seule à partager cette vision des faits. Une information judiciaire pour enlèvement et séquestration a été ouverte, tandis qu’avant-hier la police judiciaire de la cité phocéenne a lancé un vaste appel à témoinS (*), relayant le travail acharné de son petit ami, Medhi, qui depuis une semaine placarde les murs de la ville de tracts et d’affichettes. En vain pour le moment.

Scénario étrange


Retour sur les faits. Fin avril, la jeune fille poste sur Internet une petite annonce pour proposer ses services de baby-sitter. Elle ne reçoit aucune proposition, jusqu’au matin du 7 mai, où son téléphone sonne. Au bout du fil, un homme, se prétendant divorcé, lui explique que sa femme cherche quelqu’un pour garder ses deux jeunes enfants. Rendez-vous est pris pour l’après-midi même, devant une école du XIIIe arrondissement, à la sortie du métro Malpassé. La jeune fille arrive, seule. Selon l’appel à témoins une voiture grise de type Volkswagen l’attend. Deux heures plus tard, Mehdi reçoit un SMS de Fatima : « J’ai rencontré une ancienne copine, je serai de retour ce WE. BB. »

Faits troublants



Immédiatement, le jeune homme sent que quelque chose ne va pas, a-t-il expliqué à La Provence. Si tous deux se surnomment affectueusement « BB », la jeune fille, qui vit chez ses parents, n’est pas accoutumée à découcher durant plusieurs jours. Autre bizarrerie, la jeune fille a l’habitude d’écrire ses SMS en abréviations, comme le font beaucoup de jeunes. La famille pense donc que ce n’est pas elle qui a rédigé le message.

Depuis, le portable est coupé. Seule la messagerie vocale répond aux appels incessants et désespérés de ses proches. La jeune fille est partie sans argent ni vêtements. Pis, elle venait de subir quelques jours auparavant une opération au niveau des genoux, qui la handicapait pour marcher.

 


(*) Appel à témoins : « Toute personne ayant croisé Fatima Saiah depuis le 7 mai peut contacter la PJ au 08.05.01.07.07. Mince, elle mesure 1,65 m, a des cheveux châtain foncé. Elle portait un pull rose et un jean bleu le jour de sa disparition. »

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Samedi 17 mai 2008
communauté : Media - Actualité générale

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