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Christian DELAGRANGE
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Le signal des boîtes noires de l'A310 de Yemenia détecté, selon un enquêteur comorien



Le signal des balises des enregistreurs de bord de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia, accidenté dans la nuit de lundi à mardi aux larges des Comores, a été repéré, a annoncé dimanche à l'AFP l'enquêteur principal comorien Ali Abdou Mohamed.

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Dimanche 5 juillet 2009
- Communauté : Media - Actualité générale

Louis-Dreyfus s'est éteint


Robert Louis-Dreyfus, l'actionnaire majoritaire de l'Olympique de Marseille, est décédé samedi à 63 ans des suites d'une leucémie, annonce RMC. L'homme d'affaires suisse avait pris le contrôle du club phocéen en 1997 à la demande de la mairie de Marseille. Pendant 12 ans, il se sera évertué à redorer le blason de l'OM sans être récompensé du moindre titre.

 RLD était un vrai passionné de football et de l'OM. (Maxppp)
La maladie a fini par l'emporter. Atteint depuis de longues années d'une leucémie, Robert Louis-Dreyfus est mort ce samedi à 63 ans des suites de sa maladie. L'Olympique de Marseille perd son actionnaire majoritaire, celui qui depuis 1997, à la demande de la mairie phocéenne, a tout fait pour tenter de redorer le blason du club, écorné par l'affaire VA-OM au milieu des années 1990.

Très vite, ce mécène, qui a réussi dans la téléphonie mobile, injecte sa fortune personnelle dans le club. Plus de 200 millions d'euros en douze ans. Le résultat est maigre. Si l'OM a goûté aux joies de deux finales européennes (Coupe de l'UEFA en 1999 et 2004), mais aussi à deux finales de Coupe de France (2006 et 2007), et a manqué de peu, par deux fois, d'enlever le titre de champion de France (1999 et 2009), aucun trophée n'est venu saluer son dévouement et sa passion pour le club qui lui aura finalement valu nombre de tourments.

Condamné dans l'affaire des comptes de l'OM

Car son amour pour le football restera entaché par l'affaire des comptes de l'OM, laquelle portait sur des transferts douteux entre 1997 et 1999. Condamné en première instance à trois ans d'emprisonnement avec sursis et 375000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Marseille, le milliardaire suisse avait vu cette peine ramenée à dix mois de prison avec sursis et de 200000 euros d'amende.

Des soucis qui se sont ajoutés au nombreux conflits qu'il aura eu à gérer et à arbitrer au niveau de l'organigramme du club, dont le dernier, une guerre ouverte entre Pape Diouf, le président du club, et Vincent Labrune, le président du conseil de surveillance et président d'Eric Soccer (holding qui chapote la SASP Olympique de Marseille), l'avait obligé à sortir de sa réserve. RLD avait fini par trancher en faveur du second, mettant fin au mandat de l'ancien journaliste.

Le tout pour installer un autre journaliste à la tête du club, l'ancien directeur de l'information de TF1, Jean-Claude Dassier. Avec la disparition de Robert Louis-Dreyfus, ce dernier est provisoirement sous la responsabilité de Labrune. Mais la vente du club, évoquée à plusieurs reprises par Dreyfus, pourrait être réactivée.




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Dimanche 5 juillet 2009
- Communauté : Media - Actualité générale
Trafic "très perturbé" après l'agression d'un conducteur




Le trafic du RER B était "très perturbé" samedi en début de matinée à Paris en raison d'un mouvement social déclenché après l'agression d'un conducteur, a-t-on appris auprès de la Ratp.
 

"Le trafic du RER B est très perturbé du fait d'un mouvement de cessation de travail des collègues d'un conducteur qui a été l'objet d'une agression à 6H25", a-t-on expliqué sans précisions concernant le degré de gravité de celle-ci ni les circonstances dans lesquelles elle a été perpétrée.

La RATP a précisé en outre que l'interconnexion, gare du nord, entre SNCF et RATP était suspendue.

Le RER B dessert notamment l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ce samedi est une journée de grands départs en ce premier week-end de juillet qui donne le coup d'envoi des vacances estivales.


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Samedi 4 juillet 2009
- Communauté : Media - Actualité générale
Un train déraille près de Limoges: 13 blessés dont 2 très graves





Treize personnes ont été blessées, dont deux très grièvement, dans le déraillement d'un train Corail Paris-Cahors transportant 450 passagers et ayant heurté vendredi soir une remorque chargée de foin tombée accidentellement sur les voies à une quinzaine de kilomètres au sud de Limoges.
 

Selon le bilan définitif de la préfecture de la Haute-Vienne, treize personnes ont été blessées, dont deux très gravement qui ont dû être évacuées vers le CHU de Limoges. Trois des personnes blessées l'ont été gravement et ont dû être également hospitalisées tandis que huit autres, plus légèrement atteintes, ont pu être prises en charge sur les lieux de l'accident.

"Le pronostic vital est engagé" pour l'un des deux passagers très gravement blessés, a précisé la préfecture.

La locomotive et deux voitures ont déraillé après que ce train, qui assurait la liaison entre Paris et Cahors, a heurté une remorque chargée de balles de foin accidentellement tombée sur la voie au niveau de la commune de Boisseuil, à une quinzaine de kilomètres au sud de Limoges.

"J'étais dans la deuxième voiture. Seule la première a été littéralement éventrée par l'essieu de la remorque agricole", a raconté l'une des passagères, Jennifer Guibert, 24 ans.

"On a tous été secoués mais les gens sont sortis dans le calme", a-t-elle ajouté.

Un autre témoin, interrogé par Radio France Limousin, a parlé d'un "char à foin qui après avoir dévalé une colline proche des voies", a percuté la rame.

Selon un photographe de l'AFP sur place, les voitures ayant déraillé ne se sont pas couchées sous le choc, qui a eu lieu dans un endroit encaissé.

Une enquête judiciaire a immédiatement été ouverte et l'agriculteur propriétaire de la remorque a été entendu par les gendarmes, ont indiqué ces derniers.

D'après les premiers éléments de l'enquête, sa remorque "a dévalé la pente s'est retouvée sur la voie". "L'agriculteur nous a prévenus (...) mais on n'a pas eu le temps de prévenir le train qui a alors heurté la remorque et l'a traînée sur quelques centaines de mètres", a expliqué le colonel Eric Langlois, de la gendarmerie de la Haute-Vienne.

"La remorque a occasionné le déraillement de la locomotive et de deux wagons dont le premier a été en partie éventré", a-t-il ajouté.

Le train Corail, qui assurait la liaison entre Paris et Cahors, sur la ligne Paris-Toulouse, avec environ 450 passagers à son bord, avait quitté la gare de Limoges à 20H30 et le choc s'est produit vers 20H45, selon la SNCF. Le train avait pris le départ de la gare d'Austerlitz à Paris à 17H32 et était attendu à Cahors à 22H39.

La SNCF a mobilisé plusieurs autocars pour permettre d'acheminer les passagers vers Brive et Cahors.

La circulation de tous les trains au départ de Paris-Austerlitz sera assurée, le cas échéant avec quelques délais d'acheminement, a précisé samedi matin dans un communiqué la SNCF, qui "ne demande plus à ses voyageurs de différer leur voyage".

Dans la nuit, environ 150 techniciens de la SNCF étaient mobilisés pour commencer à réparer les dégâts occasionnés par l'accident sur les caténaires et préparer la remise du train sur les voies, a indiqué la SNCF. La circulation devait être encore perturbée samedi, pour le premier week-end des congés scolaires d'été.

Le maire de Limoges, la préfète de la Haute-Vienne et le procureur de la République de Limoges se sont rendus sur place.


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Samedi 4 juillet 2009
- Communauté : Media - Actualité générale
Le chanteur de raï Cheb Mami condamnée à 5 ans prison de ferme



La star franco-algérienne du raï Cheb Mami, 42 ans, a été condamnée à 5 ans de prison ferme vendredi par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne.
 

Ecroué depuis lundi à la prison de la Santé à Paris après deux ans de fuite en Algérie, Cheb Mami, Mohamed Khelifati à l'état-civil, reste également en prison, les juges ayant décidé son maintien en détention.

La peine est moins sévère que les sept ans requis la veille par la procureure et en dessous de la peine maximale - dix ans- encourue.

Chemisette blanche, le chanteur est resté le visage fermé après l'énoncé du jugement. Il a ensuite été emmené sous escorte policière.

Son ex-manager Michel Lecorre (Maurice Lévy), qualifié d'"organisateur et instigateur" des actes de violences par le tribunal, a écopé de 4 ans de prison. Alors qu'il était jusqu'ici sous contrôle judiciaire, les juges ont lancé un mandat de détention contre lui.

La veille, Cheb Mami, avait demandé pardon à la victime. "Je regrette tout ce qui s'est passé. Je lui demande pardon, je regrette", avait-il lancé après les plaidoiries de ses conseils.


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Vendredi 3 juillet 2009
- Communauté : Media - Actualité générale
Trafic dense attendu pour le premier week-end de départs en vacances





La circulation sur les routes dans le sens des départs en vacances sera dense lors du premier week-end de juillet, prévoit Bison futé qui a classé orange au niveau national les journées de vendredi (rouge en Ile-de-France) et samedi (rouge dans la vallée du Rhône).
 

Avec le début des congés scolaires, de nombreux déplacements de longue distance s'annoncent sur les grands axes.

La circulation sera dense sur la plupart des grands itinéraires en direction du sud ou de la côte atlantique.

Compte tenu du début des congés scolaires pour les Belges et les Néerlandais des provinces du Nord, les itinéraires menant des frontières du nord vers la Méditerranée seront le plus fréquentés au cours de ce premier week-end, notamment samedi. Globalement, dans toutes les grandes villes, le créneau le plus sensible sera celui de 16h00 à 20h00.

Les principales difficultés de circulation sont ainsi attendues, vendredi 3 juillet aux sorties ou sur les axes de contournement des grandes métropoles, samedi 4 juillet tout le long du corridor nord-sud menant des frontières du nord vers la Méditerranée.

Dans le sens des départs, le vendredi 3 juillet est classé orange au niveau national et rouge en Ile-de-France. Le samedi 4 juillet est classé orange au niveau national et rouge dans l'East et dans la vallée du Rhône.

En revanche la journée du dimanche 5 juillet est classée vert au niveau national de même que, dans le sens des retours, les trois journée du week-end.

On peut retrouver les prévisions de circulation, l'état du trafic en temps réel et les conseils de conduite sur : www.bison-fute.gouv.fr et sur le serveur vocal des Centres d'Information Routière au 01 48 12 44 44.



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Vendredi 3 juillet 2009
- Communauté : Media - Actualité générale
Sept ans de prison requis contre la star du raï Cheb Mami.




Sept ans de prison ont été requis jeudi par le procureur du tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) contre la star franco-algérienne du raï Cheb Mami, 42 ans, accusé de tentative d'avortement forcé de son ex-compagne.
 

Son maintien en détention a également été demandé.

Le procureur Ophélie Champeaux a par ailleurs requis six ans de prison et un mandat de dépôt contre Michel Lecorre (Maurice Lévy, l'ex-manager de Cheb Mami).

Au cours de son réquisitoire, Mme Champeaux a qualifié le chanteur et son ex-impresario de "co-organisateurs" de "violences d'un autre âge".

Ecroué à la prison de la Santé à Paris depuis lundi après deux années de fuite en Algérie, Cheb Mami, Mohamed Khelifati à l'état-civil, encourt dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.

Il lui est notamment reproché des "violences" avec des circonstances aggravantes en 2005 à l'encontre d'une photographe de presse de 43 ans avec laquelle il entretenait une liaison.

Durant l'audience de jeudi, Cheb Mami a reconnu sa responsabilité, avouant en sanglots "sa faute grave", mais avait dit avoir été "piégé".


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Vendredi 3 juillet 2009
- Communauté : Media - Actualité générale
Vaste offensive américaine contre les talibans dans le sud





L'armée américaine a lancé jeudi une offensive majeure contre les talibans dans le Helmand, un de leurs bastions du sud de l'Afghanistan, dans le cadre de la nouvelle stratégie du président Barack Obama pour endiguer une insurrection qui s'intensifie.

Peu avant l'aube, des dizaines d'avions et hélicoptères venus de différentes bases des forces internationales dans le pays ont déversé près de 4.000 Marines américains dans la vallée de la rivière Helmand, au coeur de la province du même nom, ont annoncé les forces américaines en Afghanistan à quelques journalistes invités dans une de leurs bases du sud.

Ces commandants ont affirmé que cette opération baptisée Khanjar (Coup de poignard en dari ou pachtoune) est la plus vaste offensive aéroportée du corps des Marines depuis la guerre du Vietnam.

A leurs côtés, quelque 650 policiers et soldats afghans ont été déployés pour cette première phase de l'opération Khanjar, dont l'objectif principal est de sécuriser la province de Helmand avant l'élection présidentielle du 20 août et de restaurer la confiance des habitants à l'égard du gouvernement afghan, selon les militaires américains.

Il s'agit de la plus vaste opération militaire depuis l'annonce par le président Obama dès son élection de l'envoi de 21.000 renforts américains, notamment dans le sud, pour tenter de venir à bout d'une insurrection des combattants islamistes qui gagne du terrain depuis plus de deux ans.

Une flotte d'hélicoptères a ainsi déposé à l'aube, quelque part dans le Helmand, quelques 300 Marines issus d'un camp appelé Dwyer, a rapporté un journaliste de l'AFP qui les accompagnait.

Leur mission est de sécuriser une route stratégique, ainsi qu'un pont, et rencontrer les villageois, explique le capitaine Junwei Sun, 39 ans, qui commande un bataillon de Marines. "Nous nous attendons à ce que l'ennemi nous oppose une résistance", a-t-il simplement commenté en fin de matinée.

La première phase de Khanjar est prévue pour durer 36 heures, ont indiqué des officiers et les cibles principales sont les districts de Garmser et Nawa, qui touchent les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, d'où les talibans attaquent fréquemment depuis des bases arrières.

Ces districts sont des fiefs des insurgés, où les forces internationales présentes en Afghanistan depuis fin 2001, quand --emmenés par les Etats-Unis-- elles ont chassé les talibans du pouvoir, n'ont jamais réussi à pénétrer durablement. Cette région est également la principale productrice d'opium, dont l'Afghanistan fournit plus de 90% de la production mondiale, et dont les talibans tirent une importante part de leurs fonds.

Dans le seul district de Nawa, les officiers américains estiment que les combattants talibans sont entre 300 et 500.

Passant au milieu de ses hommes avant qu'ils n'embarquent dans leurs hélicoptères en milieu de matinée, le général Larry Nicholson, qui commande sur place le corps des Marines, a assuré que les premières heures de l'opération "se déroulaient en douceur et proprement à Nawa". Seuls deux soldats américains ont été commotionnés dans l'explosion d'une mine, "c'est tout ce que nous avons pour l'instant", a-t-il affirmé lors d'un point de presse à Camp Leatherneck.

"L'opération Khanjar diffère de celles lancées précédemment, par l'ampleur des forces et sa rapidité", a encore commenté le général Nicholson. Des drones seront utilisés pour suivre le déroulement de l'opération.

Par ailleurs, un chef taliban a revendiqué jeudi la capture d'un soldat américain qui, selon l'armée américaine, est porté disparu depuis trois jours en Afghanistan.

"L'un de nos commandants, Mawlawi Sangin, a capturé un soldat de la coalition ainsi que trois gardes afghans dans le district de Yousuf Khail de la province de Paktika (est)", a affirmé à l'AFP le commandant taliban qui s'est présenté sous le nom de Bahram.

Auparavant, l'armée américaine avait annoncé qu'un soldat américain, porté disparu depuis trois jours, avait probablement été capturé par les combattants islamistes en Afghanistani.

"Nous pensons qu'un soldat soldat américain, porté disparu auprès de son unité depuis le 30 juin, a été capturé par les combattants" islamistes, a déclaré à l'AFP le capitaine Elizabeth Mathias, une porte-parole des troupes américaines en Afghanistan.

"Nous déployons tous les moyens disponibles pour le retrouver et assurer son retour sain et sauf", a-t-elle dit.

Graphique interactif sur l'offensive lancée jeudi 2 juillet par l'armée américaine contre les talibans dans le Helmand, un de leurs principaux bastions du sud de l'Afghanistan.


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Vendredi 3 juillet 2009
- Communauté : Media - Actualité générale
La dislocation en vol exclue mais l'accident reste inexpliqué




Les enquêteurs français ont exclu jeudi l'hypothèse d'une dislocation en vol de l'Airbus A330 d'Air France accidenté le 1er juin, sans pouvoir élucider les causes du crash, le rôle des sondes Pitot, mesurant la vitesse, suscitant toujours des interrogations.

"L'avion n'a pas été détruit en vol", a déclaré Alain Bouillard, responsable de l'enquête du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), lors d'une conférence de presse présentant un premier rapport.

Il a ainsi balayé l'hypothèse qui avait circulé dans de nombreux médias brésiliens et français d'une dislocation ou d'une explosion dans les airs de l'appareil entre Rio et Paris.

Parmi les 640 débris de l'avion récupéré, le BEA n'a repéré aucune trace d'incendie, ni d'explosif. "L'avion paraît avoir heurté la surface de l'eau en ligne de vol avec une forte accélération verticale", a ajouté M. Bouillard.

Cela signifie que l'appareil a touché la surface de l'eau avec "le dessous du fuselage". La forte accélération verticale pourrait être la conséquence de l'impact de l'appareil avec la surface de l'eau.

Le fait que la dérive soit toujours fixée à la structure de l'avion et qu'elle ait été retrouvée au milieu des autres débris confirmerait qu'elle n'a pas cassé en vol. "L'avion est arrivé entier au moment de l'impact", a dit M. Bouillard.

Aucun gilet de sauvetage gonflé n'a été retrouvé. "Ce qui montre que visiblement les passagers n'étaient pas préparés à un amerrissage", a-t-il ajouté.

A propos des "sondes Pitot", le BEA a affirmé que leur dysfonctionnement - comme le laissent supposer les messages de pannes envoyés par l'avion - pouvait constituer un élément d'explication, mais qu'à ce stade rien ne permettait de les considérer comme à l'origine de la catastrophe.

Ces sondes, fabriquées par le français Thales, ont été mises en cause par deux syndicats de pilotes d'Air France peu après l'accident, ce qui a conduit la compagnie à accélérer le remplacement d'un ancien modèle de sondes par un modèle plus récent.

Priés de dire si l'on pouvait continuer de voler en toute confiance sur les Airbus A330 et A340 - un avion un plus gros mais fabriqué sur le même modèle -, les enquêteurs ont déclaré qu'ils voyageaient sur ces appareils.

Le BEA a une nouvelle fois déploré ne pas disposer du résultat des autopsies pratiquées au Brésil sur les corps retrouvés (51 au total) et auxquelles sont associés des gendarmes français.

"On a présenté des demandes pour les obtenir", a-t-il dit, estimant que l'absence des autopsies pouvait les ralentir dans leur travail.

Les enquêteurs ont annoncé prolonger jusqu'au 10 juillet leurs recherches acoustiques des balises des boîtes noires, déterminantes pour expliquer l'accident. Ces enregistreurs de vol se trouvent très probablement entre 3.000 et 3.500 mètres de profondeur au milieu d'un relief accidenté, ce qui ne rend pas la tâche facile.

Du 14 juillet au 15 août, ils pratiqueront des recherches par exploration systématique par sondage, ont-ils précisé. Le navire d'exploration sous-marine "Pourquoi pas" conduira ces recherches à partir des véhicules de plongée et d'un sonar remorqué.

Dans son rapport, le BEA a également relevé une défaillance de communication entre les centres de contrôle aériens brésilien et sénégalais en charge de l'avion, ce qui a retardé, selon eux, le déclenchement des recherches d'une heure ou deux.

Les enquêteurs ont aussi indiqué qu'ils publieraient un second rapport intermédiaire, sans pouvoir donner de date.



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Jeudi 2 juillet 2009
- Communauté : Media - Actualité générale
A son procès, Cheb Mami craque et reconnaît "sa faute" mais se dit "piégé"





La star franco-algérienne du raï Cheb Mami, 42 ans, accusé de tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne, a reconnu sa responsabilité, avouant dans des sanglots "sa faute grave", mais dit avoir été "piégé", jeudi lors de son procès devant le tribunal correctionnel de Bobigny.
 

Cheb Mami, chemisette blanche, a fait son entrée le visage fermé, jeudi matin dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Bobigny, en banlieue parisienne. Le chanteur a conversé avec ses conseils, lançant des regards aux nombreux journalistes assis au fond de la salle.

Ecroué à la prison de la Santé à Paris depuis lundi après deux années de fuite en Algérie, Cheb Mami, Mohamed Khelifati à l'état civil, encourt dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.

Il lui est notamment reproché des "violences" avec des circonstances aggravantes en 2005 sur une photographe de presse de 43 ans, avec laquelle il entretenait une liaison.

En août 2005, Camille -le prénom a été changé à la demande de la victime - affirme avoir été amenée de force dans une villa à Alger après qu'elle eut annoncé sa grossesse au chanteur. Elle dit y avoir été droguée et séquestrée, affirmant que deux femmes et un homme ont tenté de lui faire un curetage. Elle a finalement donné naissance à une fillette aujourd'hui âgée de trois ans.

"J'ai été insultée +sale chienne salope, t'as fauté+. Ils m'ont balancée sur le matelas et m'ont arraché le pantalon. Il y avait deux femmes à califourchon. On m'a fait trois piqûres, une (femme) appuyait sur mon ventre et l'autre me mettait la main dans le vagin et grattait", raconte Camille à la barre.

Quand le président du tribunal, Jean-Dominique Launay, relit au chanteur une conversation entre lui et la victime, enregistrée par la police en novembre 2005 et où il reconnaissait avoir assisté à la scène d'avortement forcé, celui-ci craque.

"J'étais dépassé", dit-il en sanglots. "C'est contraire à mes principes, à ma religion. Je n'arrive pas à l'expliquer. J'ai fait une faute, c'est grave, le cauchemar. Je n'étais pas dans la villa mais je savais ce qui se passait", déclare Mami.

- Pourquoi le reconnaissez-vous aujourd'hui après l'avoir nié ? lui demande M. Launay.

- C'était un secret, c'était mon secret jusqu'à maintenant", dit-il, en pleurant toujours.

Malgré un flot d'incohérences et de contradictions, Cheb Mami va s'en tenir à sa ligne de défense. "J'ai été piégé", répète-t-il

"Le fait que vous soyez au courant montre que vous êtes partie prenante dans cette affaire", lui rétorque M. Launay.

"C'était l'idée de Michel" Lecorre (Maurice Lévy, son ex-manager et co-accusé), se défend Cheb Mami. "J'ai accepté dans la panique. S'il n'avait pas proposé cette possibilité je n'aurais jamais pensé à ça. Mais je n'ai rien fait pour l'arrêter", poursuit-il.

"C'était la honte pour moi d'avoir un fils ou une fille illégitime, un enfant ça se fait à deux. Je ne voulais pas de cet enfant", tente d'expliquer le chanteur.

Dans la matinée, le tribunal avait procédé à l'examen de la personnalité de celui qui fut le premier et seul chanteur de raï à remplir Bercy. D'après le rapport d'expertise, Cheb Mami "ne présente aucun trouble de personnalité".

Incarcéré pendant trois mois à Paris, le chanteur avait été libéré après le versement d'une caution de 200.000 euros, avant de s'enfuir ensuite en Algérie en mai 2007.

Les réquisitions sont prévues en fin de journée. Le jugement peut être rendu immédiatement ou mis en délibéré.


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Jeudi 2 juillet 2009
- Communauté : Media - Actualité générale

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