Les raffineries des autres pétroliers ont aussi cessé la grève.
Les sites Total de Gonfreville (Seine-Maritime) et Dunkerque (Nord) ont voté la reprise vendredi, emboîtant le pas à leurs collègues de La Mède (Bouches-du-Rhône) qui l'avaient décidée dès mercredi.
Des votes sont attendus cet après-midi dans les raffineries de Donges (Loire-Atlantique), Feyzin (Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne).
"On pressent qu'on se dirige vers une reprise, c'est un fait", a convenu le coordinateur CGT chez Total, Charles Foulard, après plus de deux semaines de grève ayant fortement perturbé la distribution de carburants.
"Nous ne sommes pas passés loin de l'objectif, il a manqué quelques catégories professionnelles en plus dans la grève", a jugé M. Foulard.
Ce conflit entamé il y a 33 jours va au-delà des retraites et concerne la réforme portuaire en cours. Il affecte 40% du raffinage français puisque les 4 sites autour de l'Etang de Berre (Total, Esso, Lyondellbasell et Ineos) et ceux de Feyzin (Total), dans le Rhône, et de Reichstett (Petroplus), près de Strasbourg, en dépendent.
La fin de la grève décidée vendredi sur les terminaux pétroliers du Havre va toutefois permettre de relancer l'approvisionnement en brut des raffineries de Normandie (Gonfreville, Petit-Couronne) et de Grandpuits (Seine-et-Marne).
L'Union française des industries pétrolières a avancé vendredi un coût de la grève pour le secteur à "des centaines de millions d'euros".
Si les arrêts de travail semblaient toucher à leur fin, dans les raffineries, mais aussi à la SNCF ou dans la collecte des déchets, des actions surprise sur les routes continuaient dans la lancée des derniers jours.
Vendredi, une plate-forme logistique située dans une zone industrielle près d'Aix-en-Provence a été bloquée à l'aube. "La réforme n'a toujours pas été promulguée, donc on se bat encore", a déclaré Yann Manneval, un responsable CGT.
Sur une note plus festive, à Toulouse, une cinquantaine de personnes étaient rassemblées devant le Medef pour un pique-nique revendicatif.
Après une journée d'action ayant réuni dans la rue entre 560.000 manifestants (ministère) et presque deux millions (CGT), contre 1,1 à 3,5 millions le 19 octobre, les syndicats prenaient en compte ce reflux tout en estimant avoir "gagné la bataille des idées".
"Le gouvernement a perdu la bataille de l'opinion qui soutient ce mouvement", a affirmé vendredi François Chérèque, le leader de la CFDT, pour qui "ce passage en force laissera des traces".
Jean-Claude Mailly, son homologue de FO, a aussi évoqué des "traces profondes" et un "esprit de résistance" qui va se retrouver "dans les entreprises, les administrations".
Pour Charles Foulard, il y a eu "une démonstration de force et d'unité" et "les retraites, on a pas fini d'en parler".

Un
Boeing 747 d'Air France, assurant la liaison Rio de Janeiro-Paris, a été la cible d'une fausse alerte à la bombe dans la nuit de samedi à dimanche, obligeant l'appareil à faire une escale forcée
à Recife (nord-est du Brésil), a annoncé la compagnie dans un communiqué.




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