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un député UMP veut museler la presse ![]()
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Jacques Briat souhaite l'inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale d'une proposition de loi visant à obliger les médias à citer leurs sources.
A lors que plusieurs journaux (notamment Le Monde) disent craindre d'être perquisitionnés dans le cadre de l'affaire Clearstream, Jacques Briat, député UMP du Tarn-et-Garonne, a demandé lundi 15 mai l'inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale d'une proposition de loi déposée en novembre 2003 et qui vise à obliger les médias à citer leurs sources pour un article faisant état d'une enquête ou d'une instruction judiciaire.
"L'actualité judiciaire nécessite un débat parlementaire en ce sens au plus tôt", a souligné dans un communiqué le député, faisant allusion aux nombreuses "fuites" d'éléments du dossier Clearstream dans la presse au cours des trois dernières semaines.
Jacques Briat a demandé au président du groupe UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, d'inscrire à l'ordre du jour sa proposition de loi, qui, dit-il, "tend à concilier la liberté de la presse avec le secret de l'instruction".
L'affaire Baudis
Le texte est cosigné par 46 députés et porte sur "le renforcement du respect de la présomption d'innocence en matière de communication judiciaire".
Il a été déposé en novembre 2003, au moment où le président du CSA Dominique Baudis avait fait l'objet d'accusations pour lesquelles un non lieu a été prononcé.
"Il est indispensable que la présentation publique d'une enquête ou d'une instruction judiciaire ne s'appuie pas sur des sources judiciairement confidentielles pour protéger la notion même de présomption d'innocence", a fait valoir le député UMP, dans l'exposé des motifs.
Inquiétudes au Monde
Dans son édition datée du dimanche 14 mai, Le Monde indiquait se sentir "particulièrement visé" par la décision du ministre de la Justice de demander l'ouverture d'une information judiciaire pour violation du secret de l'instruction dans l'affaire Clearstream et s'attendre à être perquisitionné. Dans son éditorial, Jean-Marie Colombani, le patron du Monde, indiquait : "Ne soyez donc pas surpris, dans les jours qui viennent, si nous devons subir des perquisitions ou d'autres faits de justice manifestement déclenchés, à la demande de ce pouvoir, pour nous intimider".
Il reprochait à Dominique de Villepin de s'être mis de fausses idées en tête : "nous avons en effet de solides raisons de penser, que dans l'esprit du Premier ministre, Le Monde et les deux magistrats chargés de l'enquête se seraient ligués pour le détruire et qu'il faudrait donc les freiner, voire les contraindre".
Le patron du Monde continuait en affirmant que "dans une affaire d'Etat comme l'est devenue Clearstream, invoquer le secret de l'instruction revient à réserver l'accès aux informations aux seules personnalités du pouvoir concernées et à en priver les citoyens (…) en outre, la réforme du code pénal était censée ne pas astreindre les journalistes au respect de ce secret".
Des élus braqués pour des places de football ![]()
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Douze élus de Saint-Denis ont été menacés pour des places pour la finale de la Ligue des champions.
La finale de football de la Ligue des champions, qui se joue mercredi 17 mai au Stade de France à Saint-Denis, fait déjà parler d'elle, mais dans la rubrique fait divers. Deux hommes cagoulés et armés ont menacé lundi soir douze élus de la ville, sans faire de blessés.
Selon l'entourage du maire de Saint-Denis, qui n'a pas souhaité s'exprimer, les deux individus ont interrompu vers 21h45 une réunion de travail d'élus socialistes, au quatrième étage de la mairie.
Ils ont menacé physiquement certains élus, très choqués, en plaquant leurs armes de poing sur la tempe de plusieurs personnes, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis.
"Ils ont dit: on veut voir le maire, on veut les places", rapporte Gilles Smadja, directeur de cabinet du maire, relatant les récits des victimes. Le maire, Didier Paillard, qui ne participait pas à cette réunion était présent en mairie.
Les agresseurs ont ensuite demandé aux élus de se regrouper sous une table et leur ont ordonné de ne pas bouger avant de fuir.
Les élus ont alors appelé la police, qui n'a pu rattrapper les braqueurs.
Entre 1000 et 2000 euros au marché noir
Pour tous les témoins, il ne fait aucun doute que leurs agresseurs recherchaient des places pour la finale de football de la Ligue des champions.
Le maire de Saint-Denis se voit généralement confier pour l'occasion le soin de distribuer des places, qui s'échangeraient actuellement entre 1000 et 2000 euros au marché noir.
"Aussi grotesque que cela puisse paraître, il semble que ces gens sont venus avec l'intention de récupérer des places pour la Champions League", confirmait la préfecture.
Très choqués, les élus étaient dans la soirée entourés d'un médecin psychologue. Le préfet de Seine-Saint-Denis et le responsable de la sécurité publique, Jacques Méric, se sont déplacés sur les lieux.
Dominique de Villepin affrontera, mardi à l'Assemblée nationale, sur fond d'affaire Clearstream, une motion de censure socialiste que le président de l'UDF François Bayrou a décidé de voter, le Premier ministre étant déjà affaibli par la crise du CPE et au plus bas dans les sondages.
"Notre pays traverse l'une des plus graves crises politiques de la Ve République", déclarent les députés socialistes dans le texte de la motion.
"Le divorce entre le pouvoir et les Français est consommé avec l'implication de l'exécutif dans la ténébreuse affaire Clearstream", ajoutent-ils.
"Comment une telle équipe peut-elle continuer à travailler pour le pays dans ce climat délétère, alors que les causes de ce délabrement se situent en son sein même ?" questionnent-ils.
Le complexe dossier Clearstream - une affaire de dénonciation calomnieuse où des politiques, dont Nicolas Sarkozy, ont été faussement accusés de détenir des comptes occultes à l'étranger, via cette société financière - est devenu affaire d'Etat avec la publication d'informations impliquant le Premier ministre et le chef de l'Etat.
Fortement ébranlé, M. de Villepin a décidé de ne plus répondre aux révélations, semblant faire fi du "tumulte" pour tenter de reprendre le fil de l'action gouvernementale, notamment sur des dossiers consensuels, et appelant la presse au "plus grand professionnalisme". Mais la rivalité qui l'oppose à son ministre de l'Intérieur à l'approche de l'échéance présidentielle risque de provoquer de nouveaux rebondissements.
"J'ai décidé de voter la motion de censure", a annoncé dimanche soir sur TF1 François Bayrou, dans une démarche qui illustre la profondeur de la crise politique et qui lui permet un positionnement fort pour l'élection présidentielle de 2007. Il a expliqué qu'il s'agissait pour lui d'un "acte d'opposant au déclin de la France".
"La question qui se pose, a déclaré M. Bayrou, est celle-ci: Est-ce que ça peut durer encore un an comme ça ? Ce qui ne peut pas durer, c'est, au sein du gouvernement, ce noeud de haine que l'on voit entre les principaux responsables de l'Etat et la mise au service de cette haine de ce que l'Etat a de plus sensible, les services secrets".
M. Bayrou "souhaite" que le groupe UDF vote la motion de censure, "même si un grand nombre hésite à sauter ce pas". Mais, selon lui, il n'existe "aucun risque de division" du groupe UDF sur cette question.
Même si l'ensemble des députés UDF la vote, la censure n'a aucune chance de passer, l'UMP détenant la majorité absolue avec 354 élus et 10 apparentés sur un total de 577 députés. Le PS en a 142 et 8 apparentés, l'UDF 27 et 3 apparentés, le PCF a 22 membres. Et 11 députés sont non inscrits.
Ebranlés par les différentes crises (banlieues, CPE) et l'affaire Clearstream, démoralisés par la lutte fratricide Villepin-Sarkozy dont ils redoutent l'impact sur leur électorat, nombre d'élus UMP confient que la seule issue serait une démission du Premier ministre. Mais ils sont cependant loin d'aller jusqu'à voter la censure.
Le groupe UMP va en réalité être contraint d'apporter son soutien à Dominique de Villepin, la procédure pour une telle motion faisant que seuls votent les partisans de la censure.
C'est la troisième motion de censure déposée contre le gouvernement depuis la nomination de M. de Villepin à Matignon le 31 mai 2005. Cosignée par le PRG, elle sera défendue par le premier secrétaire du PS François Hollande et soutenue par les communistes et par les Verts.
la promotion du juge van Ruymbeke ajournée par Clément.
La promotion du juge d'instruction Renaud van Ruymbeke, mis en cause dans l'affaire Clearstream, a été ajournée par le ministre de la Justice Pascal Clément, a annoncé lundi la Chancellerie.
pour l'assassinat du préfet Erignac
Yvan Colonna, meurtrier présumé du préfet Claude Erignac en 1998, a été renvoyé vendredi devant les assises de Paris notamment pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste", a-t-on appris lundi de source proche du dossier.
par une explosion à Kaboul
Un militaire français a été tué par une explosion au cours d'une opération de déminage lundi au nord de Kaboul, selon un communiqué de l'armée française publié dans la capitale afghane.
le PS se prépare à des élections anticipées ![]()
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"Nous serions prêts" affirme François Hollande, pour qui "chaque député doit choisir en conscience" son vote de la motion de censure.
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