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Des milliers de manifestants dans le monde pour la Journée pour le Climat




Des milliers de manifestants se sont réunis de Sydney à Stockholm en passant par Paris, Londres, Berlin ou Madrid, pour mobiliser l'opinion publique mondiale sur le problème du réchauffement climatique cinq semaines avant la conférence de Copenhague.

Le coup d'envoi de cette Journée mondiale pour le Climat a été donné à Sydney où plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés au port et sur la célèbre plage de Bondi.

Ils ont déployé des banderoles avec le nombre "350", allusion à la concentration de CO2 dans l'atmosphère: 350 parties par million (ppm), un chiffre à ne pas dépasser pour éviter un réchauffement climatique ingérable, disent certains scientifiques.

Des protestataires ont formé sur les marches de l'Opéra de Sydney le même nombre 350 avec leurs corps, tandis que les cloches de la cathédrale ont retenti 350 fois.

A Londres plus de 600 personnes se sont rassemblées aux abord de la Tamise pour former le chiffre 5. Une photo aérienne de ce rassemblement sera ajoutée aux autres rassemblements qui ont formé ailleurs dans le monde les chiffres '3" et "O" afin d'écrire le nombre 350, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'organisation "Campaign against Climate change".

A New York, un rassemblement était prévu à Times Square vers 20H00 GMT.

A Paris, les manifestants --quelque deux cents personnes-- ont choisi un autre symbole: ils ont fait sonner leurs téléphones portables et de gros réveils à 12H18 précises, pour faire référence au jour de clôture de la conférence sur le climat prévue à Copenhague du 7 au 18 décembre.

Les manifestants ont voulu ainsi "réveiller" les politiques, le président Nicolas Sarkozy en tête, afin qu'ils se préparent à cette conférence qui sera précédée d'un sommet européen les 29 et 30 octobre. "Nicolas, réveille-toi", pouvait-on lire sur une banderole.

La conférence de Copenhague, considérée comme cruciale, est destinée à établir un nouveau traité international sur le climat pour remplacer le Protocole de Kyoto qui expire en 2012.

Mais le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen a déjà prévenu que les discussions sur le climat n'allaient pas assez vite pour qu'un accord international puisse être conclu à Copenhague.

A Stockholm, une trentaine de manifestants se sont rassemblés dans le centre-ville sous une banderole exigeant "des discussions sur le climat tout de suite".

A Berlin, quelque 350 manifestants, portant des masques à l'effigie de la chancelière allemande Angela Merkel, se sont réunis devant la Porte de Brandebourg, dans le centre de la capitale. "Le temps du +peut-être bien qu'oui, peut-être bien qu'non+ est passé", affirmait une banderole.

Dans la ville serbe de Novi Sad, 350 personnes ont également écrit le chiffre 350 de leurs silhouettes. A Prague, une trentaine de militants écologiques ont distribué 350 ballons noirs avec l'inscription "CO2" sur la place de la vieille ville.

Des militants pour la défense de l'environnement ont manifesté à Istanbul sur un bateau, déployant une banderole sur laquelle on pouvait lire : "Le Soleil, le vent, maintenant". De manière symbolique ils avaient placé leur embarcation sous le principal pont qui enjambe le Bosphore et relie l'Europe à l'Asie. "Emplois, climat, justice", réclamait une autre banderole.

Sur la Puerta del Sol, au centre de Madrid, des membres de la Plateforme contre le changement climatique, composée d'organisations sociales, écologistes et syndicales, ont mis en scène une parodie intitulée les "conséquences catastrophiques du changement climatique sur la planète".



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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 08:57
- Communauté : Libre parole-Libre Information
Hamon (PS): Nicolas Sarkozy a "reculé" sous la pression de l'indignation des Français.



Le porte-parole du PS Benoît Hamon a affirmé jeudi soir que le président Nicolas Sarkozy avait "reculé" sous la pression de "l'indignation" des Français et avait demandé à son fils Jean Sarkozy de "renoncer" à la présidence de l'Epad.
 

"Le président de la République a reculé sous la pression de l'indignation populaire et d'une immense majorité des Français", a déclaré M. Hamon à l'AFP peu après l'annonce par Jean Sarkozy sur France 2 qu'il ne briguerait pas la présidence de l'Epad.

"Le président de la République a demandé à son fils de renoncer à une fonction pour laquelle, manifestement, il n'était pas prêt" et relevait "du favoritisme évident", a ajouté le porte-parole.

"C'est bien qu'il soit revenu sur terre" et "ait reculé sur une décision qui était inacceptable et incompréhensible¨, a insisté M. Hamon.

Selon lui, "les arguments invoqués par l'UMP et par le président lui-même" pour défendre la candidature de Jean Sarkozy étaient en "totale contradiction avec les valeurs invoquées par le président de la République quand il parle de mérite, de travail et d'effort".


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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 08:18
- Communauté : Media - Actualité générale
"Who's Who" : Bernard Thibault, Dominique Blanc, Cyril Lignac font leur entrée.


Prestigieux annuaire biographique des "personnes agissantes" créé en 1953, le "Who's Who 2010", disponible mercredi, compte 1.084 nouvelles personnalités, sur près de 22.000 noms au total, recensant celles et ceux qui comptent en France dans toutes les sphères professionnelles.

Si les femmes toujours plus nombreuses restent minoritaires (16% contre 4% en 1980), la bible rouge recense de plus en plus de vies actives à rallonge, au gré de retraites dynamiques jusqu'à un âge avancé dont Jacqueline de Romilly, 96 ans, qui continue de publier, mais aussi Ginette Moulin, 82 ans, présidente du conseil d'administration des Galeries Lafayette, qui fait son entrée dans le guide cette année.

"La durée d'activité s'allonge et on reste plus longtemps dans le +Who's Who+. On commence aussi à observer plusieurs vies professionnelles totalement différentes, même avant l'âge de la retraite", indique à l'AFP l'éditeur de l'édition française, Antoine Hébrard. 700 biographies ont cependant été supprimées pour décès ou "arrêt de toute activité".

Parmi les impétrants 2010 figurent le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, le professeur Laurent Lantieri, spécialiste de la greffe de main et de visage, la comédienne Dominique Blanc, la chorégraphe Blanca Li, le journaliste de France Inter Nicolas Demorand, la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot et le chef étoilé Thierry Marx, remarqué pour sa cuisine moléculaire.

Le styliste Kris Van Assche (Dior Homme), le paléontologue Michel Brunet, professeur au Collège de France, le musicien et percussionniste Manu Katché, mais aussi Hugo Desnoyer, l'artisan-boucher parisien des grandes tables, Emilie Cozette, étoile à l'Opéra de Paris, le chef Cyril Lignac, Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, Christine Ferber, pâtissière-chocolatière, les chefs étoilés Jacques et Laurent Pourcel, les fondateurs du site de musique en ligne Deezer, Daniel Marhely et Jonathan Benassaya, et Laurent Guimier, directeur de la rédaction d'Europe 1, font aussi leur entrée (âge moyen : 43 ans).

Il est impossible d'acheter sa place dans l'annuaire : choisis par un comité éditorial parmi les femmes et hommes reconnus pour leurs talents et responsabilités, les personnalités pressenties doivent donner leur accord et compléter leur notice biographique.

Sollicitée pour l'édition 2010, Carla Bruni-Sarkozy n'a pas donné suite. "On lui a écrit mais silence radio", regrette Antoine Hébrard.

"Le +Who's Who+ est un outil de documentation connu pour la précision et l'exactitude de ses informations. C'est notre grande force par rapport aux moteurs de recherche sur internet. C'est la valeur ajoutée de l'information payante", souligne le président des éditions Lafitte-Hébrard.

En plus des 11.000 volumes vendus chaque année à 495 euros pièce, 60.000 notices biographiques (6 euros l'unité) sont consultées sur le site internet (www.whoswho.fr).


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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 21:49
- Communauté : Media - Actualité générale
Les administrateurs fonctionnaires pourraient ne pas voter, indique Chatel.



Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a indiqué dimanche que les fonctionnaires administrateurs de l'Epad pourraient ne pas participer à l'élection du président de cet établissement d'aménagement, posté brigué par Jean Sarkozy, cadet du chef de l'Etat. Evènement
 

Sur Europe 1, M. Chatel s'est vu proposer cette solution par le député socialiste Gaëtan Gorce, pour apaiser la vive polémique autour des ambitions du fils du président, assortie d'accusation de népotisme.

"J'observe", a répondu le ministre, "que dans le passé, il est arrivé que les représentants de l'Etat ne prennent pas part au vote de cette élection. Donc, par souci de clarté et de transparence, on peut très bien imaginer que les représentants de l'Etat ne participent pas au vote" du 4 décembre.

"Ca peut s'imaginer, ça s'est produit par le passé", a répété M. Chatel. "On peut imaginer de laisser les représentants élus décider de manière à ce qu'il n'y ait aucune ambiguïté", selon lui

L'élection du successeur de Patrick Devedjian, atteint par la limite d'âge, à la présidence de l'Epad, doit avoir lieu le 4 décembre.

Neuf fonctionnaires représentant quatre ministères (Culture, Economie, Intérieur, Equipement) siègent à ce conseil d'administration, aux côtés de neuf représentants élus (1 Région IdF, 2 Hauts-de-Seine, 4 pour Paris, Nanterre, Puteaux, Courbevoie, 1 STIF, 1 Chambre de commerce).

L'Epad (Etablissement public pour l'Aménagement de la région de La Défense) gère le développement du grand quartier d'affaires à l'ouest de Paris (3 millions de m2, 1.200 sièges sociaux, 150.000 salariés, 854 millions d'euros d'investissements en 2008).

L'annonce que Jean Sarkozy briguait cette présidence a provoqué une tempête politico-médiatique, les critiques mettant en avant son jeune âge - 23 ans, et son inexpérience - il est en deuxième année de droit.

"La chasse à l'homme, ça suffit", a redit dimanche M. Chatel.

Le porte-parole a évoqué les circonstances de l'élection de Jean Sarkozy comme conseiller général des Hauts-de-Seine en 2008: "on dit aujourd'hui, oui, c'était facile les Hauts-de-Seine". Mais, "accessoirement, notre candidat à la mairie de Neuilly venait d'être battu, je le rappelle, Jean Sarkozy n'était pas soutenu par le maire de Neuilly".

Réfutant les accusations de népotisme, Luc Chatel a jugé que Nicolas Sarkozy avait été "le président de la Vème république qui a mis en place le plus de contre-pouvoirs", citant notamment la présidence de la commission des finances de l'Assemblée nationale confiée à un socialiste ou l'exception d'inconstitutionnalité, qui permettra aux citoyens de saisir les juges constitutionnels.



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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 18:59
- Communauté : Media - Actualité générale
Attentat contre les Gardiens de la révolution, Washington accusé.



Trente-cinq personnes, dont plusieurs hauts commandants des Gardiens de la révolution, ont été tuées dimanche dans un attentat suicide dans le sud-est de l'Iran, à la frontière pakistanaise, décapitant le commandement local de l'armée idéologique du régime.
 

Sept commandants des Gardiens de la révolution dont "le général Nour-Ali Shoushtari, l'adjoint du commandant de l'armée de terre des Gardiens de la révolution, le général Rajab-Ali Mohammad-Zadeh, commandant pour le Sistan-Balouchistan, ainsi que le commandant pour la ville d'Iranshahr (sud-est) et celui de l'unité Amir-al Momenin ont été tués" dans cet attentat sans précédent, a précisé l'agence Fars.

Selon un nouveau bilan, 35 personnes ont été tuées, a rapporté cette agence.

Téhéran a dénoncé un acte "terroriste" et accusé les Etats-Unis dans cet attentat, qui selon un responsable du pouvoir judiciaire a été revendiqué par le groupe rebelle sunnite Joundallah.

Les Etats-Unis ont condamné l'attentat, niant toute participation.

"Nous condamnons cet acte de terrorisme et pleurons la perte de vies innocentes", a indiqué dans un communiqué un porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly, niant toute "participation américaine".

 

Les accusations iraniennes contre les Etats-Unis interviennent alors que des experts iraniens, français, russes et américains doivent se retrouver lundi à Vienne pour parler du nucléaire iranien.

Mohammad Marzieh, procureur général de Zahedan, chef-lieu de la province de Sistan-Balouchistan, a déclaré pour sa part qu'"aucun suspect n'a été arrêté (mais) le groupuscule de Abdolmalek Righi (Joundallah, ndlr) a assumé la responsabilité de cette action terroriste".

L'attentat s'est produit à 08H00 (04H30 GMT) dans la ville de Pishin, dans le Sistan-Balouchistan, alors que les commandants des Gardiens de la révolution participaient à une réunion avec les chefs de tribus de la province destinée à renforcer "l'unité entre les chiites et les sunnites", selon Fars.

Des chefs de tribus ont également péri dans l'attentat.

"Un homme portant des explosifs sur lui les a fait exploser lors d'une réunion des chefs de tribus" de la province avec les commandants des Gardiens de la révolution, a précisé l'agence Irna.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a demandé "une action rapide contre les responsables de ce crime terroriste" et promis que "les criminels recevront bientôt une réponse".

"Nous considérons que les derniers actes terroristes résultent de l'action des Etats-Unis et montrent l'animosité américaine à l'égard de notre pays", a accusé le président du Parlement, Ali Larijani.

Le président américain Barack "Obama avait dit qu'il tendait la main à l'Iran mais avec cette action il s'est brûlé la main. Le peuple iranien a raison de ne pas croire aux changements promis par le gouvernement américain, ce qui est contre leurs intérêts", a-t-il estimé.

"Très certainement, les Gardiens de la révolution vont agir avec une force encore plus grande pour instaurer la sécurité dans la région", a-t-il prévenu.

Les Gardiens de la révolution ont eux accusé "l'oppression mondiale (Etats-Unis et Grande-Bretagne, ndlr) d'avoir provoqué les éléments à sa solde" pour commettre cet attentat.

La population iranienne, forte de 71 millions d'habitants, est composée à plus de 90% de chiites, mais la province du Sistan-Balouchistan, située à la frontière avec le Pakistan et l'Afghanistan, abrite une forte minorité sunnite.

Elle est considérée comme la province la moins sûre d'Iran en raison de la présence de rebelles mais aussi de trafiquants de drogue.

Le groupe rebelle sunnite Joundallah (soldats de Dieu) est généralement accusé par les autorités iraniennes de mener de telles actions armées.

Ce groupe a notamment revendiqué l'attentat suicide du 28 mai qui a fait 25 morts dans une mosquée chiite de Zahedan.



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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 18:56
- Communauté : Media - Actualité générale
Les agriculteurs en colère descendent en nombre dans la rue.


Opérations escargot en province, Champs-Elysées bloqués: les agriculteurs ont répondu présent vendredi à l'appel de leur syndicat majoritaire, la FNSEA, qui a organisé une journée d'actions pour protester contre la baisse de leurs revenus et ressouder ses troupes.
 

La Fédération nationale des exploitants agricoles (FNSEA) a affirmé que 52.000 agriculteurs s'étaient mobilisés, largement au delà des 40.000 prévus.

Pour son président Jean-Michel Lemétayer, cette mobilisation est le symbole de la "détresse" des agriculteurs. Il demande un "plan d'urgence" de 400 millions d'euros pour 2009.

A Paris, une cinquantaine de céréaliers, venus dès l'aube à l'appel des Jeunes Agriculteurs (JA, proches de la FNSEA), ont installé des barrières et des bottes de paille sur les Champs-Elysées. Ils ont aussi mis le feu à des pneus, interdisant la circulation sur plusieurs avenues du quartier.

"Le monde agricole est en train de crever", a dit Damien Greffin, président des JA d'Ile-de-France. A l'instar d'autres paysans, il a demandé une hausse des prix des produits agricoles pour couvrir les coûts de revient.

Certains des céréaliers n'ont pas ménagé leurs critiques à l'égard du président de la FNSEA. "Lemétayer, la PAC (politique agricole commune, ndlr) fout le camp, les adhérents aussi", pouvait-on lire sur une pancarte.

Juchés sur leurs tracteurs, les manifestants ont organisé de nombreuses opérations escargot dans l'Hexagone, perturbant la circulation.

Lille, Avignon, Toulouse, Orléans, Rennes, Nantes, Metz, Colmar: des milliers d'agriculteurs ont défilé dans plusieurs grandes villes, dressant des murs de balles de foin pour dénoncer l'"incompréhension" dont ils se disent victimes. "Mort de l'agriculture", "futurs chômeurs et jeunes agriculteurs en colère" ou encore "Sarko cereal killer" proclamaient leurs banderoles.

Avec ces manifestations, la FNSEA a voulu attirer l'attention sur la crise que traverse l'agriculture, toutes productions confondues.

En 2008, les revenus de la profession ont baissé de 20% et les pronostics ne sont pas meilleurs pour 2009. Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, l'a reconnu lui-même: le secteur traverse sa plus grave crise de ces trente dernières années.

Il a dit d'ailleurs ne "pas (être) surpris" de l'ampleur de la mobilisation qui "traduit le désarroi et l'inquiétude de tous les agriculteurs de France" et jugé qu'il fallait y répondre.

Le président Nicolas Sarkozy a promis vendredi, dans Le Figaro, "des initiatives fortes" avant la fin du mois.

Lait, légumes et fruits, viticulture, viande ou céréales: en août, les prix agricoles ont baissé de 2,5% par rapport à juillet et de 15% sur un an, selon l'Insee.

Pour la FNSEA, cette journée tombait aussi à point nommé pour remobiliser ses troupes.

M. Lemétayer s'est toutefois défendu d'avoir voulu en faire une "séance de rattrapage" pour son syndicat, en proie à des dissensions après s'être récemment opposé à une grève dans le secteur laitier.

Ce refus avait ébranlé une partie de sa base, étranglée par la baisse des prix du lait, qui l'avait accusé de "trahison" et l'avait chahuté à plusieurs reprises lors de salons agricoles.

"Cette mobilisation montre que les manifestations dans la rue restent encore un type d'actions privilégiées pour les paysans en colère", estime François Purseigle, sociologue. Elle montre que "le mythe de l'unité du monde agricole fonctionne encore". Mais "qu'en sera-t-il quand il faudra se partager le gâteau des aides d'urgence?" du gouvernement et de l'Union europeéenne, s'interroge-t-il.



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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 18:16
- Communauté : Media - Actualité générale
Le bouclier fiscal s'invite dans un débat déjà chargé.



Le bouclier fiscal, mesure budgétaire emblématique du quinquennat Sarkozy, symbole "d'injustice fiscale" pour la gauche, a refait surface mercredi au début de l'examen en commission à l'Assemblée nationale du budget 2010 et de la réforme de la taxe professionnelle.
 

Promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, le bouclier fiscal plafonne l'impôt d'un contribuable à 50% de ses revenus.

La commission des Lois de l'Assemblée nationale a suggéré dans un rapport d'ouvrir une brèche dans ce fameux bouclier.

D'ordinaire prudent, son président Jean-Luc Warsmann (UMP) a demandé que la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) soit sortie du dispositif. En clair que les bénéficiaires du bouclier puissent payer jusqu'à 50% d'impôt sans compter la CRDS.

Jusqu'à présent, les élus UMP défendent bec et ongles le bouclier face aux assauts réguliers de la gauche, qui en fait le symbole de "l'injustice fiscale".

Au nom du gouvernement, son porte-parole Luc Chatel a immédiatement répondu que la modification du bouclier fiscal n'était "pas d'actualité".

Le député UMP libéral Hervé Mariton parle aussi d'une "mauvaise idée".

"Nous sommes heureux que Warsmann emboîte le pas des idées centristes et des amendements de Charles de Courson", a réagi le député-maire NC d'Agen Jean Dionis du Séjour.

M. de Courson avait demandé en effet dès l'été 2007 de retirer la CRDS et la CSG du calcul du bouclier fiscal. Cela avait été le premier accroc majeur entre l'UMP et la nouvelle formation centriste.

"Les lignes bougent. A un moment on pousse, on pousse et le but est marqué", a ajouté M. Dionis.

A gauche, on joue sur du velours: "Ce rapport est révélateur du malaise d'une majorité qui n'a plus d'arguments et qui est le dos au mur pour défendre l'indécence", a commenté le président du groupe PS Jean-Marc Ayrault.

Le président PS de la commission des Finances, Didier Migaud, qui réclame la suppression du bouclier fiscal, s'est montré sceptique sur la portée de la mesure.

Il a ironisé sur le fait que ses collègues UMP "sont excellents dans les rapports, mais moins bon dans les votes". "La justice fiscale, c'est le talon d'Achille du gouvernement", a répété M. Migaud, devant les journalistes parlementaires.

Mercredi après-midi, les députés de la commission des Finances ont commencé à amender le projet de budget 2010.

Un amendement présenté par Gilles Carrez (UMP), porte-parole de l'inquiétude des élus locaux, a été adopté. Il entend préserver les ressources des communes dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle. Il s'agit de réduire de 75 à 55% la part d'une nouvelle cotisation complémentaire affectée aux départements, au bénéfice des communes et regroupement de communes.

La création de la taxe carbone, décriée par bon nombre d'élus UMP, devait également faire l'objet d'amendements. Par ailleurs, les députés devaient se prononcer sur la fiscalisation des indemnités accidents du travail, une idée avancée par le patron des députés UMP Jean-François Copé et approuvée par Nicolas Sarkozy.


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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /2009 03:17
- Communauté : Media - Actualité générale
Novelli demande aux restaurateurs d'aller "plus loin" et "plus vite".



Le secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli, a demandé mercredi aux restaurateurs d'aller "plus loin" et "plus vite" dans l'application du Contrat d'avenir, qui prévoit des contreparties en termes de prix ou d'emplois en échange de la TVA à taux réduit.
  d'une réunion avec les neuf syndicats signataires de cet accord, convoqués d'urgence pour faire le point sur son application, après les derniers chiffres sur les prix publiés mardi par l'Insee.

De son côté, Christine Lagarde, la ministre de l'Economie qui a dû quitter la réunion avant la fin, a "apporté (son) soutien à Hervé Novelli" ajoutant "il est clair qu'on leur demande beaucoup (aux restaurateurs, NDLR)".

Les prix dans les restaurants n'ont pas bougé en septembre, alors que dans le même temps les prix à la consommation ont baissé de 0,2%, avait annoncé l'Insee.

M. Novelli a déclaré que les négociations salariales et sociales dans le secteur allaient reprendre "sur le champ" et devraient "se conclure au 30 novembre au plus tard" et non à la fin de l'année comme cela figurait dans le Contrat d'avenir.

Nous avons décidé d'aller "plus vite", a insisté M. Novelli.

Un "comité de suivi se réunira le 15 décembre" et "conclura définitivement sur le succès ou non en matière de baisse des prix" demandée aux professionnels de la restauration. La baisse globale demandée est de 3%. Selon l'Insee, les prix ont baissé de 1,3% en juillet puis de 0,2% en août.

"Un restaurateur sur deux qui a baissé ses prix, ce n'est pas suffisant. Il faut aller plus loin et je l'ai redit encore ce matin" aux restaurateurs, a ajouté M. Novelli.

Il a indiqué que, si la baisse des prix effective n'était pas conforme aux engagements du Contrat d'avenir, le gouvernement en tirerait "toutes les conséquences", sans vouloir préciser ce qu'il ferait.



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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 17:59
- Communauté : Media - Actualité générale
La gauche fustige la probable accession de Jean Sarkozy à la tête du quartier d'affaires de la Défense.




Des responsables socialistes ont attaqué à boulets rouges lundi l'accession probable de Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l'établissement public d'aménagement de La Défense (Epad), le plus grand quartier d'affaires d'Europe alors que l'UMP prenait la défense du fils cadet du président et vantait son "talent".
 

"Je ne doute pas un seul instant que ce garçon ait du talent mais il est le fils du président de la République, il est le fils de l'ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine et on sent bien qu'il y a une reprise en main du clan Sarkozy sur le département, sur le coffre-fort que représente le département le plus riche de notre pays", a déclaré le socialiste Manuel Valls sur i-Télé.

"Vous vous rendez compte. Si Silvio Berlusconi mettait ses enfants à la tête d'établissements publics, qu'est-ce qu'on dirait et à juste titre, sur cette attitude", a-t-il ajouté, qualifiant la situation "d'insupportable".

L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a choisi le registre de l'ironie.

"J'entends beaucoup de critiques et je voudrais vraiment prendre la défense de Jean Sarkozy", a déclaré M. Fabius, faussement compatissant, sur France Inter.

Pour "le plus grand quartier d'affaires d'Europe (...) on a besoin de quelqu'un qui soit un très bon juriste, or M. Sarkozy est en deuxième année de droit, c'est déjà un élément très, très fort", a fait valoir le député de Seine-Maritime.

"On a besoin de quelqu'un qui connaisse bien les affaires (...) et là je pense qu'il peut y avoir quelques prédispositions", a-t-il poursuivi dans la même veine.

"Je n'oublie pas non plus que la semaine dernière M. Hirsch a présenté un plan pour la promotion des jeunes et je suis sûr que c'est dans ce cadre que sa nomination est faite", a complété M. Fabius avant de lancer : "Je trouve que c'est très, très injuste aussi à l'égard des autres enfants de M. Sarkozy, parce que que vont-ils faire?".

Le député PS Arnaud Montebourg a dénoncé la "prise de guerre clanique et familiale" que représenterait, selon lui, la nomination de Jean Sarkozy.

"C'est le privilège de naissance, c'est parce qu'il s'appelle Sarkozy qu'on nommerait un étudiant en droit de 2e année à la tête de l'Epad? Ca n'a aucun sens, c'est la destruction de l'esprit de la République", a déclaré M. Montebourg sur RMC.

"Dans la déclaration des droits de l'Homme de 1789, il est dit que les postes sont attribués selon les capacités et les mérites, c'est ça une République digne de ce nom, mais quel est le mérite de Jean Sarkozy à part d'être le fils à papa", a dit le secrétaire national du PS à la rénovation.

"Cette prise de guerre clanique et familiale, ce n'est pas que du népotisme, c'est la destruction par les pratiques du pouvoir de l'esprit républicain et de la République elle-même", affirme M. Montebourg.

Il n'a pas exclu, comme Ségolène Royal, que cette nomination puisse servir les intérêts du chef de l'Etat en vue de la prochaine élection présidentielle. "L'immobilier de la région parisienne c'est de l'or noir, il y a de l'argent derrière, il y a des intérêts derrière", dit-il.

Face à une polémique qui prend de l'ampleur, le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a pris la défense de Jean Sarkozy, en soulignant qu'il tenait "sa légitimité" de son élection au conseil général des Hauts-de-Seine.

Dans un entretien au Parisien, il a fait valoir que "le début du parcours de Jean Sarkozy est dû à une seule chose : l'élection".

"Il n'y a rien de plus noble que la confiance des électeurs. Voilà sa légitimité et, aujourd'hui, il veut se consacrer à fond à son département", ajoute M. Bertrand.

Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a jugé pour sa part "légitime" la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, Etablissement public de La Défense, en dénonçant "un procès d'intention détestable" fait à son encontre.

"Le procès d'intention qui est fait aujourd'hui à Nicolas...à Jean Sarkozy est détestable", a expliqué, avec un lapsus, le porte-parole de l'UMP lors d'un point presse en estimant que le fils du président de la République avait "une triple légitimité" pour prétendre à présider l'Epad.

"On fait semblant d'oublier que Jean Sarkozy a été élu conseiller général au premier tour, il a donc la première des légitimités, celle des électeurs", a expliqué M. Lefebvre.

"Il a ensuite une deuxième légitimité: la majorité au Conseil général a choisi de le prendre comme président de groupe. La troisième légitimité est que cette majorité a considéré qu'il était le meilleur candidat (pour prendre la tête de l'Epad, ndlr)", a ajouté M. Lefebvre.

"Et, comme par hasard, comme Jean Sarkozy porte le même nom que le président de la République, on lui tombe dessus", a dénoncé M. Lefebvre.

"Personne n'a été étonné que Martine Aubry, fille de Jacques Delors, fasse de la politique", a-t-il lancé.



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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 04:25
- Communauté : Media - Actualité générale
Sale temps pour Imad Lahoud au procès Clearstream.




"Menteur invétéré", "bonimenteur", "mythomane": un déluge de désaveux est tombée lundi sur Imad Lahoud, le faussaire présumé des listings Clearstream. 

Durant cette dernière journée de débats avant les plaidoiries, Dominique de Villepin est resté assis sur sa chaise, reconstituant ses forces après avoir couru dimanche en 1h34 les 20 km de Paris.

Déjà mis en difficulté mercredi lors de la confrontation générale, Imad Lahoud a pour sa part poursuivi sa descente aux enfers.




"Je pense qu'il a seul falsifié les listings et qu'il essaie de reporter sa responsabilité sur les autres", a posément expliqué Brigitte Henri, l'ancienne collaboratrice du patron des RG, Yves Bertrand.


Cette femme, aujourd'hui directrice de la conformité dans une banque, avait rencontré Imad Lahoud au printemps 2003 sur les conseils d'un ami journaliste.

Elle espérait que ce consultant franco-libanais chez EADS l'aide à adopter un enfant au Liban. Il disait avoir des "contacts très étroits avec le président" libanais, a-t-elle raconté. Mais "j'ai vite compris qu'il me menait en bateau", a-t-elle dit, évoquant "un menteur invétéré".

Quelques minutes plus tôt, Yves Bertrand n'y était pas allé par quatre chemins. Dans le monde du renseignement, il y a "trois types de personnes qui renseignent: le correspondant, l'informateur et l'indic". Malheureusement, il y a aussi "des affabulateurs et des mythomanes, une catégorie redoutable qui est capable de nous envoyer dans un prétoire...", avait ironisé l'ancien patron des RG, tenté à plusieurs reprises de diriger les débats.


M. Bertrand, qui se dit étranger à l'affaire, a en effet été gravement mis en cause par Imad Lahoud.

Alors qu'il nie avoir ajouté une centaine de noms de personnalités sur les listings Clearstream afin de faire croire qu'elles détenaient des comptes occultes, l'agrégé de mathématiques soutient avoir ajouté le seul nom de Nicolas Sarkozy. Et ce dans le bureau d'Yves Bertrand, en présence de l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin.


"C'est une fable totale et rocambolesque. (...) Je n'ai jamais rencontré Lahoud ni dans mon bureau ni ailleurs et je le souligne avec force", a tonné Yves Bertrand dont les carnets ont défrayé la chronique.

Dans la matinée, c'est la belle-soeur de Dominique de Villepin, un temps voisine de la famille Lahoud, qui s'était chargée de miner un peu plus la crédibilité de M. Lahoud.

"Jamais je n'ai présenté M. de Villepin à M. Lahoud, jamais aucun dîner n'a été organisé chez moi. Tout cela est pur mensonge, pure calomnie", a assuré Delphine Piloquet.


"Imad Lahoud nous avait expliqué qu'en prison il avait rencontré Carlos, qu'il connaissait Oussama Ben Laden", a abondé Michel Piloquet, son époux. A l'époque, "on le prenait pour un bonimenteur, pour un escroc sympathique, mais ce n'était en aucun cas quelqu'un que nous aurions présenté à Dominique ou Marie-Laure de Villepin".


En fin d'audience, c'est Jean-Louis Gergorin qui a traversé une mauvaise passe avec l'audition de son ex-rival Philippe Delmas, l'ancien vice-président d'Airbus dont le nom figurait sur les listings. Il est le seul à avoir été placé en garde à vue dans cette affaire.


Clearstream, "ce n'est pas pour moi l'apparition d'un nom sur un listing, mais la destruction d'une carrière professionnelle, une réputation entachée depuis cinq ans", a-t-il témoigné, convaincu qu'entre "manipulation, compromission d'autorités publiques et impunité malgré des mensonges", cette affaire "porte la patte de Jean-Louis Gergorin".




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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 02:35
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