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Arts et spectacles

 

à l'âge de 95 ans

 

L'écrivain Henri Troyat pose le 18 mars 2001 à Paris, à l'occasion du 21e Salon du Livre.

L'écrivain Henri Troyat est mort à l'âge de 95 ans, a annoncé le Figaro daté de lundi.

L'écrivain français d'origine russe, prix Goncourt en 1938, était le doyen de l'Académie française.

Forcené de la plume, Henri Troyat était connu pour ses biographies de classiques russes et français et était l'auteur de plus de 100 livres, écrits, sa vie durant, avec une régularité de métronome.

"Je suis un malade d'écriture, absolument hors de la vie", admettait cette "bête" d'édition qui, pendant des décennies, a écrit avec succès un roman et une biographie chaque année. En 1994, un sondage de la Sofres en faisait l'écrivain préféré des Français.

"On n'est pas au théâtre, où l'on peut légitimement faire la fête après la centième d'une pièce. Je ne tire aucune satisfaction de ce chiffre", disait-il en 2003 à l'occasion de la sortie de "L'éternel contretemps", un recueil de nouvelles.

Depuis, il avait écrit trois ouvrages en 2004, un en 2005 sur Alexandre Dumas et un ultime roman, "La traque", en 2006, selon sa bibliographie publiée par le site internet de l'Académie française.

Attaché au réalisme du XIXè siècle, Henri Troyat, très connu à l'étranger, était le plus ancien membre de l'Académie, où il avait été élu en 1959, et le doyen des lauréats du Goncourt, qu'il avait obtenu en 1938, pour "L'Araigne".

Fils d'un commerçant, Léon Aslanovitch Tarassov naît le 1er novembre 1911 à Moscou. Au lendemain de la révolution de 1917, sa famille doit s'expatrier. Après un long voyage, elle arrive en France en 1920.

Il étudie au lycée Pasteur à Neuilly, se passionne pour la littérature. Licencié en droit, naturalisé français, il devient rédacteur à la Préfecture de la Seine en 1935 et publie la même année son premier roman "Faux jour", qui reçoit le prix populiste. Trois ans plus tard, le Goncourt lui est attribué. Le livre couronné se vend à plus de 100.000 exemplaires. Sa carrière est lancée.

Il décide que, jamais, il ne retournera dans sa patrie, préférant à la réalité ce qu'il appelle sa "Russie intérieure": "la neige est plus propre dans mes rêves", estimait-il.

Henri Troyat n'a jamais écrit qu'en français, édité surtout chez Flammarion. Mais sa terre natale lui a fourni une inépuisable source d'inspiration, notamment pour ses biographies des tsars (Ivan le Terrible, Catherine la Grande ou Nicolas Ier) et des classiques russes (Dostoïevski, Tolstoï, Gogol, Tchékhov, Tourgueniev etc.).

Il a également publié des biographies des grands auteurs français du XIXè siècle: Flaubert, Maupassant, Zola, Verlaine, Baudelaire ou Balzac.

Henri Troyat avait cependant l'ambition d'être, selon sa formule, "autre chose qu'un stéréotype d'écrivain franco-russe qui ne fait que des biographies et des histoires baignant dans la culture de ces deux pays".

Son oeuvre de fiction mêle des nouvelles, des récits psychologiques et des cycles romanesques qui ont souvent connu un vif succès : "Tant que la terre durera" (1947), "Les Semailles et les moissons" (1953), "La Lumière des Justes" (1959), "Les Eygletière" (1965), - deux sagas adaptées pour la télévision -, "Le Moscovite" (1974) et le cycle de Sylvie avec "Viou" (1980), "A demain Sylvie" (1986), "Le Troisième bonheur" (1987). Parmi ses romans, "La Neige en deuil" (1952) a été porté à l'écran et "Le Front dans les nuages" (1976) adapté à la télévision.

Veuf depuis 1997, Grand Croix de la Légion d'Honneur, lauréat de plusieurs autres prix, il avait publié ses souvenirs en 1976 : "Un si long chemin".

"J'ai beau être encouragé par ceux qui me louent, c'est à ceux qui m'accablent que je donne raison", écrivait ce colosse tendre et timide qui se cachait derrière de grosses lunettes d'écaille.

Il assurait n'avoir "jamais cédé aux modes commerciales : celles de l'érotisme, du nouveau roman ou de l'autofiction. Si elles amusent mes confrères, tant mieux. Mais moi, je m'en tiens éloigné. Le romancier doit s'effacer derrière ses personnages. Il doit leur donner naissance et disparaître immédiatement après".

En 2003, il avait été condamné pour "contrefaçon" dans la biographie de "Juliette Drouet", la maîtresse de Victor Hugo, qu'il avait publiée en 1997.

 

Le film roumain "4 mois, 3 semaines et 2 jours" Palme d'or

 

 
 
© AFP
L'actrice américaine Jane Fonda (g) remet la Palme d'Or du Festival de Cannes au réalisateur roumain Cristian Mungiu, le 27 mai 2007 à Cannes
L'actrice américaine Jane Fonda (g) remet la Palme d'Or du Festival de Cannes au réalisateur roumain Cristian Mungiu, le 27 mai 2007 à Cannes

Le film "4 mois, 3 semaines et 2 jours" du Roumain Cristian Mungiu a obtenu dimanche la Palme d'or du 60e Festival de Cannes, a annoncé le président du jury, le cinéaste britannique Stephen Frears.

"Pour moi c'est un peu un conte de fées", a commenté Cristian Mungiu, 39 ans, sous des applaudissements très nourris.

"J'espère que cette Palme d'or sera une bonne nouvelle pour les petits cinéastes des petits pays, car il semble enfin qu'on n'ait plus besoin de gros budgets et de grandes stars pour faire une histoire que tout le monde écoutera", a-t-il poursuivi.

Le Grand prix, la plus haute distinction après la Palme d'or, a été décerné dimanche soir à "La forêt de Mogari" de la cinéaste japonaise Naomi Kawase.

Le prix du scénario a été décerné dimanche au film "De l'autre côté" du cinéaste allemand d'origine turque Fatih Akin, a annoncé le président du jury Stephen Frears.

Le prix du jury a été décerné ex aequo à "Persépolis" de Marjane Satrapi et à "Lumière silencieuse" de Carlos Reygadas, a annoncé le président du jury Stephen Frears.

La veuve de Luciano Pavarotti sort de son silence

La veuve de Luciano Pavarotti est sortie de son silence samedi pour tenter de mettre un terme à la polémique qui s'est développée dans les médias sur le testament du ténor mort le mois dernier.

 

Nicoletta Mantovani, deuxième épouse du chanteur lyrique de 34 ans sa cadette, a affirmé qu'aucun conflit ne l'opposait aux trois filles nées du premier mariage de Pavarotti, et qui sont plus âgées qu'elle.

Les médias italiens spéculent sur la validité du dernier testament de Luciano Pavarotti, qui lègue à sa seconde épouse ses biens aux Etats-Unis, y compris un appartement à New York, estimés au total à 15 millions d'euros. Des articles affirment que le ténor était trop affaibli pour la maladie pour savoir ce qu'il signait.

La fortune de Pavarotti est évaluée à 300 millions d'euros.

Dans sa première interview accordée depuis la mort du ténor, Mantovani a dit à la chaîne de télévision RAI 3 avoir le sentiment de subir le même sort que Yoko Ono, la seconde épouse de John Lennon diabolisée par nombre de fans de l'ex-Beatle à sa mort.

"Ils me dépeignent comme quelqu'un qui aurait contraint (Pavarotti). C'est absolument dénué de tout fondement", a-t-elle dit. "Il n'existe aucun désaccord entre les filles (du ténor) et moi".

"Qu'ils m'insultent tant qu'ils le veulent, ça va, je suis là, je peux me défendre, mais Luciano, lui, ne le peut plus", a-t-elle ajouté.

Le Goncourt à Gilles Leroy, le Renaudot à Daniel Pennac

Le prix Goncourt 2007 a été attribué lundi à Gilles Leroy pour "Alabama Song" (Mercure de France), tandis que le prix Renaudot du meilleur roman 2007 a été attribué à Daniel Pennac pour "Chagrin d'école" (Gallimard), a annoncé le jury au restaurant Drouant à Paris.

Le Goncourt a été attribué au 14e tour par quatre voix contre deux à Olivier Adam.

Gilles Leroy, 48 ans, est l'auteur d'une dizaine de romans et écrits divers. Après des débuts dans le journalisme, il quitte Paris dans les années 1990 pour se consacrer pleinement à l'écriture. Gilles Leroy enchaîne indifféremment romans et nouvelles depuis son premier roman "Habibi" publié en 1987.

"Alabama song" est l'une des surprises de la rentrée littéraire. Sorti discrètement en septembre, ce court roman a été en lice pour la plupart des grand prix littéraires de l'automne. Il figurait encore lundi sur les listes du Goncourt, du Renaudot et du Médicis.

Gilles Leroy raconte à la première personne le destin tragique de Zelda Fitzgerald, l'épouse de l'écrivain américain Francis Scott Fitzgerald. D'une écriture élégante, il réussit à ne pas faire une biographie fictive supplémentaire sur ce personnage mythique, mais à peindre au contraire le portrait sensible d'une jeune femme tourmentée, condamnée à vivre dans l'ombre du grand écrivain.

Gilles Leroy, a estimé que ce prix honorait aussi l'héroïne de son roman, Zelda Fitzgerald, épouse méconnue et sacrifiée de l'écrivain américain Francis Scott Fitzgerald.

"Ce prix, c'est aussi pour elle, qui a été sacrifiée, pas reconnue à son juste talent", a déclaré Gilles Leroy aux journalistes, quelques minutes après l'annonce du prix Goncourt. "J'aime les gens qui désirent de façon extrême, c'est celà qui les distingue, cette force désirante, cette volonté de s'émanciper", a poursuivi Gilles Leroy.

Le romancier a assuré qu'il "ne s'attendait pas" à recevoir le Goncourt. "Hier j'étais encore dans mon jardin, en train de planter des arbres", a-t-il indiqué, avant de reconnaître que "c'était peut-être (aussi) pour penser à autre chose".

Daniel Pennac, 62 ans, a été choisi pour le Renaudot alors même que son dernier livre ne figurait pas parmi les cinq ouvrages retenus dans la dernière sélection de ce prix. Le jury Renaudot avait déjà fait de même en 2004 en attribuant son prix à Irène Némirovsky, auteur du roman posthume "Suite française" et décédée en 1942 à Auschwitz.

Son "Chagrin d'école" a recueilli 6 voix, contre 5 à Christophe Donner, qui avait été pour sa part été sélectionné pour "Un roi sans lendemain" (Grasset).

Dans son livre autobiographique, Pennac, ancien professeur de français, raconte la blessure d'avoir été, des années plus tôt, cancre.

"Si l'on guérit de la cancrerie, on ne cicatrise jamais tout à fait des blessures qu'elle nous infligea", écrit-il.

Ce sont les suites difficiles d'une maladie qui perturbent d'abord l'élève Pennacchioni - son vrai nom -, qui bénéficie pourtant d'un milieu familial favorisé avec notamment un père polytechnicien.

Et ce seront finalement trois professeurs et une étudiante en hypokhâgne qui redonneront sa confiance en lui au jeune homme. Il deviendra plus tard l'auteur à succès de la saga centrée autour du personnage de Benjamin Malaussène, entamée avec "Au bonheur des ogres" en 1985.

Daniel Pennac avait déjà été l'auteur d'un essai de réfléxion autour de l'éducation, "Comme un roman", et il a signé de nombreux ouvrages pour la jeunesse ainsi que des livres illustrés.

Pennac a jugé "gratifiant et drôle" de s'être vu attribuer le prix Renaudot 2007 pour "Chagrin d'école", alors qu'il ne figurait pas dans la liste des cinq ouvrages retenus dans la dernière sélection du jury.

"C'est une surprise absolue", a déclaré Daniel Pennac en arrivant sur le tard au restaurant Drouant, où avaient été proclamés plus tôt les prix Goncourt et Renaudot. "Je m'y attendais d'autant moins que je n'étais pas prévu au programme", a-t-il ajouté. "Il a dû se passer quelque chose d'amusant" au sein du jury, a estimé l'écrivain.

"Ce prix, c'est un joli clin d'oeil. Cela prouve que certains professeurs se sont trompés dans mon enfance et qu'ils n'ont pas vu assez loin, mais on ne peut pas leur en vouloir", a-t-il relevé.

Daniel Pennac s'est plu à rappeler qu'il avait joué pendant un an et demi une pièce intitulée "Merci" où il se "moquait copieusement des prix". Le jury "s'est vengé", a-t-il plaisanté.

Patrick Besson, qui présidait le jury du Renaudot cette année, a expliqué qu'il aimait beaucoup le livre "Chagrin d'école" qui est "vif, drôle, amusant et tendre". "J'ai pensé qu'en tant qu'ancien cancre, cela lui ferait très plaisir d'avoir un prix pour une fois, un prix d'excellence", a expliqué M. Besson.

"J'aime les gens qui désirent de façon extrême, c'est celà qui les distingue, cette force désirante, cette volonté de s'émanciper", a poursuivi Gilles Leroy.

Le romancier a assuré qu'il "ne s'attendait pas" à recevoir le Goncourt. "Hier j'étais encore dans mon jardin, en train de planter des arbres", a-t-il indiqué, avant de reconnaître que "c'était peut-être (aussi) pour penser à autre chose".

Un Gauguin adjugé 39,2 millions de dollars à New York


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Une oeuvre du peintre français Paul Gauguin a été adjugé pour 39,2 millions de dollars mercredi soir lors d'une vente chez Sotheby's à New York.

"Te Poipoi" (Le Matin), une des oeuvres post-impressionnistes de la période tahitienne du peintre de Pont-Aven, représentant une femme se baignant à l'ombre de manguiers, était estimée entre 40 et 60 millions de dollars.

L'an dernier, lors des enchères d'automne, une oeuvre de Gauguin, "L'homme à la hache" avait été adjugé pour 40,3 millions de dollars.

David Norman, co-directeur des ventes d'art contemporain et impressionniste chez Sotheby's, estimait avant la vente que "Te Poipoi" pouvait battre le record établi l'an dernier. "C'est une toile éclatante, et en parfait état", avait-il dit à l'AFP. "On peut attendre 10 à 15 ans pour revoir un tableau comme celui-ci. Il a passé une période très brève à Tahiti et beaucoup de ses tableaux de cette époque sont dans des musées, donc son apparition sur le marché devient un événement rare", avait ajouté le marchand d'art.




le Medicis pour Jean Hatzfeld, le Goncourt des lycéens pour Philippe Claudel

 

Le 20e prix Goncourt des lycéens a été décerné lundi à Philippe Claudel pour "Le rapport de Brodeck" (Stock), tandis que les prix Femina et Medicis ont été attribués à deux journalistes: Eric Fottorino pour "Baisers de cinéma" (Gallimard), et Jean Hatzfeld pour "La stratégie des antilopes" (Seuil), ont annoncé lundi les jurys respectifs des trois prix littéraires

 

 

cinéaste classique et raconteur d'histoires





 Pierre Granier-Deferre qui vient de mourir à l'âge de 80 ans, était un cinéaste classique, raconteur d'histoires, qui a mis en scène les plus grandes vedettes des années 1960 et 1970 comme Jean Gabin, Simone Signoret ou Romy Schneider.

Le réalisateur d'"Adieu Poulet", "La Veuve Couderc" ou "Le Chat" était hospitalisé à Paris depuis plusieurs semaines, a indiqué à l'AFP son fils Denys Granier-Deferre, également cinéaste. Les obsèques auront lieu vendredi matin à 10H00 au crématorium du Père-Lachaise à Paris.

Pierre Granier-Deferre, qui fut notamment marié à l'artiste de cirque Annie Fratellini, était père de cinq enfants et cinq fois grand-père.

Auteur de "la Horse", "L'Etoile du Nord", "Une étrange affaire" (Prix Louis-Delluc et César pour Nathalie Baye), "Le Train" ou "L'Ami de Vincent", Granier-Deferre a longtemps été considéré comme un bon artisan du cinéma, adaptateur de romans qu'il scénarisait pour la plupart lui-même et dans lesquels il donnait la part belle aux grandes vedettes du temps.

Ce cinéaste discret, que l'on voyait toujours un gros cigare aux lèvres, était né le 22 juillet 1927 à Paris, dans une famille bourgeoise.

Très tôt passionné de films, notamment "Goupi-Mains rouges" de Jacques Becker qui lui "donne envie de faire du cinéma", il entre à l'IDHEC où il est "reçu quinzième et dernier", racontait-il.

Il sera longtemps assistant de Marcel Carné ou Jean-Paul Le Chanois notamment, qui lui apprennent "l'éthique et l'exigence". "A cette époque, l'assistant participait vraiment à la mise en scène. J'ai pu apprendre ce qu'il ne fallait pas faire", expliquait-il dans une interview.

Pierre Granier-Deferre réalise son premier grand film en 1962, voit la naissance de la Nouvelle Vague qui ne lui convient pas et signera pas moins de 25 longs métrages dans les trente années qui suivent.

Il fait alors tourner toutes les stars du temps, Gabin, Signoret, Delon, Lino Ventura, Romy Schneider, Piccoli, Noiret, Rochefort ou Nathalie Baye, des vedettes dont il disait : "Je travaille avec des stars pour mieux me cacher derrière elle".

Par delà les histoires qu'il met en scène, tirées souvent de romans comme ceux d'Alphonse Boudard, René Fallet, Drieu la Rochelle, Jean-Marc Roberts et surtout Simenon qu'il adorait, le cinéaste s'intéresse à l'affrontement psychologique des personnages, l'ambiguïté des comportements.

"Ce qui m'intéresse, c'est la folie ordinaire des hommes, celle que chacun porte en soi et qui affleure au moindre événement. Je ne méprise pas l'action mais j'ai un penchant pour la psychologie. Je suis un cinéaste de chambre", confiait-il un jour.

Des films comme "Archipel", "Cours privé" ou "Noyade Interdite" montrent aussi un cinéaste plus complexe, plus trouble que convenu, mais qui sera moins apprécié par le grand public.

Le réalisateur avait également tourné pour la télévision plusieurs épisodes de Maigret, avec Bruno Crémer.

Granier-Deferre était un homme plein de "pudeur et de discrétion, à l'image de ses films", raconte son fils. Incollable en foot et en cyclisme qu'il regardait à la télévision, il menait une "vie ascétique" et avait été très touché par les disparitions de ses anciens camarades scénaristes, Pascal Jardin, Michel Grisolia ou Christopher Frank.

Mort du chorégraphe français Maurice Béjart

 
Le chorégraphe français Maurice Béjart, l'un des fondateurs de la danse contemporaine, est mort à l'âge de 80 ans, a annoncé jeudi à l'AFP le Béjart Ballet Lausanne (BBL), qu'il dirigeait depuis une vingtaine d'années dans la cité suisse.

"Nous sommes en train d'informer la troupe. Un communiqué officiel sera publié à 14H00" (13H00 GMT), a déclaré à l'AFP Eric Trol, administrateur adjoint du BBL, sans fournir de précisions sur les circonstances du décès.

"Maurice Béjart est mort cette nuit à 0H25 au CHU (Centre hospitalier) de Lausanne", a précisé à l'AFP l'écrivain François Weyergans, prix Goncourt 2005 et proche ami du chorégraphe.

La mairie de Lausanne avait annoncé à la fin de la semaine dernière que le chorégraphe avait été hospitalisé pour la deuxième fois en l'espace d'un mois au Centre hospitalier universitaire de la ville afin de suivre un traitement cardiaque et rénal "strict" qui devait durer plusieurs semaines.

Le créateur suivait quotidiennement les activités de sa compagnie depuis son lit d'hôpital, avait affirmé la mairie, en particulier l'avancement du "Tour du Monde en 80 minutes", sa dernière production qui devait être présentée à partir du 20 décembre à Lausanne.

Le mois dernier, le chorégraphe avait déjà été hospitalisé quelques jours à la suite d'un "coup de fatigue".

Le Béjart Ballet Lausanne est depuis 1987 le dernier avatar de la troupe de Maurice Béjart, née à Paris en 1954 avant d'émigrer pendant 27 ans à Bruxelles où l'ensemble a pris la forme du "Ballet du XXe siècle".

Né le 1er 1927 à Marseille, Maurice Berger devait plus tard adopter, en hommage à Molière, le patronyme de l'épouse de celui-ci, Armande Béjart.

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