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Journée noire pour les troupes françaises en Afghanistan: quatre décès accidentels.





Quatre militaires français sont morts accidentellement à douze heures d'intervalle dimanche dans l'est de l'Afghanistan, trois victimes d'un violent orage, le quatrième ayant péri lorsque son blindé a plongé dans un ravin.
 

Ces décès portent à 35 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis 2001.

Les trois premiers militaires tués étaient un adjudant et un brigadier du 13e Régiment de dragons parachutistes (13e RDP) de Dieuze (Moselle) -une unité des forces spéciales- et un soldat de 1e classe du 3e Régiment d'infanterie de marine (3e RIMa) de Vannes (Morbihan).

Leurs décès se sont produits vers 03H00 locales (00H30 heure de Paris) dans la province de Kapisa, à une cinquantaine de km au nord-est de Kaboul où quelque 250 soldats français et afghans participaient à une opération visant des poseurs de bombes artisanales.

Le soldat du 3e RIMa "a été foudroyé pendant la phase d'infiltration de nuit, un médecin et l'infirmier ayant essayé de le ranimer sans succès", a expliqué l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major des armées, à Paris.

 

Selon lui, "l'opération a été suspendue pour tenter de le sauver puis de l'évacuer, mais l'orage s'est déchaîné et un autre militaire, du 13e RDP, a été emporté par une rivière en crue une dizaine de minutes plus tard alors qu'il progressait sur une piste".

"Un de ses camarades du 13e RDP, parti à sa recherche, a été emporté à son tour par la rivière. Ils ont été retrouvés tous deux noyés au lever du jour, trois heures environ après leur disparition", a-t-il précisé.

Toujours selon l'amiral Prazuck, l'orage "n'était pas prévu par la météo, alors que l'opération nécessitait une couverture aérienne importante".

Le quatrième décès est intervenu douze heures plus tard dans le district voisin de Surobi lorsqu'un blindé transportant une section du 2e Régiment étranger d'infanterie (2e REI) a quitté la route à mi-chemin entre Kaboul et la "base d'opérations avancée" française de Tora avant de plonger dans un ravin.

Les cinq autres occupants de ce véhicule de l'avant blindé (VAB) ont été blessés dont deux très grièvement avec "un pronostic vital engagé", selon l'état-major des armées.

Le corps du soldat tué et ses camarades blessés ont été évacués par une "force de réaction rapide terrestre", seul moyen de les récupérer dans les gorges "très encaissées" où ils circulaient alors que des hélicoptères assuraient un relais radio au-dessus du convoi.

Les blessés ont été transportés à l'hôpital militaire français récemment ouvert sur l'aéroport international de Kaboul.

Le président Nicolas Sarkozy "a réaffirmé que les drames de ce jour n'entament pas la volonté de la France de poursuivre son engagement en Afghanistan au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité" de l'Otan.

Dans des termes similaires, le Premier ministre François Fillon a souligné "la volonté de la France de poursuivre son engagement en Afghanistan pour que progressent la paix et la sécurité dans ce pays".

Quant au ministre de la Défense Hervé Morin, il a fait part de sa "tristesse", rendant "hommage au courage" des 3.000 soldats français engagés sur le sol afghan.

Le PS, tout en rendant hommage aux soldats décédés, a de nouveau réclamé un débat au Parlement sur l'engagement français en Afghanistan.


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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 05:54
- Communauté : Media - Actualité générale
Un enfant grièvement blessé après avoir été renversé par une voiture à Cergy.




Un enfant de 6 ans a été grièvement blessé après avoir été renversé par une voiture alors qu'il traversait un passage piéton dimanche à Cergy (Val-d'Oise), a-t-on appris auprès de la police.

Transporté à l'hôpital Necker à Paris, le garçonnet est dans un état critique, a-t-on précisé de même source.

L'enfant a traversé sur le passage piéton en courant, selon cette source. L'accident s'est produit vers 13H30.

L'automobiliste, dont l'âge n'a pas été communiqué, a déclaré aux enquêteurs ne pas avoir vu l'enfant mais n'était pas sous l'emprise de l'alcool. Il a été placé en garde à vue.


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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 19:51
- Communauté : Vitrine de votre pensée
Roman Polanski rattrapé par une vieille affaire de moeurs, arrêté en Suisse.




Une affaire de moeurs vieille de plus de trente ans a fini par rattraper le cinéaste Roman Polanski, arrêté sur mandat d'arrêt américain à son arrivée en Suisse, où le Festival du film de Zurich devait lui remettre un prix dimanche.
 

Le réalisateur franco-polonais, âgé de 76 ans, a été arrêté samedi soir "à son arrivée à l'aéroport de Zurich et placé en détention provisoire en vue d?extradition sur la base d?un mandat d?arrêt américain", selon un communiqué des autorités judiciaires helvétiques.

"Depuis fin 2005, les autorités américaines recherchent activement Roman Polanski partout dans le monde" pour "des actes d?ordre sexuel avec des enfants, notamment un cas de 1977 avec une mineure de 13 ans à Los Angeles", selon le communiqué.

L'arrestation du cinéaste a provoqué un tollé dans les milieux culturels où la stupéfaction le dispute à l'indignation.

Les gouvernements français et polonais, dont Roman Polanski est le double ressortissant, vont demander ensemble à Washington la libération du cinéaste, a annoncé le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski.


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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 14:52
- Communauté : Media - Actualité générale
Les Occidentaux menacent l'Iran pour avoir caché un site nucléaire.




Les Occidentaux ont accusé vendredi l'Iran d'avoir développé un site nucléaire secret, et sommé le régime de Téhéran de se conformer d'ici décembre, aux lois internationales sous peine de nouvelles sanctions "sévères".
 

Jeudi, "à Vienne, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont présenté des preuves démontrant que la République islamique d'Iran a construit une usine secrète d'enrichissement de l'uranium près de Qom pendant des années", a déclaré le président américain Barack Obama à la presse.

La France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne demandent à l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) une enquête sur ce sujet "inquiétant", a ajouté M. Obama, qui s'exprimait en présence du président français Nicolas Sarkozy et du Premier ministre britannique Gordon Brown en marge du sommet du G20 de Pittsburgh (est des Etats-Unis).

Ce deuxième site est "incompatible" avec le caractère civil du programme nucléaire iranien revendiqué par Téhéran, a précisé le président américain, et "nous attendons de l'AIEA qu'elle enquête immédiatement" à ce sujet.

M. Obama a prévenu que si l'Iran ne se conformait pas aux exigences de l'ONU, qui réclame sans succès l'arrêt de l'enrichissement iranien depuis plusieurs années, il s'exposait à des conséquences.

Il n'a pas prononcé le mot de sanctions mais les dirigeants français et britannique n'ont pas hésité à en brandir la menace.

"Nous n'en resterons pas là et nous sommes prêts à mettre en oeuvre des sanctions supplémentaires et plus sévères", a déclaré M. Brown. "Faisons passer le message: l'Iran doit renoncer à toute ambition militaire pour son programme nucléaire".

"Et si d'ici le mois de décembre, il n'y a pas de changement profond de la politique iranienne, des sanctions devront être prises, il en va de la paix et de la stabilité", a renchéri M. Sarkozy.

A Vienne, l'AIEA a annoncé vendredi avoir été informée par l'Iran - dans un courrier le 21 septembre - qu'il construisait un second centre d'enrichissement d'uranium, en plus de celui de Natanz, dans le centre du pays.

Mais les Occidentaux ont assuré avoir connaissance de ce site depuis longtemps.

"Depuis un certain temps, nous, Américains, Francais, Britanniques avions des informations sur l'existence de la centrale en construction de Qom", a indiqué à l'AFP un responsable français ayant requis l'anonymat. L'Allemagne, la Russie et la Chine n'étaient pas au courant et n'ont été informées que récemment par leurs alliés.

La construction de la centrale de Qom, dans le sud de l'Iran, a commencé il y a plus de quatre ans, donc avant l'élection du président ultra-conservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad, a-t-il ajouté.

Ces révélations de Washington, Paris et Londres interviennent à quelques jours d'une réunion des six grandes puissances chargées des discussions sur le programme nucléaire iranien - Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne - avec un représentant iranien le 1er octobre à Genève.

Ce sera un "sujet très important" des discussions, a noté un haut responsable de l'administration américaine sous couvert de l'anonymat.

Le diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, qui sert régulièrement d'intermédiaire auprès des Iraniens pour les grandes puissances, a apporté son soutien aux critiques des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne à l'encontre de l'Iran.

La chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est également associée à l'initiative de Londres, Washington et Paris, a souligné par ailleurs la nécessité d'une concertation avec la Russie et la Chine sur ce sujet.

L'Iran, qui a toujours nié chercher à se doter de l'arme atomique, a confirmé l'existence de ce deuxième site, affirmant qu'il n'était "pas secret".



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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /2009 05:11
- Communauté : Media - Actualité générale
Des banques françaises réclament plusieurs milliards au liquidateur de Lehman Brothers.



Des banques françaises, dont la Société Générale, BNP Paribas, la Caisse d'Epargne et Dexia, réclament au liquidateur de la banque américaine Lehman Brothers plusieurs milliards de dollars, selon des documents publiés sur le site de la société de gestion des réclamations.
 

La date limite de dépôts des réclamations avait été fixée au 22 septembre par le juge du tribunal des faillites du district sud de New York, qui gère la liquidation de la banque.

Selon les documents publiés sur le site d'Epiq Systems, les réclamations déposées par BNP Paribas portent sur environ 1,3 milliard de dollars, selon un calcul effectué par l'AFP.

Dans le cas de Société Générale, les demandes se montent à environ 800 millions de dollars.

Le CIC, filiale du groupe Crédit Mutuel, réclame environ 430 millions de dollars.

Interrogées par l'AFP, les trois banques se sont refusées à tout commentaire.

Apparaît également la banque franco-belge Dexia, pour restitution d'environ 400 millions de dollars,.

"Comme d'autres créanciers, nous sommes engagés dans une procédure de recouvrement de créances", a indiqué un porte-parole de Dexia, sans confirmer le montant ni préciser si la somme était provisionnée dans les comptes de la banque.

Autres établissements concernés, la Caisse d'Epargne (118 millions de dollars) et l'assureur Axa (186 M USD).

"Nous avons pris la perte" liée à Lehman, a déclaré un porte-parole d'Axa, précisant que cette perte avait été intégralement provisionnée mais sans confirmer le montant.

Il a ajouté que les juristes de l'assureur travaillaient au recouvrement des sommes dues.

Le groupe BPCE, né début août du rapprochement entre Caisse d'Epargne et Banque Populaire, a confirmé le montant de 118 millions de dollars et précisé qu'il avait déjà été provisionné dans les comptes du groupe.

D'autres sociétés non financières françaises comme le groupe de construction Vinci, la Société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône (filiale du groupe de BTP français Eiffage), la compagnie aérienne Air France ou la SNCF, apparaissent également dans la liste des créanciers ayant déposé réclamation.

La banque Lehman Brothers a déposé son bilan le 15 septembre 2008. Selon les documents déposés lors de son enregistrement au tribunal, l'établissement avaient 613 milliards de dettes et 639 milliards d'actifs au moment de son dépôt de bilan.


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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /2009 00:10
- Communauté : Media - Actualité générale
"40.000 peut-être" inscriptions de plus en août, selon Xavier Darcos.



Le ministre du Travail Xavier Darcos a indiqué sur RMC que les chiffres des inscriptions au chômage au mois d'août qui doivent être publiés jeudi "ne seront pas très bons", avec "40.000 peut-être" demandeurs d'emploi de plus enregistrés.
 

"Vraisemblablement les chiffres ne seront pas très bons", a-t-il déclaré, donnant le chiffre de "40.000 peut-être".

"Sur l'ensemble de l'année 2009 nous aurons un peu moins de 640.000 chômeurs de plus, nous sommes toujours dans cette perspective-là", a ajouté le ministre.

La France devrait enregistrer 639.000 chômeurs de plus cette année (catégories A+B+C et dispensés de recherche d'emploi) si le PIB recule de 3%, avait en effet indiqué fin mai l'assurance chômage.

"Le gouvernement est vigilant" et les perspectives ne "sont pas très bonnes mais elles sont incomparablement meilleures, si j'ose dire, cyniquement, par rapport aux pays voisins", a souligné M. Darcos.

La hausse du nombre de demandeurs d'emploi s'est ralentie en juin-juillet. Le nombre d'inscrits en catégorie A (ceux qui n'ont pas de travail du tout) a augmenté de 10.700 en juillet en métropole, à 2,53 millions (+25,6% sur un an).


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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 10:18
- Communauté : Media - Actualité générale
L'initiative de Copé suscite une levée de boucliers.




A la veille des journées parlementaires UMP, le patron des députés de la majorité, Jean-François Copé, a tenté de reprendre l'initiative en remettant au goût du jour l'idée récurrente et polémique de fiscaliser les indemnités pour accident de travail.
 

M. Copé a provoqué une prévisible levée de bouclier de l'opposition sans toutefois susciter l'unanimité dans son propre camp.

Sa proposition a toutefois reçu l'assentiement de Nicolas Sarkozy, qui dans un entretien télévisé depuis New York l'a totalement approuvée, laissant entendre qu'elle avait l'aval de son gouvernement.

Mais à l'Assemblée, devant les caméras, M. Copé a été pris à partie par son homologue PS Jean-Marc Ayrault, très remonté contre "la débauche d'inégalités fiscales", qui "donne de plus en plus la nausée". Prenant la presse à témoin, M. Ayrault accuse aussi M. Copé de se contredire à quatre ans d'intervalle.

En novembre 2005, ministre du Budget, il s'en était remis au Sénat à l'heure de se prononcer sur un amendement centriste demandant déjà la fiscalisation des indemnités pour accidents du travail.


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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 09:01
- Communauté : Media - Actualité générale
Sarkozy parle de "coupables", la défense de Villepin s'insurge.




Le président Nicolas Sarkozy a provoqué la fureur des avocats de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, principale personnalité poursuivie dans le procès Clearstream, en parlant mercredi soir de "coupables" à propos des prévenus de cette affaire.Evènement
 

"Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel", a-t-il lâché sur TF1 et France 2, faisant fi du principe de la présomption d'innocence dont bénéficient des mis en examens tant qu'ils n'ont pas été définitivement jugés.

Devant le tribunal correctionnel de Paris, où les débats se poursuivaient mercredi dans la soirée, deux des avocats de l'ancien chef de gouvernement ont réagi illico, demandant la parole pour dénoncer des propos "scandaleux".

"M. Sarkozy affirmait de New York, devant toute la France, que M. de Villepin était coupable, car il était traduit devant un tribunal", a tonné Me Olivier Metzner.

"C'est cela le respect de votre tribunal, de votre parquet? C'est cela le spectacle que le président donne à la France de notre justice?", a-t-il lancé.

"C'est une atteinte scandaleuse aux principes fondamentaux", a appuyé son confrère, Me Henri Leclerc.

Même réprobation du député PS Pierre Moscovici qui a jugé "extrêmement choquant" l'emploi du mot "coupables" par le chef de l'Etat. "C'est son inconscient qui a parlé", a-t-il analysé.

Le chef de l'Etat, garant de l'indépendance de la justice, avait déjà été au centre d'une polémique du même type en qualifiant d'"assassin" le tueur présumé du préfet Erignac, Yvan Colonna, avant son procès.

Nicolas Sarkozy - avocat de formation - a fait l'objet d'une procédure judiciaire de l'intéressé mais la justice a estimé qu'elle ne pouvait se prononcer tant qu'il était président de la République.

Et tandis que sa constitution de partie civile a été au centre des débats à l'ouverture du procès Clearstream, Nicolas Sarkozy a clairement laissé entendre qu'il n'entendait pas se désister.

"Quand bien même d'ailleurs je la retirerais, le procès aurait lieu. Que la justice fasse son travail sereinement, elle est en train de le faire et je lui fais toute confiance", a-t-il dit.

"Je ne suis pas un homme qui ment. Je ne suis pas un homme qui renonce et je ne suis pas un homme qui plaisante avec les principes d'honneur et de probité", a lancé le chef de l'Etat.

"J'ajoute que quand j'ai déposé cette plainte et qu'on a voulu me mettre dans le scandale, je n'étais pas président de la République", a-t-il précisé.

L'affaire Clearstream est une vaste histoire de manipulation, dans laquelle des listings bancaires ont été falsifiés et transmis à la justice afin de faire croire que certaines personnalités, dont Nicolas Sarkozy, alors ministre, détenaient des comptes occultes.

Cinq prévenus, dont M. de Villepin, comparaissent depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Au premier jour du procès, l'ancien Premier ministre et rival de M. Sarkozy avait attaqué bille en tête le président, parlant d'"acharnement" et d'"abus de pouvoir" de sa part.


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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 08:58
- Communauté : Media - Actualité générale
Une veuve réclame en justice les gamètes de son mari.




Une veuve de 39 ans devait tenter d'obtenir en justice, ce mercredi, le droit d'utiliser le sperme congelé de son époux décédé, pour se faire inséminer à l'étranger alors que la loi française interdit toute insémination post-mortem.
 

"En l'état actuel de la législation, ce n'est pas possible, cette demande est vouée à l'échec", explique Michel Poignard, avocat du Centre d'études et de conservation des oeufs et du sperme (Cecos) de Rennes qui a été assigné en justice à la mi-août par Fabienne Justel.

L'audience doit se tenir mercredi devant le juge des référés du TGI de Rennes, sauf demande de renvoi de dernière minute - fréquente en référé.

"Un enfant était notre projet de vie", avait expliqué Fabienne Justel, cet été, lors d'une conférence de presse. Alors qu'il se savait malade et condamné, Dominique, son second mari, avait fait plusieurs dépôts dans la banque de sperme du Cecos, en vue de ce projet commun. Il est décédé il y a plus d'un an.

Après sa mort, "lorsque le Cecos m'a dit qu'il lui était impossible de me restituer les paillettes, j'ai été anéantie parce que jamais on nous avait parlé de cette éventualité", a dit Fabienne Justel. Car selon elle, si elle avait été informée, le dépôt de sperme aurait été effectué dans un autre pays. Le chef de service du Cecos, rattaché au CHU de Rennes, s'est seulement engagé à ne pas détruire les gamètes de son mari, comme la loi le lui permet.

Contrairement à l'Espagne ou à la Belgique, la France n'autorise pas l'insémination post-mortem, pour ne pas laisser les vivants "disposer des éléments du corps des morts qui ne peuvent plus s'exprimer", comme l'a expliqué par le passé le Comité national consultatif d'éthique.

Selon l'avocat du Cecos, il n'y a pas de jurisprudence favorable à la plaignante, alors que les lois bioéthiques datent de 1994. Mais, argumente-t-il, "la restitution des gamètes est personnelle" et ne peut être faite que sur demande du donneur. Pour Me Gilbert Collard, avocat de Fabienne Justel, il s'agit avant tout de "faire évoluer les mentalités" et "la loi".

Côté Cecos, on voit là "une démarche sur le terrain médiatique", comme le souligne Me Poignard.

Fabienne Justel, mère de trois enfants d'un premier mariage, a écrit aux parlementaires pour les sensibiliser et a reçu de "très nombreuses réponses". Ses beaux-parents ont saisi le président Nicolas Sarkozy. Il leur a été répondu qu'une dérogation n'était pas possible.

La veuve avait présenté son cas en juillet lors d'un forum citoyen organisé à Rennes dans le cadre des états généraux de la bioéthique, en vue de la révision de la loi bioéthique de 2004, qui doit être discutée en 2010 devant le Parlement.

Lors de ce forum, la philosophe Sylviane Agacinsky qui milite notamment contre la légalisation des mères porteuses avait jugé "d'une cruauté extraordinaire de priver cette femme de cet enfant qui s'était projeté avec son mari". Pour elle, "ce ne serait pas un enfant sans père, mais un enfant orphelin".



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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 12:10
- Communauté : Media - Actualité générale
Démantèlement de la "jungle" près de Calais, 278 interpellations.





La police détenait mardi matin 278 migrants, dont 132 mineurs, après le démantèlement de la "jungle" de Calais , un vaste campement d'immigrants dont le but est de passer en Grande-Bretagne, ont annoncé les autorités françaises.
 

L'opération de démantèlement du campement de migrants sans papiers près de Calais, annoncée la semaine dernière par le ministre de l'Immigration Eric Besson, avait commencé en début de matinée. A l'approche des forces de l'ordre, des militants altermondialistes de No Border ont tenté de faire bouclier entre les migrants et les forces de police.

Les migrants n'ont opposé aucune résistance aux policiers qui avançaient pour les interpeller. En revanche, ils étaient protégés et retenus par des militants, qui ont contraint les policiers à les extraire un à un de manière musclée. Au moins cinq militants ont été interpellés, a constaté un journaliste de l'AFP.

Moins de trois quarts d'heure après le début de l'opération, les journalistes et les militants associatifs ont été repoussés à l'extérieur de la "jungle", sous les protestations des militants No Border.

Selon les associations d'aide aux migrants, les Afghans devraient être acheminés par bus vers le centre de rétention de Coquelles (Pas-de-Calais) pour un contrôle de la Police de l'air et des frontières (Paf). Les mineurs isolés devraient ensuite être orientés vers des centres d'hébergement et les majeurs maintenus dans un premier temps en centres de rétention.

Des cars de CRS avaient commencé à encercler le camp peu avant 07H30.

Les migrants, au moins 150, selon les journalistes présents, se sont aussitôt placés derrière des banderoles, préparées à l'avance et rédigées en anglais et en pachtoune. "Nous avons besoin d'un abri et de protection. Nous voulons l'asile et la paix. La jungle est notre maison", proclamait l'une d'elles.

A l'arrivée des premiers policiers, des Afghans ont procédé à de rapides ablutions à l'entrée du camp, avant de lancer des "Inch Allah". Certains ont décidé de fuire au dernier moment, juste avant l'encerclement.

"On ne peut aller nulle part. Partout à Calais la police nous attrapera. La jungle c'est chez nous. Nous n'avons pas peur", a confié Bilal, 18 ans.

Les Afghans ont attendu l'intervention des policiers dans un grand silence, en présence d'une nuée de journalistes et de militants associatifs, avant de scander "no deportation", puis, en français "des papiers pour tous".

"On voulait d'une façon symbolique, montrer notre solidarité avec les migrants. On ne peut pas faire la guerre en Afghanistan et traiter ici les Afghans avec si peu de dignité", a déclaré Jean-Claude Lenoir, responsable de l'association Salam. Dans la "jungle", un feu de palettes avait été allumé toute la nuit, autour duquel journalistes, militants et migrants ont partagé thé et cigarettes.

Devenue emblématique de la détresse des clandestins cherchant à tout prix à passer en Angleterre perçue comme un "eldorado", la "jungle", surnommée ainsi par les migrants eux-mêmes, est située à proximité des axes empruntés par les poids lourds en attente d'embarquer sur les ferries qui traversent la Manche.

Entre 700 et 800 migrants, dans leur immense majorité de jeunes Afghans de l'ethnie pachtoune, y vivaient avant l'annonce de son démantèlement par le ministre de l'Immigration, le 16 septembre. Selon les associations humanitaires, des centaines de migrants ont quitté la "jungle" au cours des dernières semaines pour échapper à l'arrestation.



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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 10:31
- Communauté : Media - Actualité générale

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