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La canicule qui vient de frapper une grande partie des régions françaises, avec le mois de juillet le plus chaud enregistré depuis plus de cinquante ans, a causé directement ou indirectement la mort de 112 personnes, dont plus de la moitié de personnes âgées.
Ce bilan des décès signalés comme "probablement liés à la chaleur" a été communiqué jeudi par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Parmi eux, l'InVS a enregistré :
- 66 décès de personnes âgées de 75 à 99 ans, le plus souvent déjà malades
- 12 décès touchant des travailleurs exposés à la chaleur du fait de leur profession (BTP, charpentier-couvreur, câbleur, cuisinier...)
- 4 décès de personnes se livrant à des activités sportives (3 randonneurs et un cyclotouriste)
- 3 décès de SDF (Bordeaux, Saint-Ouen et Malakoff)
- 26 décès de personnes âgées de moins de 75 ans présentant le plus souvent une pathologie sous-jacente (cancer, forte obésité, diabète...), de nature psychiatrique dans 8 cas.
- 1 décès par hyperthermie maligne d’un nourrisson de 15 mois en Eure-et-Loir.
Le patron de l'InVS, le Pr Gilles Brücker, lors d'un précédent décompte établi à 65 décès le 27 juillet, avait jugé "possible que ce bilan s'alourdisse" bien que la canicule soit pratiquement terminée.
L'importante vague de chaleur du mois dernier, qui s'est achevée mercredi pour la dernière partie touchée du pays, avait commencé le 7 juillet, avec, au plus fort de l'épisode les 25 et 26 juillet, plus de la moitié (56) des départements touchés. Seules quelques régions de l'extrême-ouest et du Cotentin on été épargnées.
Au final, juillet 2006 a été le deuxième mois le plus chaud en France après août 2003, avec un dépassement attendu de 3 à 4 degrés par rapport à la normale.
Loin du bilan catastrophique de la canicule 2003, qui avait entraîné la mort de près de 15.000 personnes en France, les grandes chaleurs de juillet 2006 ne se sont traduites par "aucune augmentation globale de la mortalité", selon l'InVS. Un bilan complet et définitif de cet épisode sera communiqué ultérieurement, ajoute l'institut.
Les services d'urgence ont connu une activité "soutenue" sur la période du 10 au 27 juillet, avec une augmentation de l'ordre de 15% des interventions concernant des personnes âgées.
Sur la même période, les personnes âgées ont souffert de malaises, déshydratations, altération de l'état général, avec des augmentations allant de 25 à 50% par rapport aux semaines précédentes, note l'InVS sur la base des données du réseau Oscour (urgences). Depuis on observe un retour au niveau habituel d'activité (Samu, SOS médecins...) pour la saison.
Pour autant, il ne faut pas relâcher la vigilance, car "les vagues de chaleur, même en-dessous des seuils caniculaires, peuvent s’accompagner d’un accroissement de la mortalité, surtout pour les personnes malades, fragiles ou vulnérables", souligne l'InVS.
Celui-ci renvoie aux conseils de prévention pour tous, accessibles en ligne (www.invs.sante.fr et www.sante.gouv.fr ou encore www.inpes.sante.fr).
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