L'interview sera diffusée intégralement jeudi matin sur cette radio.
Il s'agit de la première intervention de l'ancien président de la République depuis la décision vendredi de la juge Xavière Simeoni de le renvoyer devant la justice.
"La juge a estimé devoir me renvoyer devant le tribunal correctionnel (...) Je conteste ses analyses ou son analyse. J'irai donc tout naturellement, comme tout citoyen a le devoir de la faire, m'expliquer devant le tribunal (...) avec sérénité et détermination car je n'ai rien à me reprocher", a déclaré Jacques Chirac.
"Je ne souhaite que personne ne fasse un appel quelconque", a-t-il poursuivi en référence à la possibilité qu'avait le parquet de Paris d'interjeter appel de la décision de Mme Simeoni jusqu'à mercredi.
Le parquet, qui avait requis un non-lieu général dans l'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris, a décidé, à l'expiration de ce délai légal de cinq jours, de ne pas faire appel du renvoi de Jacques Chirac en procès, a-t-on par ailleurs appris l'AFP de source judiciaire mercredi en fin de journée.
Comme on lui demandait sur Europe 1 s'il irait lui-même devant le tribunal, il a répondu: "j'irai naturellement moi-même devant le tribunal".
"Je suis prêt à m'expliquer devant la justice de mon pays, c'est tout à fait naturel", a-t-il insisté.
"Je le dois aux Français, qui m'ont accordé leur confiance", a aussi souligné l'ancien chef de l'Etat dans un autre entretien à paraître jeudi dans Le Figaro.
"Je souhaite pouvoir établir rapidement la réalité des faits et que cette page soit définitivement tournée", ajoute-t-il en souhaitant à nouveau qu'il n'y ait pas appel.
Le renvoi en correctionnelle de Jacques Chirac, 76 ans, est une première s'agissant d'un ancien président de la République. Il concerne une affaire d'emplois de complaisance lorsqu'il était maire de Paris (1977-95).
Dans un communiqué publié vendredi par son bureau, il s'était dit "serein et décidé à établir devant le tribunal qu'aucun" des 21 emplois pour lesquels il
est renvoyé devant la justice "ne constitue un emploi fictif".




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