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Municipales

Le doyen des maires de France rempile à 86 ans

 

 Modèle de longévité électorale, à 86 ans Arthur Richier, le doyen des maires de France, se représentera aux municipales de mars prochain.

Inoxydable édile de la petite commune de Faucon-du-Caire, entre Sisteron et Gap, Arthur Richier y est élu et réélu sans discontinuer depuis 1947. Après 61 ans d'une exceptionnelle carrière au cours de laquelle il a vu défiler 18 préfets, il briguera en mars son 11e mandat.

Une fois la guerre terminée, après avoir combattu dans le maquis, ce fils d'un agriculteur et d'une institutrice s'est mis au service de son village. René Coty était à l'époque président de la République. Il n'a plus quitté depuis son écharpe tricolore.

Bon pied, bon oeil et vif comme un gardon, Arthur Richier va donc de nouveau solliciter les 9 et 16 mars prochains les suffrages de ses 45 administrés. "Sans pression excessive", dit-il, "juste pour finir le travail commencé, mener à terme la réfection de la mairie et terminer un chantier de logements sociaux".

Fort d'une réélection "dans un fauteuil" aux précédentes municipales de 2001 où il a obtenu la totalité, sauf une, des voix du conseil, le maire de Faucon-du-Caire se flatte aujourd'hui de siéger avec les petits-fils de ceux qui ont été ses adjoints au sortir de la guerre.

Sans étiquette politique, ni à droite ni à gauche, Arthur Richier, en gestionnaire rusé, dit ne vouloir que servir les intérêts de sa commune et de ses administrés. Son seul souci aujourd'hui : la dégradation du métier de maire, les complications croissantes de la fonction, les piles de dossiers sous lesquels il croule, l'obligation d'être spécialiste de tout.

"C'est un travail toujours plus compliqué, n'ayant plus rien à voir avec une époque où tout se traitait à la bonne franquette et le plus souvent de bouche à oreille", dit-il des regrets dans la voix.

Martinon lâché par Jean Sarkozy

 


Jean Sarkozy, fils du président de la République, et les dirigeants UMP locaux se sont désolidarisés dimanche du porte-parole de l'Elysée David Martinon, tête de liste UMP pour les municipales à Neuilly-sur-Seine.
"C'est une ville qu a une personnalité très forte et une identité très forte pour laquelle elle demande des gens qui sont attachés profondément, qu'elle connait, dans lesquels elle a confiance", a déclaré sur France Info Jean Sarkozy, qui devrait faire partie d'une nouvelle liste "de rassemblement" comportant les responsables neuilléens de l'UMP, Marie-Cécile Ménard et Arnaud Teullé.

"Les Neuilléens nous ont demandé depuis plusieurs semaines et plusieurs mois à Arnaud, à Marie-Cécile et à moi-même de travailler ensemble et de travailler avec tout le monde", a ajouté le fils du président.

Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, a annoncé sur France 2 qu'il présiderait lundi une réunion avec tous les intéressés pour tenter de démêler l'écheveau neuilléen..

Interrogé sur l'initiative de Jean Sarkozy, d'Arnaud Teullé et de Marie-Cécile Ménard, il déclaré :

"Ce sont des gens de qualité, ce sont des habitants de Neuilly depuis toujours et ils connaissant bien leur ville, ils la sentent et ce qu'ils expriment mérite bien entendu d'être pris en considération".

"D'un autre côté, David Martinon est un garçon qui s'est engagé avec beaucoup de conviction dans cette campagne. Elle est difficile et il éprouve de grosses difficultés", a-t-il ajouté, en précisant qu'il n'avait pas parlé de cette question avec Nicolas Sarkozy "ces dernières heures".

"Nous avons une réunion décisive demain (lundi) et nous trancherons (...) nous prendrons des décisions après avoir entendu tout le monde", a-t-il dit.

 

Pas de commentaire de l'Elysée. 


A l'Elysée, on s'est refusé à tout commentaire sur la situation politique à Neuilly.

"Nous avons depuis quelques jours considéré que nous avions des désaccords profonds avec la tête de liste sur la liste à laquelle nous appartenons. Nous souhaitons faire gagner cette ville et rassembler le plus grand nombre de personnes à Neuilly", a dit de son côté Arnaud Teullé.

Le porte-parole de l'Elysée a arpenté dimanche matin les rues de Neuilly en se refusant à faire tout commentaire.

Nicolas Sarkozy avait lui-même donné son aval à l'automne à la candidature de David Martinon, dans ce qui fut son fief politique entre 1983 et 2002.

Le porte-parole présidentiel, âgé de 36 ans, avait au début de la campagne 20 points d'avance sur son adversaire de droite, le chef d'entreprise Jean-Christophe Fromentin, 44 ans. Une nouvelle enquête d'opinion citée samedi par Le Figaro accorde au premier tour 45% d'intentions de vote à Fromentin et 40% à Martinon.

On se refuse également de source présidentielle à commenter des informations de presse faisant état d'une réunion samedi soir à l'Elysée sur la situation électorale à Neuilly avec notamment Nicolas Sarkozy et le secrétaire général de la présidence, Claud Guéant.

David Martinon doit toujours accompagner Nicolas Sarkozy pour son voyage en Guyane, le départ de l'avion présidentiel étant prévu dimanche soir.

Il n'avait pas accompagné le chef de l'Etat en Inde, précisément pour se consacrer à la campagne électorale, sous la forme de réunions d'appartements chez des particuliers le soir et de visites de marchés le dimanche, généralement en compagnie de Jean Sarkozy.

Les déclarations de candidature pour le premier tour des municipales doivent être déposées entre le 14 et le 21 février à 18h00.
David Martinon renonce à Neuilly-sur-Seine

 

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Sondages et critiques contre son "parachutage" ont eu raison de la candidature de David Martinon à la mairie de Neuilly-sur-Seine, où le porte-parole de l'Elysée espérait emboîter le pas à Nicolas Sarkozy, qui fut maire de cette ville pendant près de 20 ans.

"Les conditions ne sont plus réunies pour que je mène la campagne des municipales à Neuilly. J'en tire toutes les conséquences et je me retire", a déclaré David Martinon lundi à la presse.

"Je tiens à remercier tous ceux, et ils sont nombreux, qui m'ont accompagné, qui m'ont aidé, qui m'ont fait confiance et qui se sont investis dans cette campagne comme je me suis investi, c'est-à-dire sans compter. Je ne les oublierai jamais" a-t-il ajouté, l'air grave, au milieu de partisans.

Cette décision était attendue, au sortir d'un week-end tempétueux pour l'énarque de 36 ans qui se présentait pour la première fois devant des électeurs.

Propulsé en octobre tête de liste à Neuilly, où Nicolas Sarkozy fut maire de 1983 à 2002, David Martinon n'est pas parvenu à faire taire les critiques contre son "parachutage", malgré des dizaines de réunions chez des particuliers et autres déambulations électorales dans les marchés de la ville.

Selon un sondage cité samedi par Le Figaro, la liste UMP qu'il conduisait était devancée par une liste divers droite emmenée par le chef d'entreprise Jean-Christophe Fromentin, qui vit dans cette ville des Hauts-de-Seine depuis plus de 20 ans, David Martinon n'y habitant que depuis quelques mois.

Jean Sarkozy, un des fils du chef de l'Etat, et plusieurs dirigeants locaux de l'UMP se sont désolidarisés dimanche de sa candidature.

David Martinon a annoncé avoir présenté en outre sa démission de ses fonctions de porte-parole au président de la République, qui l'a refusée. Il a renoncé à accompagner Nicolas Sarkozy lors de sa visite en Guyane française, entamée lundi.

"TRAGICOMÉDIE"

"Il a pris une décision dans l'intérêt de sa famille politique", a estimé Yves Jégo, porte-parole de l'UMP, lors du point de presse hebdomadaire de son parti. "Il a sacrifié ce qui pouvait être un intérêt personnel à l'intérêt de sa famille, à l'intérêt de la ville de Neuilly".

Jean-Christophe Fromentin a déclaré de son côté qu'il mènerait la bataille des municipales jusqu'au bout et n'a pas exclu d'accueillir des candidats UMP sur sa liste.

"Je serai candidat jusqu'au bout", a-t-il dit sur France Info. Quant à fusionner sa liste avec celle de l'UMP, "ça n'améliorerait pas le débat", a-t-il estimé.

Une réunion prévue lundi soir à la mairie de Neuilly en présence du secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, devait déboucher sur la désignation de la nouvelle tête de liste UMP dans la ville, l'une des plus riches de France.

L'épisode neuilléen, qui fait lundi la "une" de toute la presse, a inspiré des mots sévères aux ténors de l'opposition.

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a dénoncé une "tragicomédie".

"Dans quelle République sommes-nous où on nomme et on renvoie les commis du chef de l'Etat", a-t-il dit à la presse. "On ne sait plus très bien qui décide (...) Dans tous les cas de figure, cela déconsidère la fonction présidentielle".

Pour le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, qui s'exprimait sur LCI, "c'est révélateur d'une culture politique, d'une manière de faire de la politique qui me heurte, qui me choque, qui ne correspond pas du tout à mes propres engagements".

Interrogé sur France Inter, François Bayrou a dénoncé quant à lui un phénomène de cour.

"Il est profondément malsain de croire qu'une ville appartient à un homme ou à un camp et qu'on veuille imposer de l'extérieur un certain nombre de solutions", a estimé le président du Mouvement démocrate. "Beaucoup de Français écoutent ça en n'en croyant pas leurs oreilles et en se disant 'quand est-ce que ça va s'arrêter et où va-t-on aller ?'"

Des arguments rejetés par l'UMP, qui veut éloigner les déboires de David Martinon du président de la République.

"Vouloir faire de cette affaire de Neuilly une affaire de politique nationale me semble être une grave erreur", a estimé Yves Jégo. "Le président, évidemment, n'est pas désintéressé de ce qui se passe dans la ville qu'il a gérée pendant des années mais l'organisation de tout ça, le choix des hommes se fait à l'UMP et nulle part ailleurs"

l'UMP soutient Fromantin à Neuilly

 

"La commission nationale a décidé d'accorder son soutien à M. Fromantin pour conduire à Neuilly une liste de large rassemblement", a dit à la presse le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, à l'issue d'une réunion au siège national du parti.

Jean-Christophe Fromantin, qui n'est pas membre de l'UMP, mène une liste de droite concurrente à celle du parti majoritaire. Distancé dans des sondages, le porte-parole de l'Elysée a été lâché le week-end dernier par plusieurs colistiers.
Une centaine d’élus de la Nièvre prêts à boycotter les élections


Une centaine d’élus ont décidé hier de « ne pas organiser les élections municipales » afin de protester contre la fermeture prochaine d’une maternité.

Boycotter des élections pour sauver une maternité : du jamais-vu. Mais à une époque où les responsables politiques de petites communes se battent contre la désertification, sans être écoutés, certains ont décidé d’employer les grands moyens. Une centaine de maires ont décidé de ne pas organiser les élections municipales dans leur commune de la Nièvre et de l’Yonne pour protester contre la fermeture, le 31 mars de la maternité, de Clamecy (Nièvre). François Mouron, le maire de Dompierre-sur-Héry, fait partie des rebelles. Son but : mettre l’Etat devant ses responsabilités. Plus encore, ils appellent également les électeurs à boycotter le scrutin. « La fermeture de cette maternité, c’est la mort d’un territoire », selon Robert Méry, président de l’Association des usagers des réseaux de santé du haut Nivernais.


Raisons budgétaires


La maternité de l’hôpital de Clamecy, dont dépendent quelque « 33.000 usagers répartis dans plus de 140 communes », doit fermer conformément au rapport de l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH) évoquant des raisons budgétaires et de sécurité. « En menaçant de ne pas organiser les élections, nous affirmons notre détermination à défendre l’hôpital et la maternité coûte que coûte, nous n’avons plus grand-chose à perdre sur notre territoire, faisons valoir ce qui est légitime », déclarent en chœur les maires de la région.
Candidate aux municipales à Cannes

 

À 80 ans, Nicole Hollande, la mère du premier secrétaire du Parti Socialiste, François Hollande, a décidé de se lancer en politique, à Cannes.

Elle figure en dernière position sur la liste d'Apoline Crapiz en vue des élections municipales du mois prochain.

Nicole Hollande reconnaît que sa candidature est symbolique mais elle n'en demeure pas moins une vraie militante décidée à aider autant qu'elle le pourra la candidate socialiste cannoise.

"Elle le mérite, je me sens investie dans cette mission", dit cette ancienne assistante sociale. "Toute ma vie j'ai été confrontée aux problèmes sociaux et aujourd'hui que je suis à la retraite les injustices me révoltent toujours autant. Maintenant que j'ai du temps devant moi, je m'engage".

Consciente que dans une ville comme Cannes, connue pour les paillettes, les fêtes, les festivals, le luxe, sa tâche et celle de la candidate socialiste qu'elle soutient s'annonce rude, Nicole Hollande se dit néanmoins déterminée.

"Ici à Cannes, il n'y a pas que la carte postale Croisette-front-de-mer", dit-elle. "Même si tout le reste est toujours passé au second plan, Cannes est une ville où il y a des problèmes, des pauvres, des travailleurs pauvres, des soucis de logement et de cherté de la vie, des gens qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts".

L'oeil malicieux, elle avoue qu'elle a parlé de son entrée en politique à son fils, qu'elle ne lui a quand même pas demandé la permission et qu'il n'y a vu aucune objection. "Au contraire", lui a t-il dit, "fais comme tu le sens, c'est bien de t'engager, même à ton âge".

Olivier Besancenot veut que la droite se prenne une bonne claque

 

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Olivier Besancenot a appelé jeudi à mettre une "bonne claque" au gouvernement en votant pour la "vraie gauche" aux élections municipales des 9 et 16 mars.

Réfutant l'argument du Parti socialiste sur le vote utile, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a invité les électeurs de gauche à dire au premier tour ce qu'ils pensent vraiment.

"Ces élections, c'est l'occasion d'envoyer une bonne claque au gouvernement, si l'UMP perd un maximum de municipalités, ce sera tant mieux", a-t-il dit sur RTL.

"Mais je rappelle qu'aux élections municipales il y a deux tours et qu'au premier tour, on a l'occasion de voter pour ce qu'on pense vraiment", a-t-il ajouté.

La LCR, qui présente environ 200 listes, espère profiter de la popularité d'Olivier Besancenot lors des scrutins des 9 et 16 mars.

Le porte-parole a souligné que le président de la République avait "le mérite d'être clair" sur ses projets, raison pour laquelle il fallait une gauche décomplexée.

"Sarkozy persiste et il signe. Ce qu'on attend de la gauche, la vraie gauche, c'est qu'elle persiste et qu'elle signe aussi", a-t-il dit.

"Sarkozy est quelqu'un qui veut taper fort et taper dur et il faut une gauche qui soit aussi décomplexée dans son propre camp, social et politique, que la droite de Sarkozy", a-t-il insisté.

La gauche part grande favorite avant le premier tour



Le PS a toujours le vent en poupe, selon nos sondages CSA-Dexia pour « le Parisien », « Aujourd'hui en France » et Europe 1. Dans cinq villes-tests, il l'emporte. A Marseille, c'est serré pour Gaudin. A Bordeaux, Juppé devrait triompher.

VAGUE ROSE ou tsunami ? Vote aux motivations avant tout locales ou sévère avertissement adressé à un président en dégringolade dans les sondages ? Une certitude, une campagne qui n'aura guère passionné les Français : un électeur sur quatre, selon notre sondage, peut changer d'avis d'ici au premier tour des élections municipales, dimanche. Reste à savoir quel camp, de la majorité présidentielle, du Parti socialiste ou du MoDem de François Bayrou, sera le plus capable de séduire les indécis.

Eviter le « piège »

Pour l'heure, notre enquête CSA-Dexia confirme la domination de la gauche dans 5 des 7 villes scrutées par « le Parisien » et « Aujourd'hui en France ».

Le
rapport de forces national droite-gauche reste aussi favorable à la seconde, avec 44 % des intentions de vote (moins 1 point par rapport au 20 février). Si la droite enregistre un léger mieux (41 % contre 39 %), le climat reste à l'inquiétude dans le camp présidentiel. Personne - pas même Nicolas Sarkozy, qui juge déjà utile, dans « le Figaro » d'hier, de rappeler qu'il est là pour cinq ans - ne parie sur une victoire.

En 2001, malgré la perte de Paris et de Lyon, la droite pouvait se targuer de la prise d'une quarantaine de villes de plus de 20 000 habitants. Cette fois, l'UMP serait soulagée de conserver des villes comme Marseille ou Toulouse et de voir un Alain Juppé gagner au premier tour à Bordeaux. La gauche, sûre de la victoire dans des lieux aussi symboliques que Paris, croit à ses chances à Strasbourg, Rouen, Caen, Reims, Périgueux et bien d'autres. François Hollande, mettant en garde contre le « piège » des sondages, appelle l'électorat du PS à se mobiliser dès le premier tour et... à envoyer un « bulletin de notes à l'occasion d'un bulletin de vote ». En face, François Fillon, omniprésent dans la campagne, accuse la gauche d'entretenir un « climat de quasi-guerre civile ». Mais comme résigné par avance, il invite Hollande à ne pas exhiber les villes conquises comme autant de « trophées de chasse »...
 

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Sondage exclusif CSA-Dexia pour Europe 1, « le Parisien » et « Aujourd'hui en France » réalisé les 4 et 5 mars 2008 auprès d'un échantillon national représentatif de 804 personnes âgées de 18 ans et plus. Méthode des quotas. 

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