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18 Octobre 2009
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qu’importe
M. Raffarin s’est distingué en tant que Premier Ministre par son courage politique et par sa volonté de sauver les acquis des français par des réformes difficiles mais nécessaires. Des réformes pour assurer la continuité afin d’éviter la rupture. En donnant son soutien et celui de 140 députés à Sarkozy il paraît qu’il veut faire une rupture avec sa propre politique : au lieu de risquer son poste en portant le drapeau de
Si l’UMP appartient aujourd’hui au lobby Sarkoziste, comme le PS, c’est bon à savoir. Car ceux qui votaient à droite et au centre pour l’UMP et qui ne veulent pas de la politique de Sarkozy, n’ont qu’une chose à faire : laisser tomber l’UMP…et ceux des députés qui suivent Sarkozy par ce « qu’il y a de la place pour eux ». Comme les députés peuvent être égoïstes, les français doivent se dire : je ne vote pas Sarkozy (présidentielle) et UMP (législative !!!). Qu’importe l’UMP et les députés UMP, ce qui importe c’est mon emploi, ma sécurité sociale, ma retraite, mes services publics, l’enseignement de mes enfants, …càd tous ce que Sarkozy abolira progressivement avec son libéralisme au bénéfice du lobby S.….iste. J’aurais pu comparer le comportement de M. Raffarin et des 140 à celui d’un jeune dans un quartier difficile : le jeune peut décider d’intégrer une bande pour éviter d’être harcelé ou battu, et bénéficier ainsi des avantages qu’elle offre. Le jeune pourrait aussi dire, comme Raffarin, qu’il peut « témoigner des qualités de diriger » le quartier d’un tel caïd du quartier (comme si la qualité de diriger est le seul critère pour avoir un bon dirigeant!). Nous savons qu’un tel comportement tout en protégeant le jeune des bandes n’est pas le mieux pour la communauté. Nous savons que le soutien de M. Raffarin à Sarkozy n’est pas dans l’intérêt de
On pourrait s’interroger sur ce qui contraint M. Raffarin à prendre une telle décision. S’agit-il d’un sentiment de faiblesse ? Pas étonnant vu les méthodes de démoralisation pratiquées par le lobby Sarkoziste (medias, …). Mais au lieu de se soumettre au dictat du lobby S…..iste il aurait pu soutenir M. Dominique de Villepin, le seul et vrai grand adversaire de Sarkozy. Monsieur de Villepin subit le même lynchage politique que M. Raffarin. Sarkozy a trahi aussi bien Raffarin que de Villepin (pour ne pas parler des autres). Au lieu de jouer l’unité (cher à M. Raffarin) Sarkozy a joué de façon égoïste et a essayé de tirer un profit personnel des difficultés des gouvernements auxquels il appartenait ! Et il s’est lancé en campagne en utilisant sa fonction de ministre et surtout la machine de l’UMP pour son seul avantage (si c’était un chef d’entreprise on sait de quoi il aurait été accusé). Sarkozy est comme un joueur qui quitte le terrain durant un match pour signer des autographes : si son équipe gagne il dit que c’est grâce à lui (et se laisse photographier pendant que les autres travaillent !), et si elle perd il dit qu’il n’en fait pas parti (pour ne pas dire qu’il siffle contre son équipe du bord du terrain!). Voilà le niveau de moral qu’on peut lui attribuer…en conformité avec le libéralisme/égoïsme qu’il veut imposer à tous les français.
Monsieur Raffarin a dit qu’il soutiendrait Sarkozy au sein de l’UMP-Sarkoziste, et j’espère qu’il soutiendra autant sinon plus Monsieur Dominique de Villepin quand il se présentera (et il est temps!) en dehors de l’UMP, pour les raisons suivantes : A qui préfère-t-il, M. Raffarin, confier le sort et l’avenir - de
- celui du système de RETRAITE DES FRANCAIS : à Sarkozy ou à M. de Villepin ? Le premier le vendrait et seuls les riches auront une retraite, alors que M. DE VILLEPIN sauverait le système de retraite pour offrir à tous une retraite digne.
- la gestion de
- la direction des ARMEES et industrie militaire : à Sarkozy ou à M. de Villepin ? Le premier ferait des guerres et vendrait notre industrie d’armement au plus offrant (libéralisme oblige!), alors que M. DE VILLEPIN utiliserait notre force pour la paix et pour défendre notre industrie d’armement (patriotisme économique).
- le système d’EDUCATION de
-
- la défense des spécificités des REGIONS de France : à Sarkozy ou à M. de Villepin ? Le premier les connaît grâce à ses conseillers et à quelques vacances, Monsieur DE VILLEPIN les aime par ce qu’elles sont
- l’avenir de
- la défense de l’INDUSTRIE FRANCAISE : à Sarkozy ou à M. de Villepin ? Le premier laisserait les fonds d’investissements étrangers les acquérir pour les dépouiller (libéralisme,…), alors que le deuxième les soutiendrait par des projets nationaux ambitieux dans la lignée de ceux qui nous ont élevés au premier rang mondial dans diverses industries dont la liste est longue.
- la politique de SOLIDARITE NATIONALE : à Sarkozy ou M. de Villepin ? Le premier laisserait le libéralisme gérer le sort des français, chacun pour soi et sa communauté, alors que le deuxième défendrait le système de solidarité français, qui certes nous coûte quand on travaille mais qui nous a tous aidé un jour ou l’autre. Monsieur DE VILLEPIN est plus social et plus humain, et ne pratique pas le favoritisme/communautarisme sarkoziste. Oui Monsieur Raffarin, vous devriez soutenir Sarkozy. Mais pour la présidentielle le seul vrai bon candidat pour l’UMP ET pour
Si Sarkozy aime le communautarisme, alors on trouvera une communauté pour les persécutés comme Raffarin, de Villepin, Alliot-Marie, Bayrou, … : la première et plus grande qui me vient à l’esprit est celle des Chrétiens Français. Certes elle est divisée, mais si elle s’unit elle serait la plus grande et plus puissante de
Confiance Monsieur Raffarin. On est tous avec vous…si vous conservez vos valeurs, càd loin de Sarkozy et plus proche de Monsieur de Villepin et de
Notes: Sarkozy est comme mon fils Oui Sarkozy est un fils d’immigré, comme mon fils. Nous sommes venus en France pour devenir Français et pour vivre avec les français. Il est inacceptable que mon fils ou Sarkozy prennent la place des autres français par la triche. Et il est encore moins admissible qu’un immigré dise aux Français : « merci pour la sécurité que vous m’avez offert à moi et à ma famille, mais maintenant je suis devenu riche avec ma famille et je peux payer ma retraite, tans pis pour la vôtre, et je n’ai plus besoin de la solidarité nationale, tans pis aussi pour les impôts de solidarité, et je peux me payer des médecins spécialisés, démerdez vous à trouver une assurance car j’arrête de cotiser à la caisse d’assurance maladie, et ma communauté est devenue toute puissante et on vous écrase, donc plus besoin de tolérance et vous pouvez écrasez les minorités…sauf la mienne! Français immigré je suis maintenant chez moi : Français, vous pouvez émigrer ailleurs avec votre histoire et vos valeurs. Sarkozy, c’est inacceptable, pour ne pas dire honteux. La distorsion de la vérité, des paroles, de l’image et du mérite des hommes comme M. de Villepin fait partie de la tricherie ; sans cette distorsion Dominique de Villepin, comme M. Raffarin, M. Bayrou, et d’autres à gauche seraient les plus élevés dans les sondages!...et donc les candidats français les mieux placés. Les réussites du gouvernement de 100 jours de M. de Villepin sont remarquables et vont dans le bon sens : il peut et doit investir les 100 jours à venir pour présenter un projet avec le support de ceux qui adhèrent à ses objectifs pour
Le lobby a choisit et veut imposer deux candidats aux Français : c’est un modèle de prise de contrôle par effet de levier. On contrôle d’abord quelques individus, qu’on utilise pour neutraliser des individus isolés qu’on allie à sa cause…jusqu’à ce qu’on fasse tomber les têtes, comme M. Raffarin… on prend le contrôle du parti…ensuite d’un deuxième…on diffuse l’info à répétition avec quelques sondages pour décourager les uns et couper l’espoir des autres… et voilà un peuple de plus de 60 000 000 qui doit penser que les jeux sont faits, comme si on était à une époque où le droit de vote était réservé à certains, les membres de partis politiques! On fait croire à tous qu’ils sont impuissants, comme les petits actionnaires ... Non, chaque français doit garder sa décision jusqu’au moment de vote, et savoir que derrière les discours de Sarkozy il y a un programme dangereux (sans retour…même avec des alternances) et des organisations cachées. Quand on entre dans certains bars certaines femmes de compagnie, sympathique comme Sarkozy, disent à chacun ce qu’il veut entendre : tu es beau, tu es intelligent, tu fais bien …. Cela fait plaisir, mais coûte chers aux hommes qui aiment les beaux discours. Allons-nous perdre l’indépendance de
…et si M. de Villepin ne se présente pas alors le salut de
Raymond Hiresh
raymond@resistancefrancaise.com
Libre-infos : libre parole.
communiqué des enfants de don quichotte
CHARTE DU CANAL ST MARTIN
POUR L’ACCES DE TOUS A UN LOGEMENT
communication publique
Nous, Enfants de Don Quichotte, avons pris acte des propositions significatives apportées par M BORLOO et Mme VAUTRIN, dans la perspective de trouver une solution de logement pour les sans-abri en France.
Nous avons constaté avec satisfaction que l’ensemble des articles de la Charte du Canal Saint- Martin avait été pris en considération et que, pour la plupart des solutions formulées dans cette Charte, le gouvernement s’engageait à travailler dans le sens d’une mise en application aussi radicale et rapide que possible. Nous considérons donc qu’une première étape décisive est franchie.
La logique d’expansion des campements visait, à travers la mise en lumière d’une réalité insupportable, le franchissement de cette première étape, c’est à dire une mise au travail urgente et particulièrement forte des pouvoirs publics afin de répondre à cette situation honteuse.
Aujourd’hui, nous devons entrer dans une seconde étape de travail consistant en une veille active et constante permettant de garantir que des promesses formulées découlent aussitôt que possible des solutions concrètes. Ce sera le sens de notre participation au comité de suivi.
Au niveau des solutions individuelles de relogement des personnes ayant été sur le campement : Une liste à été établie, et c’est à partir de cette liste que l’Etat et la FNARS pourront travailler ensemble. Il est clair que toute personne des campements devra se voir proposer une solution stable et satisfaisante avant de quitter sa tente. Il peut s’agir d’hébergement ou de logement, en fonction des besoins de chacun. Nous sommes prêts à aller vite, immédiatement, mais sans précipitation.
Les solutions trouvées à l’occasion de la sortie des campements devront être des preuves par l’exemple qu’une nouvelle politique d’accueil et d’accompagnement des personnes sans domicile fixe est en place.
Le 9/01/06
Les Enfants de Don Quichotte
Le ton de Catherine Grandazzi est ferme, même si la voix tremble un peu à cause de la colère et de la fatigue. La secrétaire générale du Collectif des familles pour les enfants du Darfour (Cofod) a passé la nuit à l’aéroport de Vatry (Marne) avec tous ceux qui, comme elle, attendaient l’avion en provenance du Tchad. vendredi matin, les informations l’ont estomaquée : « On nous traite de trafiquants d’enfants, on nous soupçonne d’enlèvements, d’escroquerie, c’est effroyable ! Nous ne sommes que des familles d’accueil qui proposions notre assistance à des orphelins de guerre. Le mot “adoption” n’a jamais été prononcé, aucun d’entre nous ne l’envisageait. »
Catherine et ses amis sont « des parents comblés » qui, bénévolement, souhaitaient aider des enfants en détresse à obtenir le statut de réfugié :
« Ils auraient été pris en charge par les autorités judiciaires afin que notre action soit légitimée. On espérait être nommés administrateurs ad hoc. »

La jeune femme soutient que le Quai d’Orsay connaissait leurs intentions, que le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner était « bienveillant » et que jamais la secrétaire d’Etat Rama Yade ne les a dissuadés d’abandonner le projet : « Elle ne nous a adressé aucun courrier, aucune mise en garde. Je suis formelle. » Quand Catherine Grandazzi entend dire que les enfants concernés n’étaient pas en danger et qu’ils ont été soustraits à leur famille, elle fait un bond : « Nous avons été alertés de leur situation par l’ethnie darfourie dont ils sont originaires. Les chefs de village ont eux-mêmes demandé à l’Arche de Zoé de les évacuer parce que, dans leur secteur, un enfant meurt toutes les cinq minutes ! »
L’opération n’a pas été montée en un jour : « Cent personnes ont bossé sur ce projet, l’Arche a délégué des locaux qui sont allés sur le terrain, au Darfour, au péril de leur vie. Il a fallu payer des rançons aux Soudanais pour en sortir quelques-uns des geôles. L’association dispose des documents rédigés par les chefs de village et les enfants ont un nom. Ce ne sont ni des Tchadiens, ni des gosses heureux arrachés à leur mère ! Il ne s’agit pas d’un enlèvement ! »
Enfin, les familles démentent avoir déboursé entre 2.000 et 6.000 euros pour ramener les 103 enfants : « L’évacuation coûte de 1.400 à 2.200 euros. Nous avons donc procédé, dans le cadre de l’association, à un appel aux dons. Chacun a versé ce qu’il pouvait. »
Jacques Hintzy se déclare choqué par ce trafic organisé. Il s’engage avec force en faveur d’une aide humanitaire locale, afin de préserver les enfants du déracinement.
L’Arche de Zoé s’est-elle rendue complice d’enlèvements d’enfants ?
JACQUES HINTZY. Dès le mois de mai, on suspectait déjà quelque chose d’aberrant. Une famille de parents adoptants nous a prévenu de l’organisation illégale de ce transfert d’enfants. J’ai été véritablement choqué. L’affaire a été immédiatement transmise au ministère des Affaires étrangères. En effet, les motivations et le procédé de cette association sont troublants. D’une part, elle utilisait sur son site les logos de plusieurs organisations, dont l’Unicef, sans qu’aucun accord n’ait été donné. D’autre part, l’Arche de Zoé affirme n’avoir pas demandé d’argent à ses membres. Or, dans leur fiche d’inscription, il est clairement écrit que la famille versera 90 euros de frais, 100 euros de dons annuels et 1.400 euros une fois l’inscription validée ! L’association soutient enfin que les enfants seraient accueillis en France dans un seul but humanitaire. On peut pourtant lire sur leurs documents : « A l’issue de la régularisation de l’enfant, ayant acquis un titre de séjour, les familles pourront envisager l’adoption… » Tout cela nous oriente clairement vers une entreprise parfaitement illégale.
Comment vont les enfants ?
Les enfants sont en bonne santé. Ils avaient été affublés de bandes pour simuler un transfert sanitaire, mais ils ne sont pas blessés. Ils ont été pris en charge par les autorités, l’Unicef et le HCR, dans le centre des affaires sociales d’Abéché. Le site est gardé par dix gendarmes. La bonne nouvelle, c’est que nous avons fait un gros travail de sensibilisation contre le trafic d’enfants auprès des autorités tchadiennes, à la suite de la recrudescence de ce phénomène à destination du Nigeria et du Cameroun. Les gendarmes, formés, ont tout de suite été alertés par l’étrangeté de ce regroupement à proximité de l’aéroport.
Sont-ils tous orphelins ?
Le collectif a affirmé qu’il s’agissait d’enfants de plus de 5 ans, identifiés comme orphelins. Or une majorité d’entre eux, âgés de 3 à 8 ans, ont une famille. Pour les retrouver, nous avons établi un protocole avec le gouvernement soudanais. Ils sont à peu près tous originaires de la région d’Adré, ce qui facilitera les recherches.
Alors, inconscience ou escroquerie ?
En fait, ce pourrait être des escrocs, des illuminés, des irresponsables… Poussés par de bons sentiments et incontrôlés, ils ont couru à la catastrophe. Ils ont décidé arbitrairement de déraciner ces enfants, c’est parfaitement illégal. A l’heure qu’il est (NDRL : hier soir), la police locale les entend.
Le Darfour suscite beaucoup d’émotion. Comment aider ces enfants ?
Il faut aider les organisations sur place. L’Unicef a plusieurs programmes à destination des familles, dirigés par des personnes expérimentées. Nous aidons les familles au Tchad, au Soudan. Jusqu’au bout, nous voulons leur permettre de rester avec leurs proches, leur communauté.
Comment préparer l'avenir? Ou plutôt: faut-il brader les bijoux de famille pour conserver une chance de la rassembler? Tel est l'enjeu de la vente du "Paquebot", le siège du Front national qui, annoncée ce samedi matin par le Parisien, n'a rien de vraiment surprenant. Malgré le démenti officiel d'un porte-parole du FN, les permanents du parti d'extrême-droite savent depuis des mois que leur avenir se joue désormais ailleurs, tant sur le plan immobilier que sur le plan politique.
La déroute essuyée en juin aux élections législatives par les candidats frontistes a en effet vidé les caisses. Et, comme l'expliquait alors à Rue89 le secrétaire général du FN, Louis Aliot, il faudrait prendre des mesures d'économie. D'après les dernières évaluations, le FN aurait besoin de "10 à 12 millions d'euros" pour éponger ses dettes. Or, la vente de l'immeuble de Saint-Cloud (5000 mètres carrés) pourrait rapporter entre 13 et 20 millions d'euros. Impossible donc, d'échapper à la vente, au moins partielle, du bâtiment.
Une solution à laquelle semblait pourtant s'opposer Marine Le Pen le mois dernier, dans une interview à Rue89:
Une semaine à N'Djaména
Pays oublié de l'Afrique, aux mains du Président Déby depuis 1990, les habitants du Tchad se meurent dans l'indifférence générale. Premières victimes :
les enfants. Alors que les rebelles ont tenté, sans succès, un coup de force contre la capitale N'Djamena en avril dernier, coup de force qui se soldera par la mort de dizaines d'entre-eux, je
décide d'effectuer un reportage sur les enfants des rues.
Grâce à des contacts pris depuis la France auprès d'associations caritatives comme Care et Morija, je parviens à obtenir le numéro de téléphone d'un pasteur, Domtinet
Bolngar, qui accepte de me recevoir dans son orphelinat baptisé Fafed (Fondation d'amour pour la formation des enfants en détresse). Un orphelinat situé en périphérie de la ville et où le
pasteur recueille les enfants des rues.
Avec son épouse, il fait un travail formidable, repérant les enfants (notamment au marché de N'Djaména) puis leur offrant une éducation grâce à des locaux construits par l'armée
française.
Malgré les difficultés de la vie quotidienne et notamment pour nourrir ses 64 pensionnaires qu'il héberge, le pasteur a ses réseaux. Il reçoit de l'aide ponctuellement de l'Unicef, de l'ambassade des Etats-Unis, de la mission Coréenne au Tchad, de Médecins du Monde ou encore des militaires français...
Pas de viande tous les jours
Pourtant, même si les enfants mangent à leur faim, les repas ne sont pas des plus variés. La viande reste exceptionnelle au menu (pas plus d'une fois par semaine). Lors de l'une de mes visites à l'orphelinat, je propose au pasteur de payer le repas du lendemain... avec mes 20 euros, le riz ce jour là sera agrémenté de poulet. 20 euros et ce sont près de 80 enfants qui mangent de la viande ce mercredi !
Le pasteur m'explique le fonctionnement de l'orphelinat : certains enfants sont pensionnaires, d'autres sont externes, placés en famille d'accueil. Au total le pasteur Domtinet s'occupe de 212 enfants, filles et garçons. Ceux qui sont pensionnaires dorment dans la cour, sur des nattes. Le dortoir, construit par les militaires français en 2004, est de toute façon déjà trop petit et sur-chauffé alors que la température extérieure ne descend pas sous les 28°C la nuit.
Le pasteur et son épouse ont un nouveau projet d'orphelinat-école à Walia, non loin de N'Djaména, un nouveau lieu où il lui sera possible d'accueillir davantage d'enfants et de leur offrir là encore l'éducation indispensable à leur survie.
Si vous souhaitez aider le pasteur Domtinet, rendez-vous dans la rubrique "Aidez les enfants du Tchad".
Des rebelles aux portes de la ville
L'extrême pauvreté du pays n'a pas épargné la capitale. Partout des ordures dans les rues rappellent qu'aucun service de ramassage n'a été mis en place. Le Tchad manque de tout : d'infrastructures, de sécurité... seul l'approvisionnement en denrées alimentaires est à peu près assuré aux habitants de N'Djaména. Le président Idriss Déby sait bien que la faim pousserait la population à la révolte. Il en a fait un slogan de campagne électorale : "Avec Idriss Déby, l'auto suffisance alimentaire est assurée" peut-on lire en ville sur ses affiches.
Dans la capitale, les occidentaux se font très discrets. Beaucoup d'habitants reprochent aux soldats français stationnés au Tchad (opération Epervier) d'avoir aidé l'armée contre l'attaque rebelle du 13 avril 2006. Des colonnes de mercenaires avaient alors traversé le pays depuis le Soudan pour arriver aux portes de N'Djamena. Leur objectif ? Faire tomber Idriss Déby avant les élections présidentielles du 3 mai. Mais l'avancée rebelle sera placée sous étroite surveillance et la France fournira des renseignements décisifs à l'armée fidèle à Idriss Déby. Les mercenaires ne parviendront jamais jusqu'au palais présidentiel.
Je décide de me rendre dans les faubourgs de la ville où les combats ont été les plus violents. Des habitants se
souviennent que les rebelles étaient jeunes, un peu fatigués et surtout complètement perdus. "Ils cherchaient le palais", m'explique-t-on. Les habitants leur ont alors indiqué la route du
"Palais des Congrès" situé en périphérie. Cette méprise leur sera fatale. Au petit matin du 13 avril, l'armée régulière mettra très vite fin à l'attaque. Les combats feront plusieurs dizaines
de morts. Sous couvert de l'anonymat, un agent de la mairie tient à m'expliquer que "les rebelles se sont trompés de palais. A N'Djaména, le palais, c'est le palais des congrès, pas la maison
d'Idriss Déby" ! Incroyable Afrique. De loin, il me montre l'endroit où des fosses communes ont été creusées pour enterrer les cadavres.
Ce 13 avril 2006, la capitale a tremblé. La France avait placé ses soldats à chaque carrefour de la capitale dès le 12, prête à évacuer les ressortissants occidentaux... mais dès le début
d'après-midi, chacun ici avait compris que les rebelles avaient échoué.
Idriss Déby paradera dès le lendemain, place de la Libération, devant des mercenaires prisonniers et les armes saisies dont des 4x4 flambant neufs dont on ne connaît toujours pas la provenance.
Visite aux enfants emprisonnés
Impossible de rencontrer ces jeunes prisonniers-mercenaires, regroupés dans une caserne de la ville. Le pasteur Domtinet parviendra cependant à me faire rentrer dans la maison d'arrêt de N'Djamena où il visite chaque semaine le quartier des mineurs. Je l'accompagne, munie de mon autorisation du directeur de la prison. Pas question de prendre des photos à l'intérieur. Les gardiens sont surpris de me voir, eux qui ne rentrent pas dans la prison. Ici, ce sont des détenus âgés d'une vingtaine d'années qui sont chargés de faire respecter un semblant d'ordre. Muni de gourdins, ils n'hésitent pas à frapper ceux qui seraient tenter de voler ou d'agresser d'autres prisonniers.
Les enfants incarcérés sont contents de voir le pasteur. Il leur explique ma présence, l'objet de mon reportage à N'Djamena. l'un d'entre-eux, qui n'a même pas 15 ans, réclame sa mère, tandis que d'autres sont souffrants : "ils auraient le palu", m'explique le pasteur. Les gardes à l'entrée se sont servis dans les médicaments que je comptais donner aux enfants mais je réussis malgré tout à faire rentrer dans la prison quelques cachets et une boîte d'aspirine. Les mineurs se plaignent. Les gardiens leur ont pris la vieille télé donnée par l'Unicef, idem pour les nouvelles nattes... certains sont donc obligés de dormir à même le sol en terre battue.
Prise de risque
Il y a beaucoup d'enfants livrés à eux-même dans les rues de N'Djaména. Je cherche un guide pour m'amener dans
des décharges où des enfants récupèrent ce qu'ils peuvent pour quelques centimes d'euro par jour. L'adjointe au maire chargée des affaires sociales me présente plusieurs assistantes qui
travaillent dans ces quartiers. Mais les enfants sont difficiles à approcher. Ils se méfient des adultes, des blancs aussi. Et puis sortir l'appareil photo est à chaque fois une prise de
risque. J'en fait la désagréable expérience le mercredi 10 mai 2006, au nord de la ville...
Accompagné d'une assistante sociale et d'un chef de carré, nous parvenons à trouver et à discuter avec un jeune garçon à la tâche sur un tas d'ordures. Le temps n'est pas beau. Il fait très
chaud mais un nuage de sable a recouvert la ville. C'est le milieu de la journée. Cette poussière orangée s'infiltre partout. Malgré cette lumière étrange, je sors donc mon appareil afin de
photographier celui dont je ne connais même pas le prénom. Je n'aurai le temps de prendre qu'une seule photographie. Déjà un attroupement s'est formé. "Hé le blanc, tu pars !" - "Tu ne prends
pas de photos ici". D'autres jeunes accourent, une pierre est lancée. De cette expérience, il ne me restera qu'un seul cliché.
La journée d'un enfant des rues
Ils sont omniprésents dans la ville. Invisibles dans la foule des marchés. Ces enfants de la misère sont
difficiles à approcher. Les assistantes sociales rencontrées avouent avoir des difficultés à les recenser, à les faire soigner et même à les nourrir. Seuls les plus débrouillards survivent :
trocs, ventes de métaux, vols... leur histoire est insaisissable : enfants abandonnés, enfants maltraités, jeunes délinquants livrés à eux-mêmes... ils ne sont la priorité de personne. Ils
semblent être là depuis toujours et pour toujours.
Aux aurores ils fouillent les innombrables tas d'ordures à travers la ville, aident parfois les commerçants des marchés à s'installer. Revendent leurs trouvailles contre quelques francs CFA,
volent ici un fruit, là un peu de riz. Ils ne mendient pas ou peu. Le pays est trop pauvre. Ici, les gens n'ont rien, survivent. Personne ne peut se permettre le luxe de donner à un mendiant
!
Vers 13h, ils se regroupent, déjeunent
entre-eux, parfois non loin des bureaux des assistantes sociales, puis ils disparaissent à nouveau dans le vacarme de la ville. Ce
jeudi 11 mai 2006, un ancien enfant des rues reconverti dans le tri des déchets et qui a réussi à créer une petite association me guide vers un terrain vague. Entre deux tas d'ordures et
quelques arbres, trois morceaux de
tissu et le choc : "c'est là qu'ils vivent" m'explique-t-il. Certains sont là, acceptent d'être pris en photo contre un repas.
"Peut-être que tu pourra montrer tes photos aux Français" me glisse l'un d'entre-eux. Dans ses yeux : 16 années de misère. "Il est dans la rue depuis qu'il est petit" m'explique
mon guide.
L'espoir ?
Qu'espérer dans cet enfer ? Ce que je vois me désespère au plus haut point. Je suis venu pour témoigner de cette misère dont l'occident ne veut pas s'occuper. Mais
comment aider ces enfants ? Je rends visite à l'autre grand orphelinat de la ville. Il est l'oeuvre d'un Français. C'est l'orphelinat Béthanie, situé à l'extérieur de la ville, après l'aéroport
et la base militaire française.
Là aussi beaucoup d'enfants, parfois très jeunes... certains ont été abandonnés devant les grilles de l'entrée. Message d'espoir, il est possible d'en adopter...
Tous recoivent soins et éducation. Son fondateur, M. Burkhardt, est en voyage en France, toujours une occasion pour récolter des dons.
Avant de quitter le Tchad, je rencontre une dernière fois le pasteur Domtinet. Il me remet les grandes lignes de son projet de nouvel orphelinat-école à Walia. Un espoir de plus pour ces
enfants qui vivent dans les rues de N'Djaména...
L'Assemblée nationale a plus que doublé mardi la rémunération du chef de l'Etat et triplé le budget de l'Elysée, la majorité invoquant la "transparence" face à la gauche qui a bruyamment protesté dans les couloirs, mais s'est mise aux abonnés absents à l'heure de voter.
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