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18 Octobre 2009
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L'édification d'un mémorial du génocide arménien à Lyon, qui avait déjà donné lieu à une manifestation hostile, pro-turque, le 18 mars, a été à l'origine d'une nouvelle polémique en fin de semaine avec la suspension de sa construction sur décision du Tribunal administratif (TA).
Après les vives protestations liées à des slogans négationnistes dans le cortège pro-turc du 18 mars et les incidents dus au télescopage avec la fin d'une manifestation anti-CPE, la controverse a rejailli sur la politique locale, à deux ans des municipales.
"Les opposants au mémorial sont allés chercher un petit point technique, en rapport avec les statuts de l'Association +Mémorial lyonnais pour le génocide des Arméniens+. Mais celle-ci devrait rapidement revoir la question et les travaux vont reprendre", a assuré le maire PS de Lyon, Gérard Collomb, à la suite de la décision du TA, mercredi, d'interrompre les travaux.
"Etonnés" voire "scandalisés" par ces polémiques autour d'un monument qui, a priori, faisait "l'objet d'un consensus", M. Collomb et son entourage s'interrogent sur une éventuelle motivation politique chez certains opposants.
"Nous sommes soumis à une véritable guérilla juridique", fait valoir la mairie centrale de Lyon, en référence aux quatre recours introduits par l'Association de défense et de protection des places Bellecour et Antonin Poncet (ADPBAPL).
Cette association compte parmi ses principaux porte-parole Marie-Chantal Desbazeille, conseillère municipale UMP et ancien maire du VIIe arrondissement. "La décision a été prise sans concertation. La mairie de Lyon n'a pas à construire un tel monument sur une place classée par l'Unesco", proclame l'élue UMP pour qui Gérard Collomb agit "pour s'assurer les suffrages de la communauté arménienne".
"Notre démarche n'a rien de politique", clame néanmoins la présidente de l'ADPBAPL, Chantal Lefort. Selon elle, le monument va "dénaturer la place Antonin Poncet", dans le IIe arrondissement de la ville. "Pourquoi cette place? Quant à l'histoire lyonnaise, elle n'a rien à voir avec l'histoire arménienne", ajoute-t-elle.
La polémique rejaillit sur le maire de l'arrondissement lui-même, Denis Broliquier, un fidèle de l'ancien ministre de la Défense et ex-président de la région Rhône-Alpes, Charles Millon, dont l'attitude est critiquée par les deux camps. "Il tient un double langage", juge-t-on à la mairie centrale. "Il a minimisé les choses", estime Mme Lefort.
"Qu'on ne vienne pas nous dire que les +Millonistes+ sont contre un monument arménien. Le lieu a été mal choisi", s'insurge-t-on à la mairie du IIe qui critique la méthode employée par Gérard Collomb.
En cas de redémarrage des travaux, ce mémorial - qui a aussi pour but "d'honorer les victimes de tous les génocides du XXe siècle", selon M. Collomb - devra encore franchir au moins deux recours sur le fonds avant l'inauguration. Celle-ci reste fixée au 24 avril, date de la commémoration du génocide arménien de 1915, reconnu par la France en 2001.
Les massacres et déportations d'Arméniens sous l'empire Ottoman, de 1915 à 1917, ont fait 1,5 million de morts, selon les Arméniens, entre 300.000 et 500.000, selon Ankara qui rejette catégoriquement la qualification de génocide.
Les syndicats, portés par le succès des manifestations de mardi, demandent aux parlementaires UMP le vote d'une loi abrogeant le contrat première embauche "avant le 17 avril", en annonçant, dans le cas contraire, un "nouveau temps fort de mobilisation".
L'Unef a lance de son côté un appel à "intensifier" dès mercredi la mobilisation dans les universités, alors que Jacques Chirac appelait les jeunes à reprendre le chemin des cours.
Les douze syndicats de salariés, étudiants et lycéens, étaient réunis mercredi matin avant d'entamer, dans l'après-midi, une série de rencontres séparées avec les parlementaires UMP. Ils ont affirmé, dans une déclaration commune, que l'"hypothèque du CPE devait être très rapidement levée", afin de "permettre l'ouverture de discussions ou de négociations sur l'emploi et la formation des jeunes, la précarité et le chômage".
Cela passe "par le vote avant les vacances parlementaires le 17 avril d'une loi abrogeant le CPE", faute de quoi ils se disent prêts à décider d'un "nouveau temps fort de mobilisation".
Les socialistes ont tenté mercredi de mettre le gouvernement et l'UMP au pied du mur dans la crise du CPE en demandant, à l'instar des syndicats, le vote d'une proposition de loi abrogeant ce dispositif avant Pâques par l'Assemblée nationale.
Lors d'une conférence de presse commune au Palais Bourbon, avec les présidents des groupes socialistes à l'Assemblée nationale et au Sénat, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, le numéro un du PS François Hollande a souligné que les députés devront de toute façon se prononcer sur le CPE le 16 mai lors de la "niche" socialiste (séance dont l'ordre du jour est fixé par un groupe) où sera examinée la proposition de loi PS sur le sujet.
"Il n'y aura de sortie de crise que si le CPE est abrogé" et "toute autre formule n'est qu'un faux semblant", a averti M. Hollande, alors que le groupe UMP entamait mercredi des consultations avec les partenaires sociaux.
"Il est possible d'en terminer avec le conflit par le vote d'une proposition de loi d'ici le 17 avril", a insisté M. Hollande, ainsi que l'ont exigé mercredi les douze syndicats de salariés, étudiants et lycéens, en se disant prêts à décider d'un "nouveau temps fort de mobilisation". Le Parlement interrompt ses travaux pendant les deux dernières semaines d'avril pour les vacances de Pâques.
Mais "si le pouvoir n'a pas abrogé le CPE d'ici là, il pourra toujours le faire le 16 mai", a-t-il souligné, en mettant en garde les pouvoirs publics contre une attitude visant "à ne pas prendre de décision avant les vacances parlementaires, avant les vacances d'été qui sait".
Face à un pouvoir "à la fois dans la confusion, la manoeuvre et le report des décisions à prendre", M. Hollande a prôné la "clarté" de sa démarche, la "responsabilité" avec l'engagement d'un "dialogue social approfondi" et la "rapidité" avec un vote avant le 17 avril.
Le premier article de la proposition de loi socialiste prévoit l'abrogation du CPE. Le deuxième crée une "conférence nationale pour l'emploi et l'insertion professionnelle des jeunes" associant pouvoirs publics et partenaires sociaux avec mission "de formuler des propositions pour réduire le chômage et la précarité des jeunes", de "faire du contrat à durée indéterminée le socle du droit du travail" et "d'assurer la sécurisation des parcours professionnels".
L'article 3 stipule qu'une "large négociation avec l'ensemble des partenaires sociaux est engagée". Il prévoit l'abrogation de l'ordonnance créant le CNE (contrat nouvelles embauches) et une modulation des cotisations sociales "en fonction de l'effort d'insertion durable" au bénéfice des jeunes.
Enfin, le dernier article prévoit la contribution de l'Etat "au regard de l'effort consenti par l'employeur au financement des actions d'orientation, d'accompagnement professionnel ainsi que des actions de formation et de validation des acquis de l'expérience nécessaires à la réalisation du projet professionnel du jeune".
Pour leur part, les sénateurs socialistes en liaison avec leurs homologues communistes déposeront également une proposition de loi pour abroger le CPE.
La fillette disparue à Eyguières a été retrouvée morte
Madison, une fillette de 5 ans, disparue dans la nuit de samedi à dimanche à Eyguières, a été retrouvée morte lundi, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
"un rendez-vous manqué" ![]()
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L'ex-Premier ministre estime que "le jeu des personnes ne doit pas dissimuler les enjeux de fond" pour 2007.
![]() Lionel Jospin |
un seul mandat avant d'aller dans le privé"
LA VINGTAINE de participants à un cénacle parisien, voilà une dizaine de jours, n’en sont pas revenus.
Leur invité du jour, Nicolas Sarkozy, leur a, pendant près d’une heure et demie, livré non seulement son programme électoral mais aussi le détail de son ordre de bataille pour 2007.
C’est en novembre que Nicolas Sarkozy partira pour de bon en campagne en permettant aux Français de faire leur choix en toute connaissance de cause. C’est la raison pour laquelle il désignera à l’avance ses ministres, à la manière d’un "shadow cabinet" à l’anglaise. En ce qui concerne son programme électoral, il sera axé sur le thème "travailler plus et gagner plus" déjà présent dans les meetings du président de l’UMP.
Parmi les mesures de "rupture" annoncées: la réforme du statut de la fonction publique, la suppression de l’impôt sur les successions (l’ISF, par contre, est maintenu) et l’autonomie des universités. Toutes les réformes seront appliquées d’un bloc, un peu comme l’avait fait François Mitterrand au début de son premier septennat.
"Dans le privé"
A ceux qui doutent de la capacité de l’opinion publique à absorber un tel train de mesures, un conseiller du candidat réplique que la campagne sera animée d’un "esprit sacrificiel". De fait, Nicolas Sarkozy annoncera également que, s’il a bien l’intention de devenir président de la République, c’est pour un seul et unique quinquennat. Et après 2012? L’actuel ministre de l’Intérieur explique qu’il abandonnera la vie publique pour "aller dans le privé". Il aura alors 57 ans.
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L'ancien Premier ministre était mercredi soir l'invité de TF1 au lendemain de la publication d'un long texte au ton rassembleur.
![]() Ségolène Royal et Lionel Jospin |
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