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18 Octobre 2009
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Coup dur pour les enfants des familles orthodoxes: l'ancien Grand Rabbin sépharade d'Israël a promulgué un édit obligeant les parents à amputer leurs poupées d'un bras ou d'une jambe.
S'appuyant sur l'interdiction stipulée dans la Bible de créer ou de posséder une idole, le rabbin Mordehaï Eliyahou a déclaré sur une radio religieuse qu'il fallait ôter l'un des membres des poupées.
"Il est très important que ces jouets ne soient pas intacts, car cela leur enlève leur caractère idolâtre", a-t-il expliqué.
Selon lui, si l'enfant possède un ours ou un chien en peluche, il faut lui ôter une oreille ou un oeil.
Son fils, Shmouel Eliyahou, rabbin de Safed, dans le nord d'Israël, a expliqué qu'il était malvenu de posséder des statues ou des poupées, même dans des buts ludiques ou artistiques. "Il faut les amputer ou en tout cas les altérer", a-t-il ajouté.
Il a confié à la presse que son père avait obligé l'un de ses fidèles à casser l'oreille d'une réplique de la statue de Moïse de Michel-Ange, qu'il avait achetée à un prix exorbitant.
Les édits religieux des rabbins n'ont aucune valeur juridique en Israël. Ils n'ont force de loi que pour leurs ouailles.
Irak: Saddam Hussein sera jugé pour génocide contre les kurdes
Le président déchu Saddam Hussein sera jugé pour génocide contre les kurdes dans un nouveau procès en Irak, où les violences ne cessent de s'aggraver sur fond de vide politique.
Mardi, le Haut tribunal pénal irakien a annoncé que Saddam Hussein et six coaccusés, dont son cousin Ali Hassan al-Majid, dit "Ali le chimique", seraient jugés pour génocide dans l'affaire Anfal, un déplacement massif de population kurde entre 1987 et 1988 qui a coûté la vie à plus de 100.000 personnes.
"L'instruction a été bouclée dans l'affaire Anfal et les sept personnes, accusées de génocide, ont été déférées au tribunal", a annoncé le chef des juges d'instruction Raed al-Jouhi, sans donner de date pour l'ouverture du procès.
Les cinq autres accusés sont des ex-responsables du parti Baas et un ex-ministre de l'Industrie.
Cette annonce survient à la veille de la reprise du procès de l'ex-président et de sept coaccusés dans l'affaire de Doujail, le massacre de 148 villageois chiites après une attaque en 1982 contre le convoi de Saddam Hussein. Ils y ont plaidé non coupables et risquent la peine de mort.
Le président irakien Jalal Talabani a déclaré que Saddam Hussein serait jugé pour "tous ses crimes", avant l'exécution des jugements prononcés contre lui, contredisant des propos du procureur général Jaafar Moussaoui, selon lequel l'ex-dictateur serait exécuté sans attendre les autres procès s'il était condamné à mort dans l'affaire de Doujail.
Parallèlement, la violence a continué avec la mort de 19 personnes, dont sept dans un attentat à la voiture piégée à Bagdad, deux employés irakiens de l'ambassade des Emirats arabes unis et deux enfants dans l'explosion d'une charge dans leur maison, selon des sources de sécurité.
Lundi, l'armée américaine a annoncé coup sur coup la mort de neuf de ses soldats la veille dans la province rebelle occidentale sunnite d'Al-Anba: quatre dans une attaque rebelle et cinq dans un accident.
En outre neuf corps de personnes non encore identifiées, les mains liées et portant des traces de torture, ont été découverts à Bagdad.
Les violences ont continué après une visite surprise de deux jours à Bagdad des chefs de la diplomatie américaine Condoleezza Rice et britannique Jack Straw, qui ont fortement pressé les dirigeants irakiens à former un gouvernement d'union nationale capable de faire face à l'insécurité.
Mme Rice a estimé pendant la visite que le vide politique profitait aux auteurs des violences tandis que M. Straw a dit la frustration de la communauté internationale devant le retard pris dans la formation d'un tel gouvernement, en gestation depuis plus de trois mois.
La principale difficulté que rencontrent les négociateurs des blocs politiques chiite, kurde et sunnite, pour former un gouvernement est le choix d'un Premier ministre.
La candidature du chef du gouvernement sortant Ibrahim Jaafari, contestée par les blocs sunnites et les Kurdes, a commencé à poser problème au sein même de l'alliance de chiites conservateurs qui l'a désigné.
Des élus indépendants de la liste chiite de l'Alliance unifié irakienne qui a envoyé 128 députés au Parlement de 275 sièges ont publiquement appelé M. Jaafari à laisser la place à un autre candidat pour débloquer la situation.
Mais l'entourage du Premier ministre a exclu avec force cette idée et une manifestation favorable à M. Jaafari, à l'initiative de son parti Dawa et du courant radical chiite de Moqtada Sadr, a eu lieu à Sadr City, le grand quartier chiite du nord de Bagdad.
L'accusation et les victimes au rendez-vous.
Le procès de Zacarias Moussaoui reprend ce jeudi à Alexandria (Virginie, est) avec l'examen des circonstances aggravantes présentées par l'accusation pour obtenir sa condamnation à mort, notamment la souffrance des victimes des attentats du 11-Septembre.
Le jury dans ce procès au tribunal fédéral d'Alexandria a estimé lundi que le Français membre d'Al-Qaïda était passible de la peine de mort car il avait "directement" causé la mort d'au moins l'une des quelque 3.000 victimes des attentats.
Après onze audiences réparties sur un mois, les jurés ont fait leur la théorie de l'accusation selon laquelle Zacarias Moussaoui a participé aux attentats en niant être un terroriste lors de son arrestation le 16 août 2001 dans le nord des Etats-Unis et en cachant leurs plans.
Après des remarques préliminaires des deux parties, l'accusation reprend le flambeau jeudi pour convaincre cette fois des jurés qu'ils doivent condamner l'accusé à l'injection mortelle.
Au titre des "circonstances aggravantes", les procureurs ont l'intention d'exposer les attentats dans toute leur monstruosité: souffrance des victimes, images inédites, destruction de "millions" de mètres carrés de bureaux, paralysie de la Bourse, des transports en commun.
Selon la chaîne CNN, l'ancien maire de New York Rudolph Giuliani pourrait témoigner dès jeudi pour expliquer aux jurés à quel point sa ville a été affectée.
M. Giuliani, républicain modéré de 61 ans devenu consultant, est la personnalité politique préférée des Américains, selon un sondage publié début mars.
Des témoignages de proches de victimes ou des récits concernant ceux qui ont été handicapés à vie par ces attentats sont aussi attendus.
Léonie Brinkema, la juge en charge de l'affaire, a par ailleurs autorisé la diffusion à l'audience d'enregistrements de conversations dans le cockpit du "vol 93" de United Airlines, le dernier des quatre avions qui s'est écrasé ce jour-là, à 10h03 en Pennsylvanie (nord-est).
L'ancien maire de New York Rudolph Giuliani a été le premier à témoigner jeudi au procès du 11-Septembre contre Zacarias Moussaoui, en décrivant l'horreur vécue personnellement, devant le Français qui n'a pas renoncé à son attitude provocatrice.
Rudolph Giuliani, 61 ans, devenu héros national pour sa présence tout au long des journées qui ont suivi les attentats, est la plus haute personnalité citée depuis le début des débats au fond dans ce procès, destiné à décider si Moussaoui doit être condamné à mort.
L'ancien maire de New York (1994-2001) a pris place dans le box des témoins au tribunal fédéral d'Alexandria, près de Washington, à côté d'une grande maquette des tours jumelles, dévoilée devant les jurés.
Le 11 septembre 2001, arrivé aux abords du World Trade Center avant même que le deuxième avion, le vol 175 de United Airlines, ne s'écrase contre la tour Sud, le "maire de l'Amérique", comme certains le surnomment depuis, s'est approché en regardant en l'air pour éviter les débris.
Son regard a soudain capturé une silhouette. "J'ai réalisé que j'étais en train de regarder un homme se jeter dans le vide", a dit M. Giuliani.
"J'ai vu plusieurs personnes (...) J'ai vu deux personnes (se jeter dans le vide) en se tenant par la main. C'est sans doute le souvenir qui me revient chaque jour" depuis la tragédie, a-t-il ajouté.
Dans les bancs du public, au troisième rang, des familles de victimes ont retenu leur souffle. Au deuxième, une femme a serré son mouchoir.
Au fur et à mesure du témoignage de l'ancien maire, l'accusation a diffusé des extraits de vidéos des avions percutant les tours, de silhouettes se jetant dans le vide.
Zacarias Moussaoui a observé les films en laissant flotter sur ses lèvres un sourire indéfinissable, approuvant d'un signe de tête l'effondrement de la seconde tour et baillant ostensiblement devant les images des ruines fumantes.
Juste après avoir échappé au nuage de débris et de poussière et bataillé pour établir un centre de commandement, Rudolph Giuliani est revenu sur les décombres.
"Je n'avais jamais rien vu de pire de toute ma vie. Il y avait des bâtiments en feu, on pouvait voir des corps, des morceaux de corps, des mains, des jambes... des gens grièvement blessés...", a-t-il raconté jeudi, en rappelant que les flammes avaient continué à brûler en sous-sol pendant 90 jours.
Auparavant, accusation et défense avaient résumé l'argumentation qu'elles s'efforceront de présenter dans les semaines qui viennent, consacrées aux circonstances "aggravantes" et "atténuantes" de la complicité que Moussaoui revendique avec les auteurs des attentats qui ont fait près de 3.000 morts.
"Vous verrez ce qu'Al-Qaïda et l'accusé ont fait ce jour-là: l'horreur des meurtres, l'énormité des attaques", a déclaré le procureur Robert Spencer.
Après lui, l'un des avocats de Zacarias Moussaoui, Gerald Zerkin, a expliqué que la défense prouverait que Moussaoui est atteint d'une schizophrénie, circonstance atténuante.
"Au final, je vous demanderai ce que Moussaoui croit impossible parce que vous êtes Américains et que nous estimons être possible pour la même raison: une condamnation à la prison à vie", a-t-il plaidé.
En quittant la salle lors d'une suspension d'audience, le Français a entonné la chanson de Bruce Springsteen "Born in the USA". Beaucoup de spectateurs, écoeurés, ont cru entendre "Burn in the USA" (Brûlé aux Etats-Unis) et non "Born" (Né).
"Amérique, tu peux aller en enfer", a lancé Moussaoui lors de la suspension suivante
La Commission européenne a annoncé vendredi la suspension de l'aide directe de l'Union européenne au gouvernement palestinien dirigé par le Hamas, augmentant la pression sur le mouvement radical islamiste qui a immédiatement dénoncé un "chantage".
"Pour l'instant, il n'y a aucun paiement effectué à ou via l'Autorité palestinienne", a déclaré Emma Udwin, la porte-parole de la commissaire européenne aux Relations extérieures, en laissant aux ministres des Affaires étrangères de l'UE, lundi au Luxembourg, le soin de prendre une décision formelle sur cette suspension.
"Je m'attends (...) à ce que le message des ministres soit d'entériner" la décision de la Commission, a déclaré un diplomate britannique sous couvert de l'anonymat.
Un diplomate français a confirmé qu'une suspension d'une partie de l'aide était possible lundi, mais que la sélection de l'aide à supprimer était complexe.
Une autre source européenne s'est néanmoins montrée plus prudente. La suspension de l'aide directe à l'Autorité palestinienne "est une possibilité, mais pas une certitude. On ne peut pas préjuger des conclusions de la discussion de lundi", a-t-elle souligné.
Interrogée sur l'impact d'une telle décision, une source communautaire a indiqué que la suspension de l'aide directe européenne pourrait concerner environ "plus de 30 millions d'euros". Toutefois, aucun responsable n'a pu dire clairement si des paiements étaient prévus dans un avenir proche.
Israël s'est aussitôt félicité de l'annonce de cette suspension, alors que le gouvernement palestinien du Hamas dénonçait un "chantage".
"Nous n'accepterons pas un tel chantage. (Les Européens) devraient réfléchir à nouveau et comprendre que ce gouvernement ne trahira pas ses positions politiques", a affirmé le porte-parole du gouvernement Ghazi Hamad.
L'Union européenne est le principal soutien financier des Palestiniens avec 500 millions d'euros versés chaque année, dont la moitié environ est gérée directement par Bruxelles, le reste venant des Etats membres.
Les Etats-Unis, comme le Canada, ont déjà annoncé la suspension de leur aide directe au gouvernement palestinien, dont les finances sont au plus mal, tandis que l'Union européenne est engagée dans un examen approfondi des différents soutiens qu'elle accorde.
Depuis la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes de janvier, l'UE menace de suspendre une partie de son aide, faute de voir le Hamas renoncer à la violence, reconnaître l'existence d'Israël, ainsi que les accords israélo-palestiniens précédents.
Maintenant que le Hamas dirige effectivement le gouvernement, les Etats membres sont nombreux à estimer que l'UE doit prendre une décision pour ne pas avoir l'air de transiger sur ses principes. Mais ils ont, dans le même temps, le souci de ne pas sanctionner les Palestiniens.
"Il ne faut rien faire d'ambigü, qui donne l'impression que nous transigeons sur nos principes", a expliqué un diplomate français, en soulignant que "la décision qui sera prise lundi sera claire et elle sera évolutive".
De son côté, le diplomate britannique a assuré qu'il s'agissait de lancer "un message très clair" au Hamas, mais pas "de claquer la porte au nez" des Palestiniens.
En annonçant la suspension de facto de l'aide directe -- qui n'affecte pas l'aide humanitaire -- la Commission européenne a insisté vendredi sur la nécessité pour les Européens d'adopter une stratégie claire concernant l'avenir de l'aide européenne.
En attendant que l'UE ait terminé son réexamen complet de son aide aux Palestiniens, "la Commission, comme elle se doit de le faire, assume ses responsabilités et adopte une politique d'extrême prudence", a souligné Mme Udwin.
Le Quartette pour le Proche-Orient (UE, USA, Russie, Onu) avait récemment prévenu le nouveau gouvernement palestinien qu'il réduirait son aide financière s'il ne répondait pas aux exigences de la communauté internationale
Silvio Berlusconi et Romano Prodi ont conclu vendredi une campagne électorale d'une rare violence, le premier à Naples, le second à Rome, avec leurs derniers messages aux électeurs dans lesquels ils ont insisté sur les enjeux du scrutin des 9 et 10 avril.
"Dimanche, choisissons l'Italie des droits, de la tolérance, du respect de tous, du bien-être, et surtout une Italie qui sait aimer", a invité d'une voix éraillée le chef de du gouvernement italien et patron de la coalition de la droite.
"Merci à tous. Vous êtes émouvants et soyez certains que dimanche et lundi nous gagnerons parce que nous ne sommes pas des couillons", a-t-il lancé sous les applaudissements de près de 10.000 personnes. Certains de ses jeunes militants portaient un polo bleu avec l'inscription "Berlusconi for president".
"Je veux parler à tous les Italiens et à toutes les Italiennes, à un pays qui a été divisé et qui a désespérément besoin d'être uni", a pour sa part affirmé son rival, l'ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, à la tête de la gauche italienne.
Les Italiens sont appelés aux urnes dimanche et lundi pour élire un nouveau Parlement et mettre fin au suspense dans le duel entre le multi-milliardaire chef du gouvernement Silvio Berlusconi et son adversaire Romano Prodi, à l'issue d'une campagne âpre qui a divisé le pays.
Plus de 47 millions d'électeurs pourront voter dimanche de 06H00 GMT à 20H00 GMT et lundi de 05H00 GMT à 13H00 GMT, dans les 61.000 bureaux de vote disséminés sur le territoire.
Plus d'un million d'Italiens résidant à l'étranger ont déjà voté dans les consulats. Leurs bulletins seront dépouillés, comme les autres, à partir de lundi 13H00 GMT et les premiers résultats officiels sont attendus lundi en fin de journée.
La branche armée du mouvement islamiste palestinien au pouvoir Hamas a menacé dimanche de faire "payer cher" à Israël ses opérations militaires meurtrières lancées depuis vendredi contre la bande de Gaza.
Le gouvernement israélien a annoncé de son côté sa détermination à poursuivre les raids pour stopper les tirs de roquettes venant de Gaza, en dépit du risque d'escalade après la mort de quinze Palestiniens depuis vendredi .
"Ces crimes perpétrés contre les Palestiniens ne nous empêcheront pas d'emprunter le chemin de la résistance et du Jihad", ont affirmé les Brigades Ezzedine al-Qassam dans un communiqué.
"L'ennemi sioniste payera cher et devra s'abreuver jour et nuit à la même coupe amère que notre peuple", ont-elles ajouté.
Quinze Palestiniens ont été tués dans des raids aériens israéliens et des bombardements contre la bande de Gaza depuis vendredi soir notamment en riposte à des tirs palestiniens de roquettes contre Israël. Parmi les victimes, un enfant en bas âge et et un chauffeur de taxi tué dimanche par un obus israélien tiré à Beit Hanoun, au nord de Gaza.
Le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz a affirmé que les "opérations militaires" étaient nécessaires "pour empêcher des tirs de roquettes", tout en présentant ses regrets pour la mort de l'enfant, selon un communiqué publié à l'issue du conseil des ministres.
Le Premier ministre israélien par intérim Ehud Olmert a assuré pour sa part "qu'aucune restriction" ne serait "imposée aux forces de sécurité", soulignant que "quiconque tire des roquettes ou est engagé dans une activité terroriste devient une cible légitime".
Le ministre palestinien de l'Intérieur issu du Hamas, Saïd Siam, a averti dans un communiqué les militants de son mouvement d'éviter de se regrouper dans leurs camps d'entraînement "car il est évident qu'ils servent d'objectifs aux forces d'occupation".
Dimanche, Yasser Abou Jarad, un chauffeur de taxi de 29 ans, a été tué et cinq membres des Forces nationales de sécurité ont été blessés par un obus de char israélien tiré contre leur position à Beit Hanoun, au nord de Gaza.
"Nous avons prévenu les civils de ne pas se trouver dans les secteurs à partir desquels sont tirés des roquettes contre notre territoire", a indiqué un porte-parole de l'armée israélienne.
Ces décès portent à 5.013 le nombre des tués depuis le début de l'Intifada en septembre 2000, en majorité des Palestiniens, selon un décompte de l'AFP.
Après sa victoire aux législatives du 25 janvier, le Hamas a formé le gouvernement et mis fin à la trêve de la violence qu'il observait plus ou moins depuis début 2005, mais n'a pas repris sa campagne d'attaques contre Israël.
La communauté internationale le presse de renoncer à la violence, de reconnaître Israël et les accords passés signés avec lui par les Palestiniens.
Les Etats-Unis et l'Union européenne ont annoncé qu'ils suspendaient ou coupaient leur aide directe à l'Autorité palestinienne.
Israël a de son côté installé une nouvelle batterie d'artillerie face au sud de la bande de Gaza, en sus de celle déjà déployée face au nord de la région, a indiqué une porte-parole de l'armée.
Plus d'une quarantaine de roquettes ont été tirées depuis dimanche dernier contre Israël à partir de ce territoire qu'il a évacué en septembre 2005.
Ces dernières 48 heures, l'artillerie, la marine et l'aviation israéliennes ont tiré en riposte, plus d'un millier d'obus ou missiles.
Par ailleurs, l'armée a indiqué avoir arrêté à l'aube huit Palestiniens en Cisjordanie. Deux autres, blessés vendredi dans une explosion d'origine inconnue et hospitalisés à Hébron, ont aussi été appréhendés, selon une source hospitalière.
De crainte d'attentats, la police israélienne a de son côté été placée en état d'alerte avancé, notamment en vue des fêtes de la Pâque juive qui commencent mercredi et s'achèvent le 19 avril.
En Israël, les représentants du Premier ministre désigné, Ehud Olmert, chef du Kadima centriste, ont entamé des tractations avec divers partis pour former la prochaine coalition gouvernementale.
Faute de partenaire palestinien, M. Olmert entend fixer unilatéralement d'ici 2010 les frontières permanentes d'Israël, notamment par des retraits et des démantèlements de colonies en Cisjordanie -- dont quelque 70.000 habitants seraient regroupés dans des blocs d'implantations appelés à être annexés.
"Les temps sont propices (...) Je pense qu'il y a une occasion sans précédent (...) Cela tient à la convergence de l'opinion israélienne avec mes engagements, et la compréhension, et j'espère le soutien, du président (américain) George W. Bush", a expliqué M. Olmert dans une interview octroyée simultanément au Washington Post et à Newsweek.
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