Bon à savoir

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Ours

LE WEB-ZINE

Mon Site Gratuit : Horloge Virtuelle pour site internet  
Laurette FUGAIN

L'EQUIPE du L-I W-Z

18 Octobre 2009

Libre Infos change
de mains

Changement de
webmaster.

Zargo prend Libre Infos
en mains.


PUB

Libre Infos Web-Zine.
Le "Journal" sur le net ou la parole vous est donnée.
Journalistes d'un jour, d'un soir, ou régulier :

Devenir journaliste du Libre-Infos Web-zine
Publiez vos articles.

Donnez votre avis, quel qu'il soit.

Visitez nos partenaires et sponsors ci dessous
Nous avons besoin d'eux pour exister.
  

 
 

L-I-W-Z

L'actualité en direct en partenariat avec  bfm.jpg    _______________Téléviseurs Prix Expert Imbattables________________
retrouvez libre-infos
sur BLiGG.fr

Dossier

DOSSIER du Dimanche :
 
Washington envisage des frappes militaires en Iran,
 
 

L'administration de George W. Bush étudie des options de frappes militaires contre l'Iran afin de forcer Téhéran à abandonner son programme nucléaire, affirme dimanche le Washington Post, une information qualifiée de "guerre psychologique" par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Citant des responsables américains et des analystes indépendants, le journal estime qu'une attaque n'est pas prévue à court terme mais que les responsables considèrent qu'il s'agit d'une option possible et utilisent cette menace pour convaincre les Iraniens du sérieux de leurs intentions.

Le Pentagone et la CIA ont étudié des cibles possibles, dont l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz et un laboratoire de conversion d'uranium d'Ispahan, indique le Washington Post.

Bien qu'une attaque terrestre ne soit pas envisagée, les responsables militaires étudient des alternatives allant de raids aériens limités sur des sites nucléaires clés, à une campagne de bombardement plus extensive destinée à détruire des cibles militaires ou politiques.

Le journal affirme encore que Bush considère l'Iran comme une menace sérieuse qui doit être écartée avant la fin de sa présidence.

Toutefois, de nombreux militaires et experts assistent à ces bruits de bottes avec inquiétude, note le Post. Une attaque contre l'Iran pourrait, au mieux selon eux, retarder le programme nucléaire de quelques années, mais elle risquerait de retourner l'opinion mondiale contre les Etats-Unis, en particulier dans le monde arabe.

Le journal estime également que Washington, tout en poursuivant l'option diplomatique, est de plus en plus sceptique quand à son succès éventuel.

Enfin, l'administration américaine subit des pressions de la part d'Israël qui a averti l'administration Bush que l'Iran serait plus proche de se doter de l'arme nucléaire que le pense Washington et que le moment de prendre une décision sur une attaque approche rapidement, conclut le Washington post.

En Iran, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, a qualifié de "guerre psychologique" les informations de presse concernant des frappes militaires américaines pour forcer Téhéran à abandonner son programme nucléaire.

"Les Américains ne veulent pas d'un règlement du dossier nucléaire iranien et cherchent à faire perdurer la crise. Ils ne veulent que nous arrivions à un accord avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et les Européens", a ajouté M. Assefi.

Il a toutefois indiqué que son pays "ne renoncerait pas à ses droits" nucléaires et que les "activités de recherches en matière d'enrichissement se poursuivaient normalement" à l'usine de Natanz.

"L'envoi de notre dossier au Conseil de sécurité ne nous fera pas reculer. Pendant 27 ans, nous avons subi des sanctions économiques et malgré cela nous avons fait des progrès économiques, techniques et scientifiques", a-t-il dit.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a donné, le 29 mars, trente jours à l'Iran pour suspendre notamment ses activités d'enrichissement d'uranium, ce que Téhéran a refusé.

A Londres, le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw a répété dimanche qu'il n'y avait "pas de base (...) pour une action militaire" contre le régime iranien du président Mahmoud Ahmadinejad sur le dossier nucléaire, dans un entretien à la BBC télévision.

"Soyons clairs, il n'y a pas d'indice flagrant, il n'y a pas de casus belli, et nous ne pouvons pas être certain des intentions iraniennes (en matière d'armes nucléaires), et c'est pourquoi il n'y a pas de base sur laquelle quiconque pourrait décider une action militaire", a insisté le chef de la diplomatie britannique, faisant clairement la différence entre l'Irak et l'Iran.

Interrogé sur les articles de presse aux Etats-Unis faisant état de supposés projets de l'administration Bush pour des frappes militaires, et notamment de frappes nucléaires contre les installations nucléaires iraniennes, M. Straw a écarté ces rumeurs comme stupides: "L'idée même d'une frappe nucléaire contre l'Iran est complètement dingue".

 

Du Dimanche

Début dans les Pyrénées de l'opération de réintroduction des ours

 

Cinq ours slovènes vont arriver dans les Pyrénées d'ici le début de l'été, avec pour mission de renforcer une population menacée de consanguinité et d'extinction, un projet qui divise élus locaux et éleveurs.

Quatre femelles et un mâle vont être capturés dans les montagnes de la Slovénie, où 500 à 700 ours vivent en liberté actuellement. L'opération va débuter le 15 avril dans le sud-est du pays avec le repérage, la surveillance des plantigrades et l'installation des trappes, selon les autorités slovènes.

Mais les choses sérieuses ne vont vraiment commencer qu'à partir de mardi, quand les spécialistes slovènes "vont commencer à pister", a expliqué une porte-parole du ministère de l'Ecologie à Paris. La capture d'un ours "peut prendre une semaine ou plus", a-t-elle fait remarquer. "Il fait encore froid en Slovénie, il faut que les ours sortent de leur hibernation", a-t-elle ajouté. "Dès qu'il y en aura un de pris, on lui fera passer des tests sanitaires et 24 heures après il sera en France", a-t-elle précisé.

Les Slovènes se mettront alors immédiatement à la recherche d'un second ours, puis d'un troisième et ainsi de suite jusqu'à ce que les cinq aient été capturés. L'opération devrait prendre fin d'ici le 1er juillet. Quatre communes des Pyrénées se préparent à accueillir les ours slovènes. Le premier sera relaché sur la commune d'Arbas (Haute-Garonne), les deux suivants à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) et les deux derniers à Burgalay et Bagnères-de-Luchon, en Haute-Garonne.

Le plantigrade voyagera "dans un camion climatisé, aménagé spécialement pour lui, avec toutes les normes de sécurité pour qu'il y soit bien et qu'il ne se cogne pas", assure-t-on au ministère. Il faut compter une vingtaine d'heures de route entre la Slovénie et les Pyrénées françaises. Le lâchage sur le site se fera dans la plus grande discrétion. Chaque ours sera bagué avec une puce électronique qui permettra de le suivre pendant environ un an et demi.

Les dernières introductions d'ours slovènes dans les Pyrénées remontent à 1996-97. Ils sont aujourd'hui moins d'une vingtaine - entre 14 et 18 selon les estimations officielles. Un trop petit nombre pour assurer le maintien de l'ours dans cette région. D'autant que les femelles sont déficitaires dans la population actuelle. Avec l'arrivée des nouveaux, parmi lesquels 4 femelles, les risques de consanguinité, une des principales menaces actuelles, seront réduits, selon la ministre de l'Ecologie Nelly Ollin.

Maintenir durablement l'ours dans les Pyrénées nécessiterait toutefois plus que cinq nouveaux représentants, reconnaît le ministère. Le plan actuel de renforcement de la population des ursidés a été limité à 5 individus contre une quinzaine annoncée l'an passé. En fait, il s'agit surtout de compenser la disparition accidentelle de trois ours, Cannelle tuée par un chasseur en 2004, Melba et Claude, morts en 1997 et 1994.

Beaucoup d'éleveurs fulminent contre l'idée d'une cohabitation pacifique entre les plantigrades et les brebis et, bien que réduit au minimum, le plan de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées continue de diviser les populations concernées. Plusieurs collectivités territoriales, dont le Conseil général de l'Ariège, et des fédérations d'éleveurs, ont déposé un recours devant le Conseil d'Etat, tandis que la mairie d'Arbas était le théâtre d'une violente manifestation des anti-ours le 1er avril, suivie d'un rassemblement des pro-ours le 8 avril

 

Après le tsunami, la  menace s'appelle Merapi
 
 
 

Pas encore remise du tsunami, l'Indonésie est menacée par une nouvelle catastrophe naturelle: le volcan Merapi, situé au coeur de l'île surpeuplée de Java, a un réveil colérique.

Cette montagne culminant à 2.914 mètres crache d'imposants nuages opaques et son éruption peut intervenir à tout moment.

Les autorités se préparent à une évacuation massive de quelque 30.000 villageois vivant sur les flancs du Merapi, un nom dérivé d'un mot javanais signifiant "le lieu du feu".

Le volcan, situé à la rencontre des plaques tectoniques eurasienne et indo-australienne, est l'un des plus actifs du monde. Ses pentes sont densément habitées et il est situé à 35 kilomètres au nord de la grande ville universitaire de Yogyakarta.

"C'est un strato-volcan, explosif. Il évolue avec la croissance d'un dôme au sommet, formé de lave pâteuse avec beaucoup de gaz à l'intérieur", a expliqué à l'AFP Jean-Paul Toutain, un géophysicien responsable de la coopération franco-indonésienne de volcanologie.

"Au bout d'un moment ce dôme va être instable et donc tomber. On a alors des phénomènes de décompression de gaz générant des nuées ardentes", a poursuivi ce volcanologue rattaché à l'Observatoire de Midi-Pyrénées et au Laboratoire d'études des mécanismes et transferts en géologie (LMTG, Toulouse), qui a effectué une récente visite du volcan.

Les nuées ardentes, ou coulées pyroclastiques, sont des masses nuageuses composées de gaz brûlants et de fragments de lave solidifiée qui peuvent atteindre 500 degrés et sont très destructrices.

 Le Merapi a des réveils chroniques et parfois meurtriers. "Il a une activité éruptive magmatique qui se manifeste tous les deux ans", a précisé à l'AFP Giuseppe Arduino, spécialiste en géologie au bureau indonésien de l'Unesco.

Personne autour de la montagne de feu n'a oublié l'éruption de 1994 qui avait fait plus de soixante morts et forcé six mille riverains à fuir.

Les autorités s'affichent cette fois actives, avec une cellule de crise et 70 médecins en alerte dans le centre de Java.

Au moins cent tonnes de riz ont été stockées et les services sociaux de la province de Java Centre ont confectionné des colis de vivres et des abris temporaires pour héberger d'éventuels sinistrés.

Quant aux touristes espérant observer de près le volcan grondant, ils se voient contraindre de rebrousser chemin à une douzaine de kilomètres du cratère.

Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a appelé la population à ne pas paniquer, mais celle-ci montre des signes d'inquiétude.

Des prières nocturnes se déroulent dans de nombreux villages et des paysans ont allumé des torches et planté des mâts de bambou devant leur logis, conformément à une cérémonie traditionnelle censée apaiser les esprits du volcan.

Selon l'Agence d'atténuation des risques volcaniques et géologiques indonésienne, une explosion paroxysmale du Merapi mettrait immédiatement en danger plus d'un million d'habitants dans la région de Yogyakarta.

D'après Jean-Paul Toutain, les éruptions du Merapi au XIXe siècle étaient beaucoup plus explosives que celles du XXe siècle et un éventuel retour du volcan à ce type d'éruptions est imprévisible.

Le volcan Merapi, situé à la rencontre des plaques tectoniques eurasienne et indo-australienne, est l'un des volcans les plus actifs du monde. Ses flancs sont densément peuplés et il est situé à 35 kilomètres au nord de la grande ville universitaire de Yogyakarta.

Les tremblements de terre et éruptions volcaniques sont fréquents en Indonésie, un immense archipel formé de milliers d'îles et d'îlots situé sur la "ceinture de feu" du Pacifique. L'Indonésie compte 129 volcans actifs.

Selon l'Agence d'atténuation des risques volcaniques et géologiques indonésienne, une explosion paroxysmale du Merapi mettrait immédiatement en danger plus d'un million d'habitants dans la région de Yogyakarta.

L'Indonésie a connu les deux plus grands phénomènes terrestres des temps modernes: d'abord l'éruption du volcan Tambora en 1815, la plus meurtrière de l'histoire; ensuite l'explosion du Krakatoa en 1883, qui a déclenché des vagues qui firent le tour du monde et altéré les climats des cinq continents.

Dossier du Dimanche

Nicolas Sarkozy courtise les électeurs du FN

"Si certains n'aiment pas la France, qu'ils la quittent", a déclaré à 2.000 adhérents le président de l'UMP qui ira chercher "un par un" les électeurs frontistes.

Q uatre ans après le 21 avril 2002 et la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le deuxième tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a annoncé son intention d'aller chercher "un par un" les électeurs du Front national et de la "gauche populaire", Parti communiste en tête.
Devant près de 2.000 nouveaux adhérents de l'UMP réunis à Paris, le ministre de l'Intérieur s'est posé en "homme de droite, de la droite républicaine", mais "pas un conservateur".
A un an presque jour pour jour du premier tour de la prochaine présidentielle, celui qui ne fait plus mystère de son intention de briguer la succession de Jacques Chirac a appelé à un rassemblement qui irait dépasserait "le seul critère de la gauche et de la droite".

"Immigration choisie"

Tablant sur une année 2006 "passionnante", le président de l'UMP a promis qu'il ne "fuirait pas le débat" sur l'immigration, évoquant notamment un durcissement des conditions du regroupement familial.
"Il y a encore quelques années, prononcer le mot et déjà vous étiez un raciste", s'est-il indigné.
"Je n'accepte pas cette pensée unique qui empêche de parler des problèmes (...) Ne pas avoir le courage de parler, c'est faire le lit des extrêmes".
Fraîchement revenu de Guyane française, où il a assisté aux obsèques d'un gendarme, Nicolas Sarkozy a de nouveau décliné les grandes lignes du projet de loi qu'il doit défendre à l'Assemblée nationale à partir du 2 mai et dont l'objectif est de promouvoir une "immigration choisie".
"Au nom de quoi les Etats-Unis, l'Australie, le Canada, l'Angleterre, l'Allemagne et tant d'autres choisiraient les meilleurs étudiants, les meilleurs travailleurs et nous nous n'aurions le droit de choisir personne pour subir tout le monde. Cette politique, ce n'est pas la mienne", a martelé le président de l'UMP.

 

Chirac lance la 2e phase de son plan cancer



Le chef de l'Etat doit demander au gouvernement de préparer un grand plan de lutte contre les addictions

  Jacques Chirac (AP)
Jacques Chirac 
 
Jacques Chirac doit lancer jeudi matin 27 avril la "deuxième" phase de son plan de lutte contre le cancer. A propos d'une éventuelle interdiction du tabac dans les lieux publics, le président de la République "avant la fin de l'année", a-t-on appris mercredi dans son entourage,
Avec le handicap et la sécurité routière, le cancer est un des "trois grands chantiers" du quinquennat. Le plan a été lancé concrètement en 2003 par Jacques Chirac, avec un budget de 1,7 milliard d'euros sur cinq ans.

Grand plan de lutte contre les dépendances


Le chef de l'Etat entend lancer jeudi, lors d'un discours à l'Elysée, une deuxième phase, axée notamment sur la lutte contre les addictions: tabac, alcool, cannabis. Il devrait ainsi demander au gouvernement de finaliser avant l'été un grand plan de lutte contre ces dépendances.
L'objectif est de délivrer "un message de santé publique important: les addictions sont des maladies et doivent être traitées comme telles", selon son entourage. Cela suppose notamment un effort dans la recherche sur les médicaments permettant par exemple à un fumeur d'arrêter la cigarette.

Concernant l'interdiction du tabac sur les lieux publics, Jacques Chirac "prendra sa décision avant la fin de l'année" et "on ne peut pas préjuger de la nature de la décision", selon un proche. La question nécessite en tout cas pour l'Elysée "une concertation très large" au vu de l'impact important qu'elle aurait dans la vie quotidienne des Français.
Le Premier ministre Dominique de Villepin a chargé le 12 avril dernier le ministre de la Santé Xavier Bertrand d'organiser "dans les prochains mois" une "large consultation" sur cette question, une décision qui avait déçu les défenseurs de la santé publique, l'accusant de vouloir enterrer le dossier.
Le tabagisme passif provoque chaque année plus de 2.500 décès en France, selon une évaluation de l'Académie de médecine rendue en 1999.
Une nouvelle hausse du prix du tabac paraissait également exclue, après celles de 8,3% en janvier 2003, 17,95% en octobre 2003 et 8,4% en janvier 2004. Le prix du tabac en France est désormais l'un des plus élevés en Europe, après le Royaume-Uni. Depuis 2000, la France compte 1,4 million de fumeurs en moins. Un tiers des cancers sont liés au tabagisme.

 

par des prud'hommes



La CGT salue un jugement des prud'hommes de Lonjumeau, espèrant qu'il fera jurisprudence.

L es syndicats viennent de marquer un point important dans leur guérilla juridique contre le contrat nouvelles embauches (CNE). Une décision du conseil des prud'hommes de Longjumeau (Essonne), rendue vendredi matin 28 avril, invalide le CNE en remettant en cause l'ordonnance gouvernementale qui l'a institué en août 2005, selon le jugement diffusé par la CGT.
Cette décision constitue une première, même s'il s'agit d'un jugement de principe et que le parquet peut faire appel. Les syndicats, en tête desquels la CGT, se sont en tout cas félicités de ce jugement et le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault espère que cette décision va faire jurisprudence.
Selon l'union locale CGT de Longjumeau, l'affaire concerne une salariée du cabinet d'un mandataire judiciaire, embauchée en CNE au terme de son contrat à durée déterminée (CDD) de six mois, puis licenciée un mois plus tard.

Pas conforme avec l'OIT

Dans le jugement diffusé par l'organisation syndicale, qui a été lu et longuement applaudi au 48e congrès de la CGT vendredi matin à Lille, les prud'hommes de Longjumeau constatent "que l'ordonnance du 2 août 2005 instituant le contrat nouvelles embauches est contraire à la Convention 158 de l'OIT", et que "la Convention ayant une valeur supérieure en application de l'article 55 de la Constitution, l'ordonnance du 2 août 2005 est privée d'effet juridique".
En conséquence, le conseil des prud'hommes estime dans cette affaire que "le contrat dénommé à tort 'nouvelles embauches' sur le fondement d'un texte non valable s'analyse en contrat à durée indéterminée de droit commun, soumis à toutes les dispositions du code du Travail". Le conseil des prud'hommes condamne également l'absence de "cause réelle et sérieuse" pour le licenciement de cette salariée.

Les entreprises "risquent gros"

Le dirigeant cégétiste Bernard Thibault a espéré vendredi que cette décision puisse "faire jurisprudence et que d'autres tribunaux de conseil des prud'hommes vont, à leur tour, prendre appui sur les éléments de droit que ce conseil a repris pour prononcer son jugement".
Quant aux entreprises, le secrétaire général de la CGT a prévenu sur France Inter qu'elles "risquent gros à recourir à ce type de contrat que leur permet le gouvernement, mais qui les met en position risquée".
Le 22 février dernier, le conseil des prud'hommes de Longjumeau avait déjà condamné une entreprise et sa succursale pour rupture abusive d'un CDI et d'un CNE.
Mais c'est la première fois qu'un jugement des prud'hommes remet en cause le fondement même du contrat nouvelles embauches. "On attendait cette décision et elle est arrivée. En plus, dans le cas présent, on a un CNE qui est signé après un CDD, donc ce n'est plus du tout une nouvelle embauche", a déclaré à l'Associated Press Didier Cauchois, conseiller juridique à la CFDT.

Jusqu'en Cour de cassation

"Cette décision est importante car elle dit pour la première fois qu'il y a une non-conformité, même si on la plaide souvent concernant les procédures sur des CNE", a-t-il ajouté.
Quant à un appel du parquet, "ce sera intéressant. Et peu importe si le jugement est cassé", explique Didier Cauchois, détaillant ensuite une stratégie bien préparée.
"Nous", annonce-t-il ainsi, "ce qu'on veut, c'est amener le dossier CNE jusqu'en Cour de cassation pour qu'elle se prononce sur la conformité ou non de ce contrat. Et quand bien même la cour répondrait 'oui', on a tellement d'arguments juridiques pour lui demander de mieux encadrer ce type de contrat, qu'on arrivera peut-être à transformer le CNE en peau de chagrin, au point que les employeurs n'en voudront plus".

La guérilla juridique ne fait que commencer, soulignent plusieurs conseillers syndicaux en interne, qui espèrent que des salariés vont s'engouffrer dans le brèche ouverte vendredi en Essonne.
"Je ne sens pas que le CNE dans l'immédiat puisse être l'enjeu d'un nouveau combat dans la rue", déclarait à l'Associated Press, le 13 avril dernier, le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, interrogé sur les suites du mouvement anti-CPE.
Mais il ajoutait: "Moi, je suis persuadé (que le CNE) va disparaître dans le temps. Il va y avoir une multiplication des recours aux prud'hommes et plusieurs procédures sont en cours, notamment devant le Bureau international du travail (BIT). On aura la peau du CNE juridiquement".

 

Dossier de l'affaire d'état.

L'affaire Clearstream tourne à l'affaire d'Etat



Chirac et Villepin ont tour à tour dû démentir vendredi les informations selon lesquelles ils ont joué un rôle dans l'affaire du "corbeau" mettant en cause Sarkozy.

L 'affaire Clearstream vire à l'affaire d'Etat: Dominique de Villepin -et indirectement Jacques Chirac- sont désormais mis en cause dans cette affaire de manipulation visant notamment Nicolas Sarkozy. Selon Le Monde, le général Philippe Rondot a affirmé aux juges qu'il avait été chargé dès janvier 2004 par le Premier ministre et sur "instructions" du président d'une enquête sur les soupçons de corruption pesant sur Nicolas Sarkozy.
Signe de la gravité des accusations, l'Elysée s'est fendu d'un communiqué dans lequel Jacques Chirac "dément catégoriquement avoir demandé la moindre enquête visant des personnalités politiques dont le nom a pu être mentionné". Dominique de Villepin s'est dit quant à lui "choqué par certains amalgames qui sont faits et la mise en cause de l'Etat".

Listing évoqué dès novembre 2003


Selon Le Monde daté de samedi, le général Philippe Rondot, ancien conseiller du ministère de la défense pour les questions de renseignement, a affirmé le 28 mars devant les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, chargés de l'affaire Clearstream, avoir évoqué un listing contenant des noms d'hommes politiques -qui auraient détenu des comptes occultes à l'étranger via la société luxembourgeoise Clearstream- dès le 15 novembre 2003 lors d'un entretien avec le directeur de cabinet de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, Philippe Marland. Ce listing, qui accusait notamment Dominique Strauss-Kahn, Jean-Pierre Chevènement, Alain Madelin et Nicolas Sarkozy, s'est révélé faux.
Selon le général Rondot, M. Marland lui a alors donné pour instructions de limiter son enquête aux seuls hauts fonctionnaires des services de renseignement et membres des milieux industriels sensibles cités, à l'exclusion de tout homme politique.

"Convoqué" chez Villepin

Le général dit avoir été "convoqué" par Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, le 9 janvier 2004, en présence de Jean-Louis Gergorin, haut dirigeant du groupe EADS.
"Gergorin a sorti de sa poche intérieure de veste un papier. C'était le même listing qu'il m'avait remis en novembre 2003. Dominique de Villepin m'a alors fait part des instructions qu'il avait reçues au sujet de cette affaire des listings Clearstream de la part de Jacques Chirac", raconte-t-il.
Le futur Premier ministre lui aurait alors demandé de s'intéresser aux hommes politiques cités. Ce témoignage contredit directement les affirmations de Dominique de Villepin. "Je dis que je n'ai pas d'information le 9 janvier sur tout cela", c'est-à-dire sur le listing, a-t-il ainsi réaffirmé au Monde.

"Rumeurs"

Dans un communiqué publié vendredi, il affirme aussi que c'est lui, et non la ministre de la Défense, qui a demandé "le 9 janvier 2004 au général Rondot de tenter de vérifier la crédibilité" de ce qui n'était alors que "des rumeurs". Et "il ne s'agissait en aucun de s'intéresser à des personnes, mais bien à des réseaux et à des intermédiaires. Nous n'avons jamais parlé de Nicolas Sarkozy comme possible bénéficiaire de compte bancaire à l'étranger: je suis formel sur ce point", assure-t-il.
Le général Rondot, lui, affirme que dès ce jour-là "le nom de Nicolas Sarkozy a été évoqué". Le Monde cite même la fiche manuscrite qu'il avait rédigée à l'issue de cette réunion: "Enjeu politique: N. Sarkozy. Fixation sur N. Sarkozy (ref. conflit J. Chirac/N. Sarkozy)".

"Nouvelle tournure"

Selon Dominique de Villepin, l'affaire n'a pris "une tournure nouvelle" qu'au "printemps 2004 avec la mention de personnalités politiques (...) dans une liste de titulaires de comptes". C'est seulement alors qu'il dit avoir "demandé des vérifications à la DST" qui "a conclu à l'absence d'éléments concrets et probants sur les auteurs de cette manipulation".
Un brin médusée, la classe politique observait un silence prudent sur cette affaire vendredi, y compris du côté des sarkozystes. En déplacement en Corse, le principal intéressé n'a pas fait de commentaires. Jeudi soir, il avait simplement dit qu'il aurait "aimé être informé" plus tôt de son innocence dans l'affaire.

"Une affaire d'Etat"

Pour le député sarkozyste Yves Jego, "il faut laisser la justice faire son travail".
"Ce qui est sûr aujourd'hui, c'est qu'on s'aperçoit qu'il y a eu une tentative de déstabilisation contre Nicolas Sarkozy et que tout cela reposait sur une manipulation pure et simple", a déclaré le député UMP Thierry Mariani.
"Cela ne peut plus durer (...) Il s'agit d'une affaire d'Etat puisque cela concerne des service de l'Etat, des ministères voire même le Premier ministre lui-même", a déploré quant à lui le Premier secrétaire du PS François Hollande. "Il faut que la vérité soit établie que les témoignages qui doivent être donnés soient rendus le plus vite possible".

Lahoud dément être le "corbeau"

Par ailleurs, Imad Lahoud et son avocat ont affirmé vendredi lors d'une conférence de presse que l'informaticien n'était "en aucune manière le 'corbeau'" de l'affaire.
Imad Lahoud "n'est pas l'auteur des manipulations. Il n'est en aucune manière le corbeau", a insisté son avocat, Me Olivier Pardo, lors d'une brève conférence de presse. "A ce stade, je réserve toute autre déclaration à la justice française. Depuis un an, mon nom est cité comme l'auteur des manipulations", a ajouté son client, niant également être le mystérieux "corbeau".
Me Pardo a rappelé que l'informaticien avait travaillé entre février et mai 2003 pour la DGSE (Direction générale de surveillance étrangère) "pour des missions ponctuelles sur la traque du financement du terrorisme international".
Selon l'avocat, début juin 2003, le général Philippe Rondot aurait sollicité M. Lahoud pour qu'il continue ces missions jusqu'en juin 2004. Depuis, il est directeur scientifique du centre de recherche d'EADS.

Mis en examen

"Dans le cadre des missions de la DGSE, Imad Lahoud n'a ni manipulé, ni trafiqué aucun fichier", a souligné Me Pardo, ajoutant que son client "n'a pas remis ces fichiers manipulés".
L'écrivain et journaliste Denis Robert, auteur d'une enquête sur la société Clearstream, a affirmé avoir remis à Imad Lahoud en mars 2003 un listing de comptes Clearstream. Un fait qu'Imad Lahoud a nié au cours de l'enquête.
Imad Lahoud est mis en examen depuis 2002 pour la gestion d'un fonds d'investissement. Il a même effectué trois mois de détention provisoire dans ce dossier instruit par le juge Jean-Marie d'Huy, l'un des juges de l'affaire Clearstream.

 

 

Gouvernement :

 Villepin exclut tout remaniement                        


Sur la sellette dans l'affaire Clearstream, le Premier ministre affirme que "dans la difficulté, on cherche toujours des boucs émissaires". Il espère que son action permettra à la droite de "gagner" en 2007.

S ur la sellette dans l'affaire Clearstream, le Premier ministre Dominique de Villepin affirme dans Le Figaro samedi 29 avril qu'il ne "voit pas la nécessité" de remanier de son gouvernement.
"Dans la difficulté, on cherche toujours des boucs émissaires, mais c'est rarement une bonne solution", ajoute le Premier ministre au sujet du conflit autour du contrat première embauche. "Ce qui compte c'est la détermination, l'énergie, la constance de l'équipe gouvernementale: elles sont là". Et "une équipe qui a traversé des épreuves en sort plus forte, plus expérimentée et plus soudée", estime-t-il.
"Désormais, nous avons tous les éléments pour repartir", affirme le chef du gouvernement. Il dit "sortir de cette crise avec l'envie de faire mieux".
"Finalement, j'en sors mieux armé pour faire de l'année 2006 une année utile, avec mon gouvernement, avec l'ensemble des membres de la majorité", avance-t-il même. "Après la crise, il faut aller de l'avant".

"Un grand classique"

Et Dominique de Villepin de minimiser sa chute dans les sondages: "Quand on mène une action difficile, on en voit toujours la trace dans les sondages. C'est un grand classique de la vie politique.
Mais la vraie légitimité d'un homme politique, c'est la force de son action, les résultats qu'il produit".
"C'est totalement faux", répond-il quand on lui demande s'il a envisagé de démissionner pendant la crise du CPE.
"Je le redis: 2006 sera une année utile", martèle-t-il. "Tout n'a pas changé parce que la France a connu une crise sociale. Et le monde ne doit pas s'arrêter de tourner parce que nous sommes à un an de l'élection présidentielle".
Dominique de Villepin veut en particulier "croire que le bon sens l'emportera" concernant le contrat nouvelle embauche (CNE), dont "certains réclame(nt) l'abrogation (...) avant même d'avoir eu les résultats du bilan que nous tirerons en 2008". Le Premier ministre se dit "prêt à mettre en place un dispositif d'évaluation régulière dès maintenant avec les partenaires sociaux".

"Trop tôt pour la présidentielle"

"Dans la perspective de 2007, une question centrale est posée: vers quelle France voulons-nous aller? Aujourd'hui, on a l'impression qu'il y a deux options: tout changer ou au contraire ne rien changer", analyse le chef du gouvernement, qui réaffirme ne pas avoir "d'ambition présidentielle".
"De toute façon, il est trop tôt pour parler de la présidentielle", ajoute-t-il. "L'essentiel est de tout faire pour que la droite gagne. Parce qu'elle se situe du côté du mouvement, contre l'immobilisme". Et "pour cela, nous devons démontrer d'abord que notre action produit des résultats".

 

 

 

Trouve sur W-Z

Faites connaître

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés