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Catastrophes

 

en Chine à l'approche d'un typhon
 
 

Plus de 600.000 personnes ont été évacuées des zones côtières du sud de la Chine à l'approche du typhon Chanchu, qui s'annonce comme le plus violent dans la région à cette période de l'année et qui a fait 41 morts samedi aux Philippines, ont rapporté mercredi les médias chinois.

Mercredi, environ 320.000 personnes, dont de nombreux marins pêcheurs, ont été évacués de la province du Guangdong, a rapporté la télévision centrale chinoise. Les autorités provinciales ont également ordonné à 58.000 pêcheurs de ramener leur embarcation à leur port d'attache.

Dans la province côtière voisine du Fujian (est), quelque 300.000 autres personnes ont été évacuées vers des zones plus sûres et les bateaux rappelés à terre, selon la télévision.

 

à Marseille s'alourdit à 3 morts

 

Un enfant de huit ans est mort samedi des suites de ses blessures, victime de l'incendie qui a ravagé vendredi soir un immeuble à Marseille, ce qui porte le bilan à trois morts.

"Un enfant de huit ans est mort samedi à 18H35", a déclaré le procureur de la République Jacques Beaume. La mère de l'enfant, âgée de 28 ans, était morte vendredi soir, en sautant par la fenêtre pour échapper aux flammes. Son autre enfant, un bébé, est également décédé lors de cet incendie, par asphyxie.

Samedi soir, une petite fille de trois ans, qui résidait dans cet immeuble habité principalement par des familles comoriennes, était encore hospitalisée.

Trois personnes, deux hommes et une femme, sont actuellement en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur cet incendie, a indiqué le procureur qui n'a pas souhaité donner d'information supplémentaire sur cette enquête. Les deux jeunes hommes en garde à vue, âgés de 19 et 23 ans, avaient été interpellés dans la nuit de vendredi à samedi après que des témoins eurent signalé avoir vu deux silhouettes s'enfuir précipitamment de l'immeuble avant qu'il ne devienne la proie des flammes.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'un des deux jeunes gens en garde à vue présentait des traces de brûlures suspectes au moment de son interpellation. Il semble qu'un contentieux opposait l'un des incendiaires présumés au propriétaire de l'immeuble. Des témoins avaient fait part aux policiers de la présence d'une Renault Super 5 à proximité de l'immeuble qui s'est embrasé vers 21H00. D'autres avaient signalé avoir vu deux silhouettes s'enfuir précipitamment de l'immeuble avant qu'il devienne la proie des flammes. Vers une heure du matin samedi, un équipage de la brigade anti-criminalité de Marseille a stoppé la voiture sur la Canebière.

Samedi matin, des membres du laboratoire de la police scientifique effectuaient des prélèvements dans l'immeuble afin de trouver des pièces prouvant que le feu a été allumé volontairement au pied de la cage d'escalier à l'aide d'hydrocarbures.

L'immeuble de huit appartements a été déclaré inhabitable et ses habitants ont été relogés provisoirement

 

trois personnes avouent avoir mis le feu
 

Trois personnes interpellées après l'incendie d'un immeuble qui a fait trois morts dont deux enfants vendredi à Marseille ont reconnu avoir mis le feu et le parquet de Marseille a demandé leur mise en examen pour incendie volontaire ayant entraîné la mort, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.

"Les trois personnes ont reconnu avoir mis le feu. Leurs déclarations divergent en revanche sur leurs motivations", a déclaré le procureur de Marseille Jacques Beaume. Les enquêteurs avaient évoqué samedi un contentieux familial entre l'un des incendiaires présumés et le propriétaire d'un appartement de l'immeuble.

Les trois personnes, un jeune de homme de 19 ans et sa mère ainsi qu'un jeune homme de 23 ans ont été déférées devant un juge qui décidera de leur éventuelle mise en examen. La décision ne sera connu que tard dimanche soir ou lundi matin.

Le parquet, qui a requis un mandat de dépôt à leur encontre, a ouvert une information judiciaire notamment pour "incendie volontaire ayant entraîné la mort", un crime puni d'une peine maximale de réclusion criminelle à perpétuité, a précisé le procureur.

 

cinq morts dans un incendie


Lorsque les pompiers sont intervenus, la maison était totalement embrasée.

Un couple d'une quarantaine d'années et ses trois enfants, un garçonnet de 5 ans et des jumelles de 22 mois, ont trouvé la mort, tôt, jeudi 25 mai, dans l'incendie fulgurant de leur pavillon, à Etouvans, une commune rurale de quelque 700 habitants, située à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Montbéliard (Doubs). La cause du sinistre est encore inexpliquée.
Le voisin le plus proche, Richard Hantz-Bulma, a été réveillé par une explosion. "J'ai vu la maison complètement en flammes, du rez-de-chaussée au toit", a-t-il dit. "Il n'y avait plus rien à faire, j'ai demandé à ma femme d'appeler les pompiers".
A leur arrivée, a expliqué le capitaine Raphaël Faivre, l'un des responsables du CODIS du Doubs, "la maison était totalement embrasée". Quatre corps ont d'abord été retirés des décombres, ceux des parents et des petites filles. Le petit garçon a été retrouvé seulement après deux heures de recherches.

Fille ainée sauve

Pendant plusieurs heures, les sauveteurs ont craint pour la vie de la fille aînée, âgée d'une vingtaine d'années et issue du premier mariage d'un des conjoints. Cependant, sa voiture n'était pas là. Elle avait en fait passé la nuit chez un ami à Belfort.


Prévenue par un proche, elle est arrivée, effondrée, en milieu de matinée sur les lieux de la tragédie qui secoue les villageois.
La famille habitait ce pavillon des années 50 depuis dix ans et l'avait achetée voici un an. Le couple la restaurait peu à peu. Alors que le chef de famille était employé chez PSA, la mère, selon le maire Anne-Marie Hadiuk, avait cessé de travailler pour se consacrer à ses enfants. Mercredi soir, la famille et des proches s'étaient réunis pour fêter l'anniversaire du père qui avait lieu ce jeudi.

Enquête ouverte

Une enquête a été ouverte par le procureur de la République de Montbéliard et confiée à la gendarmerie. Un expert en incendie doit être désigné dès ce jeudi pour déterminer les causes de ce sinistre mortel.
Selon les enquêteurs, l'état de santé de l'une des jumelles nécessitait la présence de bouteille d'oxygène pour l'aider à respirer. Pour l'heure, on ne sait pas s'il y a eu fuite d'un gaz, si l'explosion a précédé l'incendie ou si un feu qui aurait pu couver a provoqué l'embrasement instantané de l'habitation.
Les corps des victimes ont été transportés à l'Institut médico-légal de Besançon (Doubs) afin de déterminer les causes de la mort et leur identification formelle. L'un des 40 pompiers intervenus dans la nuit souffre d'une fracture de la jambe, tandis que deux cellules d'aide psychologique ont été mises en place pour les parents et proches des victimes, ainsi que pour les sauveteurs.

 

au moins 3000  morts et 200 mille sinistrés dans un séisme au sud de l'île de Java

 

Un bâtiment détruit à Yogyakarta, en Indonésie, le 27 mai 2006

 

Au moins 2700 personnes ont été tuées et des centaines blessées dans un puissant tremblement de terre qui a frappé samedi le sud de l'île indonésienne de Java.

Le séisme s'est produit au sud de la grande ville universitaire de Yogyakarta, une région densément peuplée. Des maisons se sont écroulées dans cette agglomération.

Le bilan provisoire de 200 morts, établi par l'AFP auprès de plusieurs hôpitaux, allait vraisemblablement s'alourdir selon les secouristes.

Un hall d'attente de l'aéroport de Yogyakarta s'est aussi effondré, selon des images diffusées par la télévision indonésienne.

Des secouristes tentaient peu avant 11H00 (04H00 GMT) de placer des vérins pour soulever la structure métallique effondrée. Au moins une personne était coincée en-dessous, selon un journaliste de Métro TV sur place.

"Tous les vols sont retardés sine die", a déclaré le porte-parole de l'aéroport, M. Wasfan.

La secousse tellurique de magnitude 5,9 sur l'échelle de Richter s'est produite à 05H53 (22H53 GMT) et son épicentre a été localisé à 37,6 kilomètres au sud de Yogyakarta, a indiqué l'agence de sismologie.

Beaucoup des victimes étaient originaires de la zone de Bantul (une dizaine de kilomètres au sud de Yogyakarta), selon des témoins qui ont appelé la radio Elshinta.

Des centaines de maisons se sont totalement ou partiellement effondrées dans les districts de Bantul et de Kulonprogo (sud-ouest de Yogyakarta), selon Elshinta.

"Il y a des centaines de blessés", a déclaré Subiyakto, de la police de la province. Ces derniers étaient conduits à l'hôpital de la Muhammadiyah de Yogyakarta.

Une centaine de victimes étaient soignées dans cet établissement, a précisé une employée, Farinah. "Il y a des morts mais nous ne savons pas combien", a-t-elle déclaré.

"De nombreuses personnes blessées sont soignées à l'extérieur de l'hôpital et des voitures transportant des blessés font la queue (pour rentrer dans l'enceinte de l'établissement)", a déclaré un journaliste de la radio.

Le chef de la police de Yogyakarta , Ari Purnomo, a indiqué que les communications téléphoniques étaient coupées ou instables, ainsi que l'alimentation électrique.

Le séisme a poussé des milliers d'habitants à l'extérieur de leur domicile, qu'ils ne souhaitaient pas réintégrer avant que la panique soit apaisée. En bord de l'Océan indien, à une trentaine de kilomètres au sud de Yogyakarta, des rumeurs de tsunami ont conduit des centaines de familles à fuir.

Les tremblements de terre et éruptions volcaniques sont fréquents en Indonésie, un immense archipel formé de milliers d'îles et d'îlots situé sur la "ceinture de feu" du Pacifique.

Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude de plus de 9 sur l'échelle de Richter au large de Sumatra avait provoqué un raz-de-marée géant qui avait touché plus de dix pays du pourtour de l'océan Indien et fait plus de 168.000 morts ou disparus en Indonésie.

A environ 35 kilomètres au nord de Yogyakarta se trouve le volcan Merapi dont la forte activité ces dernières semaines a représenté une autre menace pur la région.

A l'origine des phénomènes volcaniques et sismiques de cette région se trouve une même cause: la rencontre des plaques tectoniques eurasienne et indo-australienne.

La région de Yogyakarta, en plein coeur de l'île de Java, est par ailleurs une zone touristique réputée pour son palais du sultan, les temples hindouistes de Prambanan et le temple bouddhiste de Borobudur.

 

plus de 4.600 morts, l'Indonésie appelle au secours

 

Des soldats recherchent des corps dans les décombres d'une maison, à Yogyakarta, le 28 mai 2006

 

L'Indonésie a appelé dimanche la communauté internationale à l'aide au lendemain du tremblement de terre qui a fait plus de 4.600 morts sur l'île de Java.

Le bilan des tués a continué à s'alourdir, poussant le gouvernement à se perdre dans ses calculs, tandis que des recherches désespérées se poursuivaient dans les décombres des maisons.

La course contre la montre se déroulait alors que le gros de l'aide humanitaire n'avait pas encore atteint la zone peuplée au sud de la grande ville de Yogyakarta, endeuillée par le séisme de magnitude 6,2.

La priorité était d'"évacuer les victimes encore coincées sous les décombres, en utilisant du matériel lourd", estimait Gendut, un responsable provincial.

L'autre urgence était médicale, des milliers d'habitants choqués ayant afflué vers les hôpitaux. Selon John Budd, porte-parole de l'Unicef, le séisme a fait au moins 20.000 blessés.

"Il y a trois hôpitaux à Bantul et cinq à Yogyakarta, tous sont débordés et ils ne sont plus en mesure de traiter la moindre blessure", a déclaré à l'AFP M. Budd.

"Il y a nettement plus de 4.000 foyers détruits", a-t-il estimé. "40% des déplacés sont des enfants et 15% d'entre eux ont moins de cinq ans".

Selon Anton Susanto, un autre responsable de l'Unicef, 30 à 40% des blessés sont des enfants. La plupart souffrent de traumatismes crâniens ou de fractures aux membres.

M. Susanto, qui s'est rendu dans les zones rurales très touchées, a constaté le manque criant d'abris : "les gens vivent toujours dans des camps de fortune s'abritant sous des tentes de drap ou tendues avec des vêtements, avec tout ce qu'ils ont réussi à sauver de leurs maisons".

"Ils sont terrorisés à l'idée de se trouver près d'un bâtiment", a-t-il ajouté.

La Croix-Rouge internationale a évalué à 200.000 le nombre de sinistrés déplacés par la catastrophe.

Leur condition a empiré dimanche soir quand une pluie abondante est venue transformer en boue les refuges et tremper les effets personnels tirés des gravats.

Plus de 470 répliques sismiques ont de surcroît ébranlé la région, plongeant dans la terreur les rescapés.

Une victime du séisme dans un hôpital à Yogyakarta, le 28 mai 2006

 

La Croix-Rouge indonésienne a mobilisé 400 secouristes en quelques heures. Ils étaient "déjà prêts et ont été tout de suite mobilisés" à cause du volcan Merapi, a expliqué la Fédération internationale de la Croix-Rouge.

Ce volcan très actif situé à 35 kilomètres de Yogyakarta a suscité ces dernières semaines une vaste opération de relogement des milliers d'habitants vivant sur ses pentes.

La communauté internationale s'organisait pour venir en aide aux victimes, proposant aides financières, couvertures, tentes, pompes à eau, ou encore des équipes médicales.

De nombreux villages reculés demeuraient isolés dans leur souffrance. "Depuis hier aucun responsable n'est venu", a ainsi déclaré à l'AFP Tugio, un habitant du hameau de Plesetan en ruines.

Une femme dans un abri de fortune, à Yogyakarta, le 28 mai 2006
©AFP - Bay Ismoyo

 

De vastes zones restaient privées d'électricité, tandis que l'armée indonésienne s'employait à réparer la piste fissurée de l'aéroport de Yogyakarta pour que les secours puissent être acheminés.

Concernant le patrimoine historique, le temple de Prambanan, fleuron de la culture hindouiste à Java, a souffert de dommages.

D'importants blocs de pierre sculptés, provenant notamment de colonnes, se sont déboîtés et ont chuté, a constaté un photographe de l'AFP. Une partie du site touristique a été fermée aux visites.

Situé plus à l'ouest, Borobudur, le plus grand temple bouddhique du monde, a lui été épargné.

Les agences humanitaires de l'Onu évoquaient une mission de plusieurs mois en notant que la raréfaction de l'eau potable et les problèmes d'hébergement posaient un défi à plus long terme.

L'acheminement de l'aide était perturbé par la fermeture de l'aéroport. "Les médicaments sont insuffisants", a déploré le vice-président Yusuf Kalla qui a annoncé l'arrivée de 5.000 militaires indonésiens.

La catastrophe est la pire survenue dans l'archipel indonésien depuis le tsunami du 26 décembre 2004 qui avait fait 168.000 morts à Sumatra.

 

le bilan dépasse les 5.400 morts


Au moins 5.427 personnes sont mortes dans le violent séisme qui a frappé samedi l'île indonésienne de Java, a annoncé mardi le ministère des Affaires sociales.

 

plus de 5.800 morts


Au moins 5.846 personnes sont mortes dans le violent séisme qui a frappé samedi l'île indonésienne de Java, a annoncé mercredi le ministère des Affaires sociales.

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