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Otages français : Chirac contre la force ![]()
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Le président de la République a demandé au Yémen de ne pas recourir à la force pour libérer les otages français.
![]() Jacques Chirac |
Les Etats Unis pour la torture.
Le mois de jeûne sacré du ramadan a commencé samedi dans la plupart des pays musulmans ou arabes, sur fond de persistance des violences sanglantes en Irak et d'appels de groupes jihadistes à intensifier les frappes contre les "apostats".
Le principal appel a été lancé par la branche irakienne d'al-Qaïda qui a souhaité aux Irakiens davantage de "victoires" durant ce mois, dans un communiqué mis en ligne vendredi.
Le département juridique du Conseil consultatif des Moujahidine, une alliance de huit groupes armés irakiens chapeautés par al-Qaïda, a souhaité que ce mois apporte davantage de "conquêtes et de victoires".
D'ailleurs, aux premières heures de ramadan pour les sunnites d'Irak, 31 personnes ont été tuées et 34 blessées dans un attentat près d'une station service dans le quartier populeux chiite de Sadr City à Bagdad.
Le ramadan, un des cinq piliers de l'islam, a commencé samedi dans la plupart des pays du Golfe, en Arabie saoudite, au Koweït, au Qatar, à Bahreïn et aux Emirats arabes unis, mais aussi en Libye et au Yémen.
C'est le cas aussi en Afghanistan, en Somalie, mais aussi pour les sunnnites du Liban.
En revanche, dans le plus grand pays musulman du monde, l'Indonésie, le mois de jeûne débutera dimanche. Cette même date a été retenue en Egypte et en Syrie, mais aussi en Malaisie, en Tunisie, en Algérie et en Turquie.
Le début du neuvième mois du calendrier lunaire islamique est fixé soit par l'observation du croissant de lune ou par des calculs astronomiques.
Les autorités religieuses iraniennes ont décidé d'utiliser, pour la première fois cette année un avion, pour observer l'apparition du croissant de lune.
Pendant le ramadan, les musulmans doivent, du lever au coucher du soleil, s'abstenir de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles.
En Irak, les groupes jihadistes mettent à profit le mois de ramadan pour intensifier leurs attaques. Le ramadan a été endeuillé ces dernières années par des séries d'attentats.
Deux autres groupes armés en Irak, "Jaïch al-Moujahidine" (L'Armée des Moujahidine), et "Asaeb al-Irak al-jihadiya" (Ligues jihadistes de l'Irak), font accompagner depuis samedi leurs communiqués annonçant des opérations contre "les croisés" et "les apostats", de la mention "Ramadan de la victoire".
Les pays du Golfe risquent aussi d'être la cible de jihadistes, surtout après les menaces proférées à leur encontre par Ayman al-Zawahiri, le bras droit du chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden.
A la veille des 5ème anniversaire des attentats du 11-Septembre 2001 aux Etats-Unis, Zawahiri avait désigné le Golfe, ainsi qu'Israël, comme cibles potentielles de son réseau.
Dans un message adressé aux musulmans à l'occasion de ramadan, le roi Abdallah ben Abdel Aziz et le prince héritier Sultan ben Abdel Aziz ont souligné que "la nation islamique souffre de certains de ses enfants qui n'ont pas saisi le fond de l'islam qui recommande amour, pitié et tolérance", dans une référence aux partisans de la branche locale d'Al-Qaïda.
Le royaume fait face depuis mai 2003 à une vague d'attentats revendiqués par ce que la phraséologie officielle saoudienne qualifie de "minorité déviante".
au moins 31 morts ![]()
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Au premier jour du Ramadan, une bombe a explosé près d'une station-service dans le bastion chiite de Sadr City.
Une voiture piégée a fait au moins 31 morts et 34 blessés, samedi 23 septembre dans l'est de Bagdad, quelques heures après le début, pour les sunnites, du mois de jeûne du ramadan, durant lequel, avertit l'armée américaine, il faut s'attendre à une recrudescence des violences intercommunautaires en Irak.
La télévision publique irakienne, citant le ministère de la Défense, a de son côté diffusé samedi un bulletin annonçant l'arrestation d'un homme présenté comme le chef d'un des plus importants groupes d'insurgés sunnites, Ansar al Sounna, allié à Al Qaïda. Les porte-parole du ministère ainsi que de l'armée américaine n'ont pas confirmé pour l'instant l'information de la télévision.
L'attentat commis près d'une station-service de Sadr City, l'un des plus sanglants de ces dernières semaines, a également fait 24 blessés, a précisé la police. On ignore pour l'instant si le véhicule piégé était en stationnement ou si un kamikaze était au volant.
Opération de sécurité
Les troupes américaines et irakiennes ont, depuis le mois d'août, mené une importante opération de sécurité dans Bagdad pour tenter de faire diminuer les violences quotidiennes lesquelles, estiment les autorités, risquent d'emporter le gouvernement d'union nationale, en poste depuis quatre mois, dans une guerre civile généralisée.
Les sunnites, majoritaires dans le monde arabe mais minoritaires en Irak, ont commencé samedi à observer le ramadan, tandis que les chiites n'ont pas encore annoncé le commencement de leur mois de jeûne, qui devrait toutefois intervenir d'ici 48 heures. Comme au cours des ramadans des trois dernières années, l'armée américaine a dit s'attendre à un regain de violences durant ce mois.
Capture de rebelles sunnites
Parallèlement, la chaîne publique Irakia a annoncé que Mountasir al Djibouri, présenté comme le chef d'Ansar al Sounna, et deux de ses lieutenants avaient été capturés à Moukdadiya, ville de la province de Diyala au nord-est de Bagdad. Cette province est en proie à une intense activité des militants d'Al Qaïda.
C'est dans cette région que le chef d'Al Qaïda en Irak, Abou Moussab al Zarkaoui, a été tué en juin dernier par les forces américaines. Les autorités irakiennes et américaines ont annoncé depuis lors l'arrestation d'autres militants en vue de cette organisation.
Ansar al Sounna est issu du mouvement Ansar al Islam, qui était basé dans le Kurdistan autonome, dans le nord de l'Irak, dans les dernières années de la dictature de Saddam Hussein.
Ansar al Sounna s'est illustré notamment en diffusant la vidéo de décapitations d'otages étrangers et a également revendiqué un attentat suicide contre une cantine de l'armée américaine à Mossoul, en décembre 2004, qui avait fait plus de 20 morts, dont 19 Américains.
incertitudes sur la mort de Ben Laden ![]()
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A Paris comme à Washington, les informations de L'Est Républicain, évoquant la mort du chef d'Al-Qaïda au Pakistan, n'ont pas pu être confirmées.
![]() Oussama Ben Laden |
"malade", selon le Time ![]()
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Le magazine américain cite à son tour une source saoudienne, selon laquelle le chef d'Al Qaïda aurait contracté une "grave maladie".
![]() Oussama Ben Laden |
spectaculaire enlèvement d'une centaine de personnes, plusieurs libérées
Des hommes armés portant des uniformes de police ont procédé mardi à Bagdad à un spectaculaire enlèvement collectif d'une centaine de personnes dans un bâtiment du ministère irakien de l'Enseignement supérieur, entraînant l'arrestation de cinq hauts gradés de la police.
Dans le même temps, 57 personnes sont mortes mardi à travers l'Irak, secoué sans relâche par les violences confessionnelles, et les corps de 40 personnes assassinées ont été découverts dans la capitale.
C'est un enlèvement collectif d'une ampleur exceptionnelle, le plus important depuis l'invasion du pays en mars 2003, qui a eu lieu mardi matin à Bagdad.
"Des hommes armés se présentant comme des commandos de la police ont fait irruption dans un bâtiment du ministère et enlevé près de 100 employés et visiteurs, après un affrontement avec les gardes", a annoncé à la télévision publique Iraqia, le ministre de l'Enseignement supérieur Abed Diab al-Oujaili.
Les ravisseurs, portant l'uniforme des commandos de la police, sont arrivés à bord d'au moins 20 véhicules dans le bâtiment du département de la recherche scientifique, dans le quartier de Karrada (centre-ouest), en plein coeur de Bagdad.
Quelques heures plus tard, cinq hauts gradés de la police en charge de ce quartier ont été arrêtés sur ordre du ministère de l'Intérieur.
Au long de la journée, 25 des personnes enlevées ont été libérées, selon une source des services de sécurité. Elles ont été retrouvées, les yeux bandés, dans différents endroits de Bagdad.
Le ministère de l'Intérieur a pour sa part affirmé que "la plupart des personnes enlevées avaient été libérées". Citant des individus libérés, une source de sécurité a indiqué que seules une quarantaine de personnes avaient été kidnappées.
La violence frappe régulièrement les cadres irakiens: médecins, avocats, ingénieurs, universitaires. Plusieurs centaines de ces cadres ont été assassinés depuis le début de la guerre en 2003.
Cet enlèvement survient alors que plusieurs dizaines de milliers de policiers irakiens et soldats américains sont déployés à Bagdad, en proie à des violences confessionnelles qui ont fait des milliers de morts depuis le début de l'année.
Les enlèvements collectifs, le plus souvent à caractère confessionnel, ne sont pas rares en Irak, et la communauté sunnite dénonce de longue date des escadrons de la mort chiites agissant dans l'ombre des forces de sécurité.
"Cet acte lâche confirme les craintes que nous avions précédemment exprimées et nous blâmons le gouvernement et le ministre de l'Intérieur pour ce crime", a dénoncé le Comité des Oulémas musulmans, la principale association sunnite en Irak.
Trois personnes ont été tuées et au moins 36 blessées, dont neuf étrangers, par l'explosion de huit bombes dimanche à Bangkok, et les autorités ont annulé les festivités publiques du Nouvel An dans la capitale thaïlandaise.
Les six premières explosions ont eu lieu en un peu plus d'une heure, de 17h20 à 18h30 heure locale (de 10h20 à 11h30 GMT) en divers endroits de Bangkok, selon le porte-parole de la police nationale, Ajiravid Subarnbhesaj.
Cette première série de bombes a fait trois morts et 26 blessés, selon le directeur du centre d'information du ministère de la Santé, Surachet Sathitniramai.
Deux autres bombes ont explosé peu avant minuit heure locale (17h00 GMT), a indiqué la police, faisant onze blessés, dont neuf étrangers.
Parmi les neuf étrangers blessés, deux Britanniques, deux Serbes, un Américain et deux Hongrois ont été hospitalisés. Deux autres Hongrois ont reçu des soins avant de pouvoir quitter l'hôpital, a-t-on indiqué de sources médicales.
Le chef de la junte militaire thaïlandaise, le général Sonthi Boonyaratglin, a ordonné le déploiement de soldats dans la capitale pour assurer la sécurité en coordination avec la police.
Le général Sonthi, qui se trouvait dimanche à l'étranger, est l'auteur du coup d'Etat qui a renversé le 19 septembre dernier le Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra.
L'actuel Premier ministre Surayud Chulanont a convoqué une réunion d'urgence avec de hauts responsables militaires et le ministre de l'Intérieur pour examiner la situation.
Les attentats n'ont pas été immédiatement revendiqués, et les autorités n'ont fait état d'aucune indication sur leur origine possible.
Aucun élément ne permettait notamment de les lier au coup d'Etat du 19 septembre ou à l'insurrection séparatiste musulmane dans le sud du royaume thaïlandais.
En raison des attentats, le gouverneur de Bangkok, Aspirak Kosayothin, a annoncé l'annulation des festivités publiques du Nouvel An dans la capitale.
Au moment où les premières bombes ont explosé, des dizaines de milliers de personnes étaient déjà rassemblées devant le Central World Plaza, où des acteurs et des musiciens devaient participer à un compte à rebours jusqu'à minuit, et dans le parc de Sanam Luang.
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