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Terrorisme

 

Otages français : Chirac contre la force



Le président de la République a demandé au Yémen de ne pas recourir à la force pour libérer les otages français.

  Jacques Chirac (AP)
Jacques Chirac 
 
Le ministre yéménite de l'Intérieur a indiqué samedi soir 16 septembre, que le président français Jacques Chirac a demandé aux autorités du Yémen de ne pas recourir à la force pour libérer les quatre touristes français pris en otages dans la province de Chabwa (sud-est).
"L'ambassadeur français à Sanaa m'a informé aujourd'hui que le gouvernement français et le président Chirac en personne insistent pour que les autorités yéménites n'usent absolument pas de la force (pour libérer les otages), quelle que soit la durée de la détention des touristes", a déclaré Rachad Mohammad al-Alimi lors d'une conférence de presse.
"Nous aussi, nous affirmons que nous ne recourrons pas à la force. Nous, dans le gouvernement yéménite, veillons à ce que nos mesures soient de nature à sauvegarder leur sécurité. Ils (les otages) sont en contact avec nous et avec l'ambassade de France. Leur état de santé est excellent", a ajouté le ministre.
"Les négociations avec les ravisseurs se poursuivent.
Nous avons des plans pacifiques pour libérer les touristes dans les plus brefs délais", a poursuivi le ministre en soulignant que les forces de sécurité ont bouclé la région où sont détenus les quatre touristes français.

 

Les Etats Unis pour la torture.

Depuis une dizaine de jours, la question était en discussion au Congrès. Le débat sur l'usage légal de la torture s'est achevé par une victoire presque totale de la Maison Blanche. Un accord, intervenu jeudi soir entre l'administration Bush et trois sénateurs républicains opposés à la «redéfinition» des conventions de Genève, pourrait être bientôt adopté après un vote des deux chambres. A moins que les députés et sénateurs démocrates, jusqu'alors très silencieux, ne fassent entendre leur voix. George W. Bush s'est félicité du fait que le compromis «préserve le programme de la CIA servant à interroger les terroristes les plus dangereux au monde afin d'obtenir leurs secrets». 
 
«Trop vague». 
Le débat avait été lancé en juin par un édit de la Cour suprême, saisie par Ahmed Hamdan, l'ex-chauffeur d'Oussama ben Laden, qui exigeait d'être jugé normalement. La Cour avait tranché en exigeant le respect des conventions de Genève à l'égard de tous les détenus, y compris les «combattants illégaux». Les juges de la plus haute instance n'avaient laissé à Bush qu'une seule porte de sortie s'il voulait poursuivre son «programme secret» : un vote du Congrès. D'où la nécessité de légiférer. Depuis une dizaine de jours, un pugilat opposait le Président à trois sénateurs républicains rebelles, dont John McCain, un ancien prisonnier de guerre du Vietnam, qui a subi des tortures. Ceux-ci s'opposaient à ce que la Maison Blanche redéfinisse l'article 3 des conventions de Genève de 1949, jugé «trop vague». L'article interdit «la torture, les traitements cruels, les outrages à la dignité personnelle, en particulier les traitements humiliants et dégradants». 
Selon la version du compromis donnée par la presse, il n'est plus question de toucher à l'article 3. Toutefois, le projet considère qu'il revient à l'exécutif d'assurer le respect des conventions, et laisse au Président la latitude de déterminer si des traitements appliqués à des prisonniers suspectés de terrorisme constituent ou non un crime, à moins qu'il ne s'agisse d'une «grave infraction». Bush pourrait ainsi «interpréter» les conventions, mais ses interprétations, qui auront force de loi, devront être publiées. L'accord dresse une liste des «graves infractions» sur lesquelles le Président n'aurait pas d'emprise : elles comprennent la «torture» et les «sérieuses douleurs physiques et mentales» ­ la Maison Blanche avait pourtant insisté pour utiliser le mot «grave» au lieu de «sérieux». La liste se garde d'interdire des techniques précises d'interrogatoire.
Toujours selon le compromis, la loi américaine sur les crimes de guerre, qui réprimait jusqu'alors les violations des conventions (les Etats-Unis sont un des rares pays à le faire), serait amendée pour ne réprimer que les «graves infractions» à la charte genevoise. Les agents de la CIA, qui craignaient de se voir assignés en justice par des détenus (lire ci-contre), peuvent pousser un petit soupir de soulagement.
Droits de la défense.
Les négociations menées au plus haut niveau entre le Congrès et la Maison Blanche ont également porté sur les droits de la défense des suspects terroristes. Contrairement au souhait de l'administration, ceux-ci auront accès aux documents classifiés les incriminant, sous une forme altérée. «En pratique, fulminait vendredi un éditorial du Washington Post, cet accord signifie que les violations américaines des lois internationales sur les droits de l'homme peuvent se poursuivre tant que M. Bush sera président, et ce avec l'assentiment tacite du Congrès.» 
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Coup d'envoi du ramadan, mois de piété pour les musulmans

 

Des Chiites irakiens prient à la mosquée de Karbala, le 22 septembre 2006

Le mois de jeûne sacré du ramadan a commencé samedi dans la plupart des pays musulmans ou arabes, sur fond de persistance des violences sanglantes en Irak et d'appels de groupes jihadistes à intensifier les frappes contre les "apostats".

Le principal appel a été lancé par la branche irakienne d'al-Qaïda qui a souhaité aux Irakiens davantage de "victoires" durant ce mois, dans un communiqué mis en ligne vendredi.

Le département juridique du Conseil consultatif des Moujahidine, une alliance de huit groupes armés irakiens chapeautés par al-Qaïda, a souhaité que ce mois apporte davantage de "conquêtes et de victoires".

D'ailleurs, aux premières heures de ramadan pour les sunnites d'Irak, 31 personnes ont été tuées et 34 blessées dans un attentat près d'une station service dans le quartier populeux chiite de Sadr City à Bagdad.

Le ramadan, un des cinq piliers de l'islam, a commencé samedi dans la plupart des pays du Golfe, en Arabie saoudite, au Koweït, au Qatar, à Bahreïn et aux Emirats arabes unis, mais aussi en Libye et au Yémen.

C'est le cas aussi en Afghanistan, en Somalie, mais aussi pour les sunnnites du Liban.

En revanche, dans le plus grand pays musulman du monde, l'Indonésie, le mois de jeûne débutera dimanche. Cette même date a été retenue en Egypte et en Syrie, mais aussi en Malaisie, en Tunisie, en Algérie et en Turquie.

 

Le calendrier du ramadan

 

 

Le début du neuvième mois du calendrier lunaire islamique est fixé soit par l'observation du croissant de lune ou par des calculs astronomiques.

Les autorités religieuses iraniennes ont décidé d'utiliser, pour la première fois cette année un avion, pour observer l'apparition du croissant de lune.

Pendant le ramadan, les musulmans doivent, du lever au coucher du soleil, s'abstenir de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles.

En Irak, les groupes jihadistes mettent à profit le mois de ramadan pour intensifier leurs attaques. Le ramadan a été endeuillé ces dernières années par des séries d'attentats.

Deux autres groupes armés en Irak, "Jaïch al-Moujahidine" (L'Armée des Moujahidine), et "Asaeb al-Irak al-jihadiya" (Ligues jihadistes de l'Irak), font accompagner depuis samedi leurs communiqués annonçant des opérations contre "les croisés" et "les apostats", de la mention "Ramadan de la victoire".

Les pays du Golfe risquent aussi d'être la cible de jihadistes, surtout après les menaces proférées à leur encontre par Ayman al-Zawahiri, le bras droit du chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden.

 

Les cinq obligations du musulman

 

 

A la veille des 5ème anniversaire des attentats du 11-Septembre 2001 aux Etats-Unis, Zawahiri avait désigné le Golfe, ainsi qu'Israël, comme cibles potentielles de son réseau.

Dans un message adressé aux musulmans à l'occasion de ramadan, le roi Abdallah ben Abdel Aziz et le prince héritier Sultan ben Abdel Aziz ont souligné que "la nation islamique souffre de certains de ses enfants qui n'ont pas saisi le fond de l'islam qui recommande amour, pitié et tolérance", dans une référence aux partisans de la branche locale d'Al-Qaïda.

Le royaume fait face depuis mai 2003 à une vague d'attentats revendiqués par ce que la phraséologie officielle saoudienne qualifie de "minorité déviante".

 

au moins 31 morts


Au premier jour du Ramadan, une bombe a explosé près d'une station-service dans le bastion chiite de Sadr City.

Une voiture piégée a fait au moins 31 morts et 34 blessés, samedi 23 septembre dans l'est de Bagdad, quelques heures après le début, pour les sunnites, du mois de jeûne du ramadan, durant lequel, avertit l'armée américaine, il faut s'attendre à une recrudescence des violences intercommunautaires en Irak.
La télévision publique irakienne, citant le ministère de la Défense, a de son côté diffusé samedi un bulletin annonçant l'arrestation d'un homme présenté comme le chef d'un des plus importants groupes d'insurgés sunnites, Ansar al Sounna, allié à Al Qaïda. Les porte-parole du ministère ainsi que de l'armée américaine n'ont pas confirmé pour l'instant l'information de la télévision.
L'attentat commis près d'une station-service de Sadr City, l'un des plus sanglants de ces dernières semaines, a également fait 24 blessés, a précisé la police. On ignore pour l'instant si le véhicule piégé était en stationnement ou si un kamikaze était au volant.

Opération de sécurité

Les troupes américaines et irakiennes ont, depuis le mois d'août, mené une importante opération de sécurité dans Bagdad pour tenter de faire diminuer les violences quotidiennes lesquelles, estiment les autorités, risquent d'emporter le gouvernement d'union nationale, en poste depuis quatre mois, dans une guerre civile généralisée.
Les sunnites, majoritaires dans le monde arabe mais minoritaires en Irak, ont commencé samedi à observer le ramadan, tandis que les chiites n'ont pas encore annoncé le commencement de leur mois de jeûne, qui devrait toutefois intervenir d'ici 48 heures. Comme au cours des ramadans des trois dernières années, l'armée américaine a dit s'attendre à un regain de violences durant ce mois.

Capture de rebelles sunnites

Parallèlement, la chaîne publique Irakia a annoncé que Mountasir al Djibouri, présenté comme le chef d'Ansar al Sounna, et deux de ses lieutenants avaient été capturés à Moukdadiya, ville de la province de Diyala au nord-est de Bagdad. Cette province est en proie à une intense activité des militants d'Al Qaïda.
C'est dans cette région que le chef d'Al Qaïda en Irak, Abou Moussab al Zarkaoui, a été tué en juin dernier par les forces américaines. Les autorités irakiennes et américaines ont annoncé depuis lors l'arrestation d'autres militants en vue de cette organisation.
Ansar al Sounna est issu du mouvement Ansar al Islam, qui était basé dans le Kurdistan autonome, dans le nord de l'Irak, dans les dernières années de la dictature de Saddam Hussein.
Ansar al Sounna s'est illustré notamment en diffusant la vidéo de décapitations d'otages étrangers et a également revendiqué un attentat suicide contre une cantine de l'armée américaine à Mossoul, en décembre 2004, qui avait fait plus de 20 morts, dont 19 Américains.

 

incertitudes sur la mort de Ben Laden


A Paris comme à Washington, les informations de L'Est Républicain, évoquant la mort du chef d'Al-Qaïda au Pakistan, n'ont pas pu être confirmées.

  Oussama Ben Laden
Oussama Ben Laden
 
Le numéro un du réseau terroriste Al-Qaïda, Ousama Ben Laden, serait mort, selon des informations des services de sécurité saoudiens transmis à la Direction générale des services extérieurs (DGSE), rapporte le quotidien lorrain L'Est Républicain dans son édition de samedi 23 septembre.
"Selon une source habituellement fiable, les services saoudiens de sécurité auraient acquis la conviction qu'Oussama Ben Laden est mort", dit une note de la DGSE du 21 septembre classée "confidentiel défense" et publiée par L'Est Républicain dans son édition de samedi. La note, précise le quotidien, aurait toutefois été enregistrée dans les informations "non recoupées" par la DGSE.

Pas d'écho sur Internet

Selon la note publiée par L'Est Républicain, les services saoudiens de sécurité "atteindraient d'obtenir davantage de détails, et notamment le lieu de son inhumation, pour annoncer officiellement la nouvelle". Dans cette note, la DGSE précise qu'aucun "site Internet djihadiste n'est pour l'instant fait l'écho de la mort d'Ousama Ben Laden".

D'après la même note, "le chef d'Al-Qaïda aurait été victime, alors qu'il se trouvait au Pakistan le 23 août 2006, d'une très forte crise de typhoïde" et y aurait succombé dans les jours suivants.
Les services français du renseignement auraient transmis cette note au Président de la République, au Premier ministre et aux ministres de l'Intérieur et de la Défense le 21 septembre, selon le quotidien régional, qui ajouté qu'une première note transmise le 19 septembre aux dirigeants de l'Etat français expliquait que les services saoudiens "cherchaient à confirmer la mort d'Ousama Ben Laden".

Un délit, selon la Défense

Samedi, le ministère de la Défense a indiqué dans un communiqué que les informations de L'Est Républicain "relatives à la mort présumée d'Oussama Ben Laden ne peuvent être confirmées". La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a par ailleurs demandé une enquête, "pour déterminer l'origine de cette fuite, susceptible de constituer un délit passible de sanctions pénales".
Depuis Compiègne, le président français Jacques Chirac a lui aussi déclaré samedi que ''information sur la mort présumée d'Oussama ben Laden n'était "en rien confirmée d'aucune façon que ce soit".
Le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel ont également déclaré qu'ils n'avaient pas d'informations sur la mort présumée du chef d'Al-Qaïda, au cours d'une conférence de presse avec Jacques Chirac.
Enfin, outre-Atlantique, le gouvernement américain s'est déclaré samedi dans l'incapacité de confirmer la véracité de la rumeur sur la mort d'Oussama Ben Laden. "Nous n'avons aucune confirmation de ces informations", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

 

"malade", selon le Time



Le magazine américain cite à son tour une source saoudienne, selon laquelle le chef d'Al Qaïda aurait contracté une "grave maladie".

  Oussama Ben Laden
Oussama Ben Laden
 
Alors qu'à Ryad, Washington, Islamabad ou Paris, la mort d'Oussama Ben Laden n'a toujours pas été confirmée, le magazine américain Time cite à son tour, dimanche 24 septembre, une source saoudienne "bien placée à Washington" disant le chef d'al Qaïda "gravement malade".
Selon le site internet du magazine, "aucun haut responsable ne croit que c'est vrai", pensant plutôt que la mort de ben Laden n'est qu'une "hypothèse formulée par des analystes des services saoudiens sans preuve solide pour l'étayer".
Pour autant, le magazine cite aussi une source saoudienne qui, "sous couvert de l'anonymat", assure que Ryad a reçu ces dernières semaines de nombreuses informations faisant état d'une grave maladie de l'islamiste.
"Ce n'est pas une rumeur. Il est très malade. Il a attrapé une maladie transmise par l'eau et elle pourrait être fatale. Mais nous n'avons pas d'information concrète nous permettant de dire qu'il est mort", affirme cette source

 

spectaculaire enlèvement d'une centaine de personnes, plusieurs libérées

 

Des proches des personnes enlevées dans un bâtiment du ministère irakien de l'Enseignement supérieur, le 14 novembre 2006 à Bagdad

Des hommes armés portant des uniformes de police ont procédé mardi à Bagdad à un spectaculaire enlèvement collectif d'une centaine de personnes dans un bâtiment du ministère irakien de l'Enseignement supérieur, entraînant l'arrestation de cinq hauts gradés de la police.

Dans le même temps, 57 personnes sont mortes mardi à travers l'Irak, secoué sans relâche par les violences confessionnelles, et les corps de 40 personnes assassinées ont été découverts dans la capitale.

C'est un enlèvement collectif d'une ampleur exceptionnelle, le plus important depuis l'invasion du pays en mars 2003, qui a eu lieu mardi matin à Bagdad.

"Des hommes armés se présentant comme des commandos de la police ont fait irruption dans un bâtiment du ministère et enlevé près de 100 employés et visiteurs, après un affrontement avec les gardes", a annoncé à la télévision publique Iraqia, le ministre de l'Enseignement supérieur Abed Diab al-Oujaili.

Les ravisseurs, portant l'uniforme des commandos de la police, sont arrivés à bord d'au moins 20 véhicules dans le bâtiment du département de la recherche scientifique, dans le quartier de Karrada (centre-ouest), en plein coeur de Bagdad.

 

De la fumée s'échappe dans le ciel de Bagdad le 14 novembre 2006 après un attentat dans le centre de la capitale irakienne

 

 

Quelques heures plus tard, cinq hauts gradés de la police en charge de ce quartier ont été arrêtés sur ordre du ministère de l'Intérieur.

Au long de la journée, 25 des personnes enlevées ont été libérées, selon une source des services de sécurité. Elles ont été retrouvées, les yeux bandés, dans différents endroits de Bagdad.

Le ministère de l'Intérieur a pour sa part affirmé que "la plupart des personnes enlevées avaient été libérées". Citant des individus libérés, une source de sécurité a indiqué que seules une quarantaine de personnes avaient été kidnappées.

La violence frappe régulièrement les cadres irakiens: médecins, avocats, ingénieurs, universitaires. Plusieurs centaines de ces cadres ont été assassinés depuis le début de la guerre en 2003.

Cet enlèvement survient alors que plusieurs dizaines de milliers de policiers irakiens et soldats américains sont déployés à Bagdad, en proie à des violences confessionnelles qui ont fait des milliers de morts depuis le début de l'année.

Les enlèvements collectifs, le plus souvent à caractère confessionnel, ne sont pas rares en Irak, et la communauté sunnite dénonce de longue date des escadrons de la mort chiites agissant dans l'ombre des forces de sécurité.

"Cet acte lâche confirme les craintes que nous avions précédemment exprimées et nous blâmons le gouvernement et le ministre de l'Intérieur pour ce crime", a dénoncé le Comité des Oulémas musulmans, la principale association sunnite en Irak.

 

trois morts, 37 blessés, festivités du Nouvel An annulées

 

Des membres de la police scientifique inspectent le site d'un attentat à Bangkok, le 31 décembre 2006

 

Trois personnes ont été tuées et au moins 36 blessées, dont neuf étrangers, par l'explosion de huit bombes dimanche à Bangkok, et les autorités ont annulé les festivités publiques du Nouvel An dans la capitale thaïlandaise.

Les six premières explosions ont eu lieu en un peu plus d'une heure, de 17h20 à 18h30 heure locale (de 10h20 à 11h30 GMT) en divers endroits de Bangkok, selon le porte-parole de la police nationale, Ajiravid Subarnbhesaj.

Cette première série de bombes a fait trois morts et 26 blessés, selon le directeur du centre d'information du ministère de la Santé, Surachet Sathitniramai.

Deux autres bombes ont explosé peu avant minuit heure locale (17h00 GMT), a indiqué la police, faisant onze blessés, dont neuf étrangers.

Parmi les neuf étrangers blessés, deux Britanniques, deux Serbes, un Américain et deux Hongrois ont été hospitalisés. Deux autres Hongrois ont reçu des soins avant de pouvoir quitter l'hôpital, a-t-on indiqué de sources médicales.

Le chef de la junte militaire thaïlandaise, le général Sonthi Boonyaratglin, a ordonné le déploiement de soldats dans la capitale pour assurer la sécurité en coordination avec la police.

Le général Sonthi, qui se trouvait dimanche à l'étranger, est l'auteur du coup d'Etat qui a renversé le 19 septembre dernier le Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra.

L'actuel Premier ministre Surayud Chulanont a convoqué une réunion d'urgence avec de hauts responsables militaires et le ministre de l'Intérieur pour examiner la situation.

Les attentats n'ont pas été immédiatement revendiqués, et les autorités n'ont fait état d'aucune indication sur leur origine possible.

Aucun élément ne permettait notamment de les lier au coup d'Etat du 19 septembre ou à l'insurrection séparatiste musulmane dans le sud du royaume thaïlandais.

En raison des attentats, le gouverneur de Bangkok, Aspirak Kosayothin, a annoncé l'annulation des festivités publiques du Nouvel An dans la capitale.

Au moment où les premières bombes ont explosé, des dizaines de milliers de personnes étaient déjà rassemblées devant le Central World Plaza, où des acteurs et des musiciens devaient participer à un compte à rebours jusqu'à minuit, et dans le parc de Sanam Luang.

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