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Le trafic perturbé dès mardi 20h00



La circulation moyenne prévue par la SNCF sera de 2 TGV sur 3, 1 train grandes lignes Corail sur 3, 1 TER sur 2 et 1 Transilien sur 2 en Ile-de-France.

  Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF (Reuters)
Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF  
Le trafic SNCF subira d'importantes perturbations mercredi 8 novembre au soir, avec une circulation moyenne prévue de 2 TGV sur 3, 1 train grandes lignes Corail sur 3, 1 TER sur 2 et 1 Transilien sur 2 en Ile-de-France, en raison d'un appel à la grève lancé par 6 syndicats, a annoncé la SNCF lundi 6 novembre. Un préavis a été déposé pour un début du mouvement mercredi 8 à partir de 20 heures jusqu'au jeudi 9 novembre à 8 heures du matin.

Fret, salaires, emploi et restructurations
Le mot d'ordre de grève à la SNCF vise à relancer un dialogue social présenté comme au point mort par les organisations syndicales qui mettent en avant des revendications sur les salaires, l'emploi, le fret et les restructurations.
La situation "catastrophique" des activités de transport de marchandises de la SNCF en particulier est au centre des inquiétudes des six syndicats de cheminots qui dénoncent la détérioration du dialogue social.
La CGT, Sud Rail, FO, la CFE-CGC, la CFTC et la Fgaac, soit six syndicats sur huit, la CFDT et l'Unsa n'ayant pas rejoint le mouvement, ont appelé à un mouvement national.

Manque de dialogue social

Pour leur premier mouvement social d'ampleur nationale depuis la nomination début juillet d'Anne-Marie Idrac à la présidence de la SNCF, les syndicats déplorent le manque de dialogue sur la poursuite des réformes à entreprendre à la SNCF, confrontée à une baisse du fret et à l'ouverture du transport de passagers à la concurrence à partir de 2010.Ils estiment avoir tiré la sonnette d'alarme, sans succès, le 22 juin, lors d'une réunion avec le prédécesseur d'Anne-Marie Idrac, Louis Gallois. La dernière table ronde avec la nouvelle présidente, le 3 octobre, s'est soldée par un échec.
Les syndicats déplorent que celle qui fut secrétaire d'Etat aux Transports du gouvernement Juppé lors de la grande grève de 1995 à la SNCF, ait parlé de "guerre froide" ou de "mur de Berlin" pour caractériser le dialogue social à la SNCF."Aujourd'hui, pas plus le 22 juin que le 3 octobre, nous n'avons pas eu de réponses à nos revendications", a déclaré Jean-Michel Sgorlon, secrétaire général adjoint de la fédération CGT des cheminots lors d'une conférence de presse. "Contraintes et forcées, les organisations syndicales appellent les cheminots à réagir et à s'exprimer par la grève pour se faire entendre."
La CFDT aurait préféré un mouvement de protestation sous forme d'une grande manifestation qui aurait eu l'avantage de "rassembler, sans perte d'argent pour les grévistes (qui auraient posé un jour de congé) et sans que cela ait des conséquences sur la clientèle", a expliqué Arnaud Morvan, secrétaire général de la CDFT-Cheminots.

Revendications multiples

Les syndicats grévistes, qui soulignent que l'entreprise a perdu 14 500 emplois en cinq ans, réclament "le recrutement immédiat" de 1 500 guichetiers, contrôleurs et autres conducteurs, pour répondre à l'augmentation du trafic passagers, ainsi qu'aux besoins du développement du fret.
Ils disent ne pas se résoudre à la chute de l'activité dans ce dernier domaine : 55 milliards de tonnes/kilomètre transportées en 2000, contre 40 milliards prévues pour cette année, voire peut-être moins.
Ils mettent cette chute sur le compte du plan fret 2004-2006 qui vise à supprimer le transport de marchandises non rentables et qui s'est traduit par 7 000 postes en moins.
Les syndicats estiment que pour la seule année 2005, les trafics abandonnés à la concurrence représentent 950 000 camions supplémentaires sur les routes.
Les grévistes, qui refusent une filialisation de cette activité, demandent "un véritable plan de relance" du fret avec "les moyens correspondants".
Pour ce qui est des rémunérations, outre "l'augmentation générale des salaires et des pensions", les cheminots demandent "un véritable 13e mois", c'est-à-dire l'intégration de leur "prime de travail" dans l'indemnité versée en fin d'année.
Enfin, les syndicats s'inquiètent des "réorganisations constantes", fermetures de gares et autres suppressions de trains visant à la rentabilité au détriment du service public.

 

 

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trafic perturbé mercredi sur l'ensemble du réseau

 

Des usagers consultent des panneaux d'affichage annonçant un mouvement social, le 7 novembre 2006 à la Gare du Nord à Paris

La grève nationale de 36 heures à la SNCF, à l'appel de six syndicats, a démarré mardi soir et d'importantes perturbations s'annoncent pour mercredi, avec en moyenne 2 TGV sur 3, 1 train grandes lignes Corail sur 3, 1 TER sur 2 et 1 Transilien sur 2 en Ile-de-France.

Le mouvement, non reconductible, à l'appel de six syndicats de cheminots sur huit (CGT, Sud Rail, FO, CFE-CGC, CFTC, et Fgaac) doit se terminer jeudi à 08h00.

En moyenne 2 TGV sur 3 devraient circuler, au départ ou à destination de Paris, et 1 sur 3 pour les liaisons province-province, tandis qu'environ un train Corail sur 3 sera assuré, selon les prévisions de la direction.

Le trafic international (Eurostar, Thalys, etc.) devrait être "quasi-normal".

Le trafic TER ne devrait fonctionner qu'à raison d'un train sur deux en moyenne.

 

Les prévisions du trafic SNCF mercredi

 

En banlieue parisienne, 50% en moyenne du trafic sur le réseau Transilien sera assuré. Le RER B sera le plus touché, avec seulement 40% du trafic entre Paris et Roissy-Charles de Gaulle ou Mitry-Claye.

Cette grève est la première qu'affronte la nouvelle présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat aux Transports lors des grandes grèves de 1995, et qui remplace Louis Gallois à la tête de l'entreprise nationale depuis juillet.

Le directeur des ressources humaines, François Nogué, s'attend à une mobilisation "un peu plus faible" que les précédentes en 2005.

Les revendications syndicales sont multiples: défense du fret, dont la situation est jugée "catastrophique" (les trafics abandonnés ou refusés par la SNCF représentent selon les syndicats 950.000 camions supplémentaires sur les routes), du service public, du statut des cheminots (notamment du régime spécial de retraites), de l'emploi (14.000 postes supprimés depuis 2002) et des salaires.

 

 

Les prévisions du trafic SNCF.

 

Les propos tenus par la présidente lors d'un séminaire de presse à Séville (Espagne) fin octobre sur un dialogue social "bloqué", avec une allusion au "mur de Berlin" et à la "guerre froide", ont par ailleurs jeté de l'huile sur le feu.

Mardi à l'Assemblée nationale, le ministre des Transports Dominique Perben a "regretté" la grève, jugeant qu'elle aurait pu "être évitée" et réaffirmant qu'elle ne devait pas être "un préalable à la négociation".

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mobilisation moyenne, Idrac fait un geste d'ouverture

 

La grève à la SNCF mercredi a été suivie par environ 30% des cheminots, une mobilisation relative, dans la moyenne des conflits de ces dernières années, qui a néanmoins débouché sur un signe d'ouverture de la part de la nouvelle présidente Anne-Marie Idrac.

Malgré un trafic assez fortement perturbé sur l'ensemble du réseau, il n'y a pas eu de panique et de confusion dans les gares françaises et le ministre des Transports, Dominique Perben, s'est félicité que le service garanti "fonctionne bien" en Ile-de-France.

En fin de matinée, la direction recensait quelque 26,8% de grévistes, un taux supérieur à ceux des grèves du 22 novembre 2005 (22,8%) et de juin 2005 (25,8%), mais inférieur aux mouvements du 19 janvier (36,9%), du 10 mars (29,7%) et du 4 octobre (32,3%) de la même année.

Le ministre des Transports Dominique Perben a néanmoins qualifié cette mobilisation de "faible", estimant que "la base" n'avait "pas suivi le mot d'ordre syndical".

En fin de journée, la CGT a surenchéri, en annonçant 33% de grévistes sur l'ensemble de la journée, tout en se félicitant d'un mouvement "sérieux et utile".

 

Le mouvement, non reconductible, lancé par six des huit syndicats (CGT, Sud Rail, FO, Fgaac, CFE-CGC et CFTC, mais ni la CFDT ni l'Unsa), doit se terminer jeudi à 08H00.

Un retour progressif à la normale interviendra à partir de jeudi matin, avec une "remise en ordre" en fin de matinée, a assuré la direction.

Mercredi, le trafic a été assez fortement perturbé, mais globalement conforme aux prévisions: 2 TGV sur 3, 1 train grandes lignes Corail sur 3. Les trains internationaux Eurostar et Thalys ont circulé.

En région, environ "1 TER sur 2" a fonctionné, et un train sur deux en moyenne en banlieue parisienne.

Pour M. Perben, le "service garanti a très bien fonctionné", avec "50% des Transiliens" qui ont circulé, contre seulement 33% l'année dernière à la même époque.

La SNCF a signé en 2005 un accord avec le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif, qui dépend du Conseil régional), prévoyant un système de "bonus-malus" en cas de grève.

"Il y a eu une vraie information du public, les prévisions ont été respectées, c'est cela l'esprit du service garanti contractuel", a commenté le ministre.

De fait, le débat récurrent sur un service minimum supposant une réquisition des grévistes est resté en sourdine du côté de la majorité. Roger Karoutchi, sénateur UMP des Hauts-de-Seine et président du groupe UMP au conseil régional d'Ile-de-France, a demandé que soit "généralisé à l'ensemble du territoire national" le service garanti.

Les revendications syndicales, mises en avant depuis des mois, sont multiples: défense du fret, dont la situation est jugée "catastrophique" face à l'essor du transport routier, du service public, de l'emploi et des salaires.

Après avoir jeté de l'huile sur le feu en évoquant un dialogue social "bloqué", le "mur de Berlin" et la "guerre froide", Mme Idrac a fait un geste envers les syndicats, le jour même de la grève, leur adressant un courrier où elle a précisé un certain nombre d'engagements, qu'elle avait pris deux jours avant la grève.

Dans ce courrier, dont l'AFP a obtenu copie, elle "confirme" notamment son "attachement au caractère intégré" de l'entreprise publique SNCF et son choix de "ne pas filialiser le fret", revendications des syndicats.

La CGT, qui avait menacé dans la matinée de "donner des suites" à la grève, y a vu "un certain nombre de réponses aux demandes et préoccupations exprimées par les personnels".

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Les écarts augmentent entre ZUS et autres quartiers



Selon le rapport 2006 de l'Observatoire des zones urbaines sensibles, "le processus de décrochage dans les zones urbaines sensibles n'est pas enrayé".

Le rapport 2006 de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS), qui sera adressé vendredi 10 novembre aux parlementaires, révèle un creusement d'écarts entre 2003 et 2005 entre les quartiers classés en zones urbaines sensibles (ZUS) et les autres quartiers des agglomérations auxquels ils appartiennent. "Le processus de décrochage entamé depuis des années dans les zones urbaines sensibles n'est pas enrayé", qu'il s'agisse des domaines de l'emploi, de la réussite scolaire, des revenus, de la santé ou de l'insécurité ressentie par les habitants, souligne l'ONZUS.
"On constate même le creusement d'écarts entre les quartiers classés en ZUS et les autres quartiers des agglomérations auxquels ils appartiennent", ajoute le rapport qui précise que les indicateurs recueillis portent pour la plupart sur la situation en 2005, ne tenant pas compte de ce fait des mesures mises en œuvre depuis les émeutes de l'automne 2005.

Chômage

En moyenne, en 2005, le taux de chômage dans les ZUS était plus de deux fois supérieur à celui des autres quartiers: il atteignait 22%, soit une progression de deux points par rapport à 2003, alors que le niveau de chômage était resté sensiblement stable dans les autres quartiers (10,5%).
Concernant la situation des actifs immigrés originaires des pays extérieurs à l'UE, le chômage a progressé, en deux ans, de près de 10 points par rapport à celui de leurs homologues résidant dans le reste des agglomérations ayant une ZUS. Parmi les habitants des ZUS ayant un emploi et diplômés du supérieur, la moitié seulement accède à des postes de cadre ou de catégorie intellectuelle supérieure, contre les deux tiers pour les habitants d'autres quartiers.
Par ailleurs, le revenu annuel moyen par unité de consommation des ménages vivant en ZUS est inférieur de 42% à celui des ménages vivant dans d'autres quartiers.

Ecole

En matière de réussite scolaire, les écarts se sont aussi creusés pour la plupart des indicateurs. Ainsi le taux de réussite au brevet en 2004-2005 est nettement plus faible dans les collèges de ZUS, avec 13 points d'écart par rapport aux autres collèges.
Il n'y a que deux domaines dans lesquels l'ONZUS relève une "dynamique positive": l'économie avec les créations d'activités dans les zones franches urbaines (ZFU) et les opérations engagées dans le Programme de rénovation urbaine.
Ainsi, les 41 ZFU créées en 2004 ont vu une croissance rapide du nombre d'établissements s'installant sur leur territoire (+9% contre 1,7% dans les Unités urbaines).
En ce qui concerne le Programme de rénovation urbaine lancé en août 2003, le rapport, même s'il souligne que "le nouveau visage de nos banlieues ne se dessinera visiblement qu'autour de 2010", indique que seule la moitié des destructions de logements sociaux a été jusqu'à présent compensée par la construction de nouveaux.

 

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les postiers ont mené une "grève d'avertissement" moyennement suivie

 

Plusieurs centaines d'agents de la Poste manifestent devant la préfecture de l'Hérault, le 14 novembre 2006 à Montpellier

Les postiers français ont mené mardi une "grève d'avertissement", moyennement suivie, contre le projet de directive européenne ouvrant totalement le marché postal à la concurrence à partir de 2009, sans engendrer de grande perturbation dans les bureaux de poste.

Moins de 1% des bureaux de postes sur les 13.000 installés sur l'ensemble du territoire étaient fermés mardi, les services étaient assurés "quasiment" normalement, ont indiqué la direction et les syndicats.

La direction a recensé 16,8% de grévistes sur les 300.000 salariés de La Poste, un taux supérieur aux 15% recensés le 4 octobre 2005, lors d'une précédente mobilisation.

La CGT et Sud, majoritaires, ont annoncé entre 30% et 45% de grévistes, soit "un postier sur trois", selon eux. FO, troisième syndicat, a parlé de 30% de grévistes après avoir initialement annoncé 18%.

A Paris, une manifestation a rassemblé entre 800 personnes, selon la police et 3.000, selon les syndicats. Une rencontre, prévue avec le ministère de l'Industrie, n'a finalement pas eu lieu.

Scandant "Privatisation Non Non Non, Service public Oui, Oui, Oui!", les grévistes ont exhorté le gouvernement à user de son droit de véto pour retoquer la directive européenne lors du Conseil des ministres européen du 11 décembre.

 

Quelque 200 personnes, travaillant à la Poste, France Télécom, SFR et AOL, manifestent, le 14 novembre 2006 à Marseille

 

 

"C'est une grève d'avertissement", ont indiqué les syndicats qui souhaitent relancer une prochaine "journée de mobilisation" le 11 décembre.

L'entourage du ministre de l'Industrie, François Loos, a signalé l'envoi d'une lettre au Commissaire européeen Mc Creevy, porteur de la directive, pour lui "confirmer "l'attachement de la France à la préservation d'un service postal de haute qualité sur l'ensemble du territoire".

"La France est, et restera attachée au maintien d'un service universel postal de haute qualité, à un prix abordable sur l'ensemble du territoire", a aussi assuré, le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton à l'Assemblée nationale mardi.

D'autres responsables politiques ont soutenu la mobilisation. Le député UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, a demandé au gouvernement d'"intervenir" pour défendre la "spécificité française d'un service public" postal. Le parti communiste a demandé un "moratoire contre tous les processus de libéralisation en Europe et les opérations de privatisation en France".

 

 

Manifestation des postiers à Paris

 

 

En province, plusieurs rassemblements ont eu lieu. En Aquitaine, 17,6% des personnels étaient en grève, selon la direction régionale, et 18,33% dans le Rhône. "Ne laissez pas La Poste vous échapper", proclamait une banderole de la CGT à Montpellier. A Marseille, postiers, agents de France Télécom, SFR et AOL ont manifesté ensemble pour défendre "la qualité" dans le secteur des communications.

"La libéralisation du courrier, c'est 40.000 emplois en jeu en France", a répété la CGT.

Les manifestants étaient entre 300 et 400 à Toulouse, 250 à Nantes, 100 à Tours et une centaine à Rennes.

Les revendications portaient aussi sur la sauvergarde de l'emploi, la revalorisation des salaires, le maintien du régime spécial des retraites, la non banalisation de la distribution du Livret A.

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La manifestation parisienne tourne à l'affrontement


Des incidents ont éclaté entre policiers et pompiers, qui manifestaient pour une prime et leur retraite. Le gouvernement se dit prêt à négocier.

  (AP)

 
Plusieurs milliers de pompiers venus de toute la France (6.000 selon la police) ont manifesté mardi 21 novembre à Paris pour réclamer le rétablissement d'une prime et la possibilité d'une retraite à taux plein à 55 ans. Le défilé a été émaillé d'incidents et s'est achevé, porte de Vincennes, par de violentes échauffourées entre plusieurs centaines de manifestants et les forces de l'ordre.
Selon la préfecture de police, ces violences ont fait sept blessés, dont deux graves, parmi les gendarmes mobiles. Un véhicule de gendarmerie a en outre été incendié.
Le cortège composé de pompiers en tenue de feu et la plupart coiffés de leur casque d'intervention avait quitté la place Denfert-Rochereau peu après 14h pour se diriger vers la place de la Nation, lieu prévu pour la dispersion.
Les premiers incidents ont éclaté deux plus tard, quai Saint-Bernard, à proximité de la gare d'Austerlitz. Plusieurs dizaines de manifestants ont tenté de forcer un barrage de gendarmes mobiles, jetant sur les forces de l'ordre d'abord des oeufs, des fusées de détresse, des bouteilles puis des pavés et des boules de pétanque.

Canon à eau contre projectiles

Les forces de l'ordre ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes. Le face-à-face a duré près d'une demi-heure puis les incidents se sont déplacés quai de la Rapée, où des scènes similaires ont eu lieu pendant une trentaine de minutes.
Les manifestants les plus énervés et décidés à en découdre ont repris leur parcours en queue de manifestation en direction de la place de la Nation.
Vers 17h30, 500 à 600 manifestants ont tenté de bloquer le périphérique, porte de Vincennes, mais ont été repoussés par un impressionnant dispositif policier. De violentes échauffourées ont alors éclaté, les forces de l'ordre répliquant au canon à eau face aux jets de projectiles divers.
Les incidents se poursuivaient mardi en début de soirée

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les régimes spéciaux seront revus "au cas par cas"

 

"Certains métiers qui étaient pénibles autrefois ne le sont plus", argumente le Premier ministre, qui a reçu jeudi un rapport sur le sujet.

 

Le rapport du COR suggère plusieurs orientations sur la poursuite de la réforme des retraites entamée en 2003

 

Le rapport du COR suggère plusieurs orientations sur la poursuite de la réforme des retraites entamée en 2003

 

Le rendez-vous de 2008 devra être l'occasion d'aborder, au cas par cas et dans la concertation, la question des régimes spéciaux" de retraite, souhaite le Premier ministre Dominique de Villepin dans un entretien paraissant vendredi 12 janvier dans les Echos.
Dans un rapport rendu public jeudi, le Conseil d'orientation des retraites (COR) pose la question explosive de la réforme des régimes spéciaux. Intitulé "retraites: questions et orientations pour 2008", ce rapport est destiné à préparer le rendez-vous prévu par la loi Fillon de 2003 pour lancer la deuxième étape de la réforme.
"Le rendez-vous de 2008 ne sera pas une simple clause de revoyure. Les paramètres des régimes devront être réévalués", estime Dominique de Villepin dans le quotidien économique. "Certains métiers qui étaient pénibles autrefois ne le sont plus, d'autres le sont devenus et ne sont pas assez compensés", constate-t-il. Il "regrette que la négociation entre les partenaires sociaux sur les métiers pénibles n'ait pas abouti".
"Pour avancer, je constituerai dans les prochaines semaines la Commission de revalorisation des pensions prévue par la loi de 2003", précise-t-il.
"La réforme de 2003 a remis le système sur de bons rails, mais les problèmes ne sont pas tous réglés", souligne le chef du gouvernement. "Si nous voulons garantir la pérennité des retraites, soyons clairs avec les Français: il faudra travailler plus longtemps, pour rejoindre l'ensemble des grands pays européens".
 

Meilleure égalité entre les cotisants 

Réagissant au rapport, Dominique de Villepin avait dans un premier temps souligné "l'importance des objectifs tendant à assurer une meilleure égalité de situation entre les cotisants, à améliorer la simplicité et la lisibilité des systèmes de retraite".

Sur la question de l'emploi des séniors, le Premier ministre a demandé au ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher de "proposer des indicateurs permanents de la situation des séniors dans l'entreprise". L'emploi des séniors est "un paramètre clef de la réforme" des retraites, a-t-il jugé.

Le taux d'emploi des 55-64 ans en France est inférieur à la moyenne de l'Union européenne et à la moyenne de la zone euro, selon des chiffres de l'OCDE et d'Eurostat.
Dominique de Villepin a demandé que "le principe proposé par le rapport d'assurer la contrepartie de toute mesure ayant pour effet d'augmenter les prestations par un financement soit examiné à l'occasion de la conférence des finances publiques qui se tiendra en février".

Le COR "confirme que la réforme de retraites de 2003 a permis d'atteindre les objectifs fixés" et "ne constate pas de dégradation du besoin de financement en 2020 par rapport aux prévisions faites en 2003", indique Matignon.

 "Situation plus dégradée que prévue"
 

Dans son rapport, le COR constate en premier lieu une situation plus dégradée que prévu. Le déficit de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) s'élèvera à 3,5 milliards d'euros en 2007, selon la commission des comptes de la Sécurité sociale.

Compte tenu de cette dégradation, le COR évalue le besoin de financement du régime général à "0,7 point de PIB à l'horizon 2020". Le calcul du COR repose toutefois sur l'hypothèse d'un taux de chômage de 4,5% à partir de 2015, contre 8,7% fin 2006. Le Conseil prévient qu'une "hypothèse moins favorable d'évolution du chômage" conduirait à une aggravation du "trou": un demi-point de PIB dans le cas d'un taux de chômage de 7% en 2015.

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reçus par les associations

 

Elles sont en mesure de proposer des solutions d'hébergement pour 40 personnes. Les tentes sont toujours en place.

 

Les tentes au bord du canal Saint-Martin

               Canal Saint-Martin

Les travailleurs sociaux et les associations, mobilisés pour le relogement des SDF installés le long du canal Saint-Martin à Paris à l'initiative des Enfants de Don Quichotte, ont reçu individuellement 160 sans-abri depuis vendredi, et sont déjà en mesure de proposer des solutions pour 40 personnes, dont neuf ont d'ores et déjà accepté des hébergements ou des logements.
Selon la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS) chargée de la "sortie de crise" du canal Saint-Martin, qui tenait une conférence de presse dimanche à Paris, 280 personnes au total ont été recensées sous les tentes des Enfants de Don Quichotte dans la capitale et 70 travailleurs sociaux sont mobilisés sur les dossiers.
Le campement du canal Saint-Martin était toujours en place dimanche, a-t-on constaté sur place.

Des situations "lourdes"

Par ailleurs, plus de 600 tentes étaient toujours en place dimanche également en province, à Strasbourg, Bordeaux, Dax, Toulouse, Lille, Marseille, Nice, Aix-en-Provence, Avignon et Lyon, selon la FNARS. Un dispositif similaire à celui mis en place à Paris doit voir le jour dans chacune de ces villes pour proposer des solutions aux SDF.
La présidente de la FNARS, Nicole Maestracci, a rappelé dimanche que le processus de sortie de crise allait "prendre du temps", en raison de situations "lourdes, très anciennement lourdes, qui ne peuvent se régler du jour au lendemain".

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