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Sécurité

 

Un policier tue par balle un supporteur du PSG et en blesse un autre

 
 

Un policier a tué par balle un supporteur du PSG et en a blessé un autre jeudi soir, apparemment en se portant au secours d'un supporteur israélien en marge du match PSG - Hapoël Tel-Aviv qui s'est tenu au Parc des Princes à Paris.

Selon les premiers éléments en possession de la police, un fonctionnaire de police en civil, seul sur les lieux, - et sans brassard "police" selon des témoins - s'est porté au secours d'un supporteur israélien qui avait été agressé par des supporteurs du PSG faisant partie d'un groupe d'environ 150 personnes.

Ce policier a "violemment été pris à partie" par ceux-ci à la hauteur de la porte de Saint-Cloud, dans une rue non loin du Parc, selon la préfecture de police de Paris (PP) interrogée par l'AFP.

Il a alors fait usage d'une bombe lacrymogène afin de se dégager puis a tiré deux coups de feu, selon la PP.

Deux personnes parmi les supporteurs du PSG ont été touchées. L'un, âgé d'environ 20 ans selon des témoins, est décédé, l'autre blessé. On ignorait avec précision la gravité des blessures de celui-ci.

Le policier a ensuite été pourchassé par le groupe de supporteurs puis s'est réfugié dans un restaurant Mac Donald's, toujours selon les premiers éléments de l'enquête.

D'importantes forces de police ont été envoyées sur place, selon la même source, et sont intervenues afin de faire cesser les vifs incidents et les bagarres.

L'inspection générale des services (IGS - "police des polices) a été saisie de l'enquête. Des témoins ont fait état de "confusion" et d'une "extrême tension" lors des faits et l'enquête s'avère difficile "pour cette raison", selon une source policière.

Sur place, des témoins ont globalement confirmé la version policière, ajoutant pour certains d'entre eux que le policier ne portait pas de brassard "police", contrairement à l'usage, et que "personne ne s'est rendu compte qui il était précisément".

"On aurait pu croire à tout : un voyou, un quidam, mais pas à un policier", a affirmé l'un d'eux. "On pensait qu'il avait un pistolet à grenaille", a-t-il ajouté.

Selon ces même témoins, le policier "a longtemps tenu en joue" le groupe de supporteurs avec son arme avant de tirer "trois ou quatre coups de feu" sur ce groupe. "Ca nous a paru durer une éternité", a dit l'un d'eux.

Tous les témoins ont évoqué un "climat de forte tension et d'extrême confusion", certains décrivant une scène "surréaliste".

Un supporteur "au moins" a été interpellé puis menotté, a constaté sur place un journaliste de l'AFP. Des vitres du restaurant Mac Donald's ont volé en éclat, a-t-il également constaté.

Le PSG, qui espérait sans doute se relancer face au très modeste Hapoël Tel-Aviv en Coupe de l'UEFA, s'est fait humilier 4 buts à 2.

L'équipe de football parisienne a toujours eu des difficultés à canaliser ses supporteurs, à l'origine ces dernières années de nombreux incidents, parfois à caractère raciste, et beaucoup sont interdits de stade pour cette raison.

Le 13 novembre, six supporteurs ont ainsi été jugés en comparution immédiate par le tribunal correctionnel du Mans pour avoir agressé un jeune Français de 19 ans d'origine sénégalaise à l'issue du match de Ligue 1 PSG - Le Mans.

 

des insultes racistes auraient été proférées


Le policier qui a abattu un supporteur parisien jeudi soir aurait été traité de "sale nègre" par ses agresseurs, qui voulaient s'en prendre à un supporteur israélien.


La mort, jeudi 23 novembre, d'un supporteur du Paris Saint-Germain au terme d'affrontements de nature raciste illustre une nouvelle fois les difficultés du PSG à se débarrasser du hooliganisme.
Des insultes racistes et antisémites comme "sale juif" et "sale nègre" ont en effet été proférées jeudi soir par les agresseurs d'un supporteur et d'un policier à l'issue du match de Coupe de l'UEFA perdu par le PSG contre l'Hapoël Tel Aviv (2-4), a indiqué vendredi le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin. Le fonctionnaire de police, d'origine antillaise, a fait usage de son arme, tuant un agresseur et en blessant un autre.
Depuis des années, le PSG est empoisonné par des groupes de hooligans très puissants capables d'obtenir la tête des dirigeants en place. Parmi ces factions, le Kop of Boulogne se distingue par ses penchants d'extrême droite. Le supporteur tué jeudi soir était membre des Boulogne Boys.
"En tout état de cause, la gravité de cet événement vient de confirmer la nécessité absolue de combattre le racisme et l'antisémitisme dans l'environnement des supporteurs du PSG", a réagi vendredi le maire de Paris Bertrand Delanoë.

Atmosphère irrespirable

Les hooligans parisiens du Kop of Boulogne se heurtent régulièrement à ceux du groupe de la Tribune d'Auteuil, qui réunit des supporteurs d'origine ethnique variée.
Deux groupes de supporteurs blancs, les Indépendants et la Casual Firm, se sont régulièrement opposés ces derniers mois avec les Tigris Mystic, multi-ethniques.
Certains joueurs noirs estiment que l'atmosphère est devenue irrespirable au Parc des Princes, où les cris de singe des supporteurs résonnent fréquemment. "Je devrais y réfléchir à deux fois avant de remettre les pieds ici", a récemment déclaré le milieu de terrain de l'équipe de France Patrick Vieira.
Dans ce contexte, il est intéressant de rappeler que Maxime Brunerie, qui avait tiré sur Jacques Chirac le 14 juillet 2002, fréquentait les supporteurs d'extrême droite du club.
A l'époque où le milieu de terrain Vikash Dhorasoo portait les couleurs du PSG, les supporteurs racistes incitaient l'ancien international à "aller vendre des cacahouètes dans le métro".

Hooligans-stadiers

Les responsables du PSG insistent souvent sur le côté minoritaire des supporteurs violents du club. Mais d'anciens hooligans ont tout de même été engagés comme stadiers.
Lors d'un match récent, l'Associated Press a pu constater sur place que certains d'entre eux s'entendaient très bien avec des fauteurs de trouble connus et qu'ils les laissaient rentrer dans le stade sans billet et sans fouille. Un décret du 24 mars 2005 donne pourtant la possibilité aux stadiers d'effectuer des palpations à l'entrée des enceintes sportives.
Au mois de janvier, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait déclaré qu'il entendait obliger les hooligans à pointer au commissariat au moment des matches de football pour rendre effective leur interdiction de stade, à l'instar de ce qui se pratique en Grande-Bretagne, avec de bons résultats.

Vers une dissolution des groupes ?

"Il y a des tribunes dans les stades qui font honte", avait-il déclaré. "Etant moi-même supporteur du PSG, je puis dire que c'est maintenant intolérable. S'il y a des malades de la violence ou des malades du racisme, ils n'ont rien à faire dans les stades et ils ont tout à faire dans les commissariats de police".
Adoptée le 5 juillet dernier, la loi relative à la prévention des violences lors des manifestations autorise désormais sous certaines conditions la dissolution d'associations de supporteurs dont les membres commettent de façon récurrente des actes violents ou racistes.
"Je demande vraiment dans les plus brefs délais après l'enquête la dissolution des groupes en question et des peines pénales exemplaires à l'égard des actes qui ont été commis", a déclaré vendredi sur France-3 Claude Goasguen, député UMP de Paris. "Sur les manifestations racistes, ces gens n'ont rien à faire dans les stades. Je considère que ce qui s'est passé hier est une honte pour le football, est une honte pour le PSG et une honte pour Paris."

"Sentiment d'horreur", pour Chirac

De son côté, le président Jacques Chirac a déclaré vendredi à Lucques (Italie) que les "propos racistes" doivent "être condamnés avec la plus grande fermeté". Cet événement "m'inspire un sentiment non seulement de condamnation, non seulement de stupéfaction mais aussi d'horreur", a-t-il dit lors d'un point de presse à l'issue d'un sommet franco-italien.
"Ces violences sont scandaleuses, les propos racistes, qu'elle que soit leur nature sont honteux et indignes et doivent être condamnés, et bien entendu, je les condamne avec la plus grande fermeté", a souligné le président français. Toutefois, Jacques Chirac ne s'est pas prononcé sur l'incident lui-même, soulignant qu'"une enquête est en cours". "Il faut en attendre les conclusions, vous me permettrez de ne pas faire de commentaires sur ce point".


 

la légitime défense retenue pour le policier


Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "coups mortels" et "violences avec arme" en retenant la "légitime défense" à l'encontre du policier qui a tué jeudi un supporteur du PSG. Il n'est pas mis en examen.

 

  Le policier s'était réfugié dans ce restaurant (AP)
Le policier s'était réfugié dans ce restaurant
Le parquet de Paris a ouvert samedi 25 novembre une information judiciaire pour coup mortel à la suite du décès jeudi d'un supporter du PSG tué par un policier mais, retenant la thèse la légitime défense, souhaite que celui-ci soit entendu comme témoin assisté par le juge d'instruction, a-t-on appris samedi auprès du parquet.Le parquet, qui a ouvert cette information judiciaire contre le policier Antoine Granomort pour "coup et blessure volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner", estime que ce dernier a agi en état de légitime défense, tirant un coup de feu alors qu'il était pris à partie par une foule agressive en secourant un supporter du club adverse, précise-t-on de même source.
Le juge n'est pas tenu de suivre les réquisitions du parquet qui a choisi cette solution "intermédiaire entre la mise en examen et la non ouverture dinformation judiciaire".
Cette information judiciaire est également ouverte pour "violence avec arme ayant entraîné une interruption temporaire de travail (ITT) supérieure à huit jours", une personne ayant été blessée.

Foule hostile

Jeudi soir, à l'issue du match opposant le PSG au club de Tel Aviv, des supporters parisiens s'en sont pris à un supporter adverse qui s'est réfugié auprès d'un policier surveillant des véhicules place de la porte de Saint-Cloud. Entourés par une foule agressive et proférant des injures antisémites, le policier tombé au sol a tiré un coup de feu, blessant un homme et en tuant un autre avant de pouvoir se réfugier dans un fast-food.
Le policier était toujours en garde à vue samedi matin à l'Inspection générale des services (IGS), selon la préfecture de police de Paris.
N'étant pas mis en examen, il devait donc être présenté libre samedi au juge d'instruction.

12 interpellations

Par ailleurs, deux supporters soupçonnés d'avoir pris part aux violences et dégradations commises après le mach étaient eux toujours en garde à vue samedi matin dans les locaux du Service d'accueil de recherche et d'investigation judicaire (SARIJ) du commissariat du 16e arrondissement, précisait-on de même source.
Au total, douze personnes avaient été interpellées après cette rencontre de football et gardées à vue dans le cadre de cette procédure incidente ouverte pour "violences volontaires, injures à caractère raciste et antisémite, jets de projectiles et outrages sur agents de la force publique".

Police régionale des transports

Antoine Granomort, un agent en civil de la police régionale des transports, d'origine antillaise, a dit avoir ouvert le feu une seule fois pour protéger un supporter français du club israélien, Yanniv Hazout, poursuivi par une centaine de fans du club parisien hurlant des injures racistes et antisémites.
Selon les premières constatations, la balle a tué Julien Quemener, 25 ans, atteint au coeur, après avoir blessé Mounir Bouchaer, 26 ans, dont le poumon a été transpercé. Ce dernier a été hospitalisé et sa vie n'est pas en danger.
Le monde politique, le président Jacques Chirac, en tête, a été unanime à dénoncer les violences commises par des supporters du PSG, phénomène qui existe depuis des années.

Sarkozy reçoit le PSG

Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui avait affirmé en janvier dernier sa volonté d'attaquer de fond le problème de la violence dans les stades de football, a reçu à la mi-journée le président du PSG, Alain Cayzac, les associations de supporters du club et le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez.

"Sang-froid"

La mise en examen du policier est une mesure technique nécessaire pour que la procédure visant à vérifier qu'il était bien en état de légitime défense soit menée à bien, a précisé le procureur de Paris, Jean-Claude Marin lors d'une conférence de presse vendredi soir.
Cet état de légitime défense, qualifié de "très vraisemblable" par le procureur, exonère le policier de toute responsabilité pénale. Si l'hypothèse est confirmée par l'instruction, il ne sera donc pas jugé.
"Le policier dit qu'il a tiré avec un angle supérieur d'environ 60 degrés. Il a eu l'impression de menacer quelqu'un qui s'approchait vers lui, qui se jetait sur lui et il a eu l'impression de tirer en l'air." A ce moment-là, "les agresseurs sont à 50cm ou 1m tout au plus" a expliqué le procureur. "Je dois dire que, (...) jusqu'au dernier moment, ce fonctionnaire de police semble avoir fait preuve d'un sang froid, notamment dans l'usage de son arme, qui semble tout à fait remarquable, notamment ne tirant qu'un seul coup."
La procédure visera aussi l'attaque du restaurant McDonald's de la porte de Saint-Cloud, où le policier et le jeune supporter de Tel Aviv s'étaient retranchés après le coup de feu. L'endroit a été mis à sac avant l'intervention des CRS.

Injures racistes

Le procureur a précisé que l'enquête pourrait aussi viser l'agression et les injures racistes qui ont été proférées. Il est fait état par des témoins de cris de singes, de saluts nazis des mots "sale nègre", "sale juif" et de menaces de mort.
Jean-Claude Marin a aussi dit avoir "la preuve" par des témoignages que le slogan "Le Pen président" avait été scandé par les assaillants du McDonald's, allusion au président du Front national, Jean-Marie Le Pen, qui a dénoncé les propos du procureur.

 

Sarkozy brandit la menace de la dissolution



Le ministre de l'Intérieur pourrait dissoudre les "associations de supporteurs qui ne se désolidariseront pas de mouvements racistes ou d'actions violentes".

  Le policier s'était réfugié dans ce restaurant (AP)
Le policier s'était réfugié dans ce restaurant 
 
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a annoncé devant les députés, mardi 28 novembre, que les "associations de supporteurs qui ne se désolidariseront pas de mouvements racistes ou d'actions violentes seront immédiatement dissoutes".
Le ministre a indiqué que cette décision sera prise conformément à la loi de juillet 2006 sur la prévention de la violence dans les stades, dont les décrets d'application seront selon lui publiés avant le 1er décembre.
En accord avec le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, Nicolas Sarkozy a indiqué que "les clubs qui ne se conformeront pas à ces obligations seront condamnés par la Ligue à faire jouer leurs matches à huis clos".
"Nous voulons que le football reste un spectacle familial", a-t-il déclaré.

Un mort

L'annonce du ministre devant les députés fait suite au drame mortel de jeudi, à l'issue d'un match opposant le PSG et le club israélien de Tel-Aviv au Parc des princes. Une centaine de hooligans s'en étaient pris à un jeune Français juif qui quittait le stade.
Un policier martiniquais en civil avait défendu le jeune avant d'être insulté et molesté par ces mêmes hooligans, qui ont proféré des insultes racistes et antisémites à l'encontre des deux hommes.
Le policier avait été contraint, en état de légitime défense selon les premières conclusions de la justice, à tirer avec son arme de service, tuant l'un des agresseurs et en blessant un autre.

"La tribune Boulogne sera partiellement vide"

Répondant dans l'hémicycle à une question du député UMP de Paris Claude Goasguen, Nicolas Sarkozy a indiqué mardi que seuls les supporteurs qui ont acheté un billet "par l'intermédiaire d'une association de supporteurs agréée et dont la responsabilité sera engagée" pourront pénétrer dans le stade.
"Et donc la tribune Boulogne (du parc des Princes) sera partiellement vide", a affirmé le ministre, qui a assuré que "c'était la première fois qu'une telle décision était prise dans le pays".
Nicolas Sarkozy a également confirmé que le préfet de police de Paris "doublerait les interdictions administratives et judiciaires". "Il y en avait 71.
Il faut faire attention parce que c'est quelque chose de nouveau dans le droit administratif français et je dis à ceux qui en demandaient plus que cela ne s'était jamais fait", a-t-il affirmé. "Cette mesure est si importante qu'il convient d'en faire une application ciblée", a indiqué le ministre.

 

 

 

la police anglaise dans une course contre la montre

 

Policiers britanniques de médecine légale sur la scène du crime à Levington, près d'Ipswich, le 13 décembre 2006

La police anglaise était engagée mercredi dans une véritable course contre la montre, après la découverte des corps de cinq prostituées en dix jours près de la ville d'Ipswich (est), où l'effervescence de Noël a brutalement cédé la place à la peur.

La police n'avait toujours pas formellement identifié mercredi soir les deux corps découverts mardi dans la campagne au sud-est de cette ville de 140.000 habitants. Mais le commissaire en charge de l'enquête, Stewart Gull, a implicitement confirmé dans l'après-midi qu'il s'agissait de deux prostituées d'Ipswich, portées disparues depuis la semaine dernière, expliquant sur Sky News qu'il avait "vraiment espéré les retrouver vivantes".

Et il a souligné les "similitudes frappantes" entre les cinq affaires: les corps avaient tous été dénudés, ce qui complique la recherche d'indices. Le ou les meurtriers s'en sont débarrassés dans un endroit autre que celui où les jeunes femmes ont été tuées.

Le scénario macabre et son audace ont de quoi faire frémir.

Gemma Adams, 25 ans, a été retrouvée la première, le 2 décembre, dans un cours d'eau près de Hintlesham à l'ouest d'Ipswich, une ville située à 140 km de Londres. Elle avait disparu le 14 novembre.

 

Portraits de Gemma Adams, Tania Nicol, Anneli, Paula Clennell, Annette Nicholls

Tania Nicol, 19 ans, qui avait elle disparu le 30 octobre, est retrouvée six jours plus tard, le 8, nue également, à quelques kilomètres de là plus au sud, dans le même cours d'eau.

Puis les découvertes, toutes dans un rayon de quelques kilomètres carrés s'accélèrent.

Le 10 décembre, Anneli Alderton, 24 ans, est découverte étranglée et nue dans un bois à Nacton, au sud-est d'Ipswich. Personne n'avait même signalé sa disparition.

Et le 12, la police découvre deux nouveaux corps à 150 mètres de distance, très probablement ceux d'Annette Nicholls, 29 ans, et Paula Clenell, 24 ans, toujours près de Nacton, à Levington.

La première n'avait pas été vue depuis le 7 décembre, mais la deuxième était encore vivante samedi.

Peu avant, elle avait même confié à un journaliste local qu'elle était inquiète, mais qu'elle allait continuer à travailler car elle avait "besoin d'argent".

Selon le Guardian, elle était mère de trois petites filles.

 

Localisation des cinq meurtres de prostituées

 

Mercredi, la police, muette sur les détails de son enquête, s'est félicitée de la réponse du public, dans une ville aux rues désormais quasi-désertes la nuit, où la plupart des prostituées ont quitté leur bout de trottoir.

Les enquêteurs ont reçu pendant la seule journée de mardi 2.199 appels téléphoniques, a précisé le commissaire Gull.

L'hebdomadaire populaire News of the World, propriété du magnat de la presse Rupert Murdoch, a de son côté offert une récompense de 250.000 livres (350.000 euros) pour toute information permettant l'arrestation du ou des tueurs.

La police, qui mobilise 150 personnes sur cette enquête, n'a exclu aucune hypothèse, tueur en série, ou forfaits de plusieurs meurtriers. Le commissaire Gull a parlé de "pistes intéressantes".

"Notre priorité numéro un, c'est de retrouver la ou les personnes responsables", a-t-il insisté.

Les enquêteurs, déterminés à travailler 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, ont continué mercredi leur recherche d'indices autour des deux corps trouvés la veille, qui n'ont volontairement pas été déplacés.

 

Appel à témoins, montrant les photos de trois prostituées tuées et deux disparues, dans les locaux de la police de Suffolk, le 13 décembre 2006

 

Un expert en criminologie, Allan Bayle, penchant pour un tueur en série, a estimé sur Sky News que celui-ci paniquait, car l'un des corps avait été abandonné très près d'une route.

Alors que Tony Blair faisait part de son "horreur" et assurait la police de son soutien, le chef de l'opposition David Cameron a dénoncé un "monstre" qui doit être "attrapé et enfermé".

Et le père d'une des jeunes femmes, Paula Clennell, est allé encore plus loin, parlant d'un "malade" qui doit être "attrapé et tué".

L'affaire a fait ressurgir le fantôme de Jack l'éventreur, qui en un peu plus de deux mois, en 1888, avait tué cinq prostituées à Londres. Il n'a jamais été identifié.

Et elle a révélé aussi un visage peu connu de la prostitution en Angleterre: celui de jeunes Anglaises apparemment ordinaires, parfois mères de famille et vivant en couple, qui, pour payer leur consommation de drogue, avaient choisi d'exercer le plus vieux métier du monde.

 

arrestation d'un homme soupçonné du meurtre des 5 prostituées

 

Photo du suspect dans l'affaire d'Ipswich, Tom Stephens, publiée par l'intéressé sur le portail MySpace

Un employé de supermarché de 37 ans a été arrêté lundi, soupçonné par la police britannique des cinq meurtres de prostituées commis ces dernières semaines aux alentours de la ville d'Ipswich (est de l'Angleterre).

Dans ce qui pourrait constituer un développement majeur de l'enquête en cours, l'homme a été arrêté à 7h20 locales chez lui, dans le village de Trimley St Martin, à quelques kilomètres au sud-est d'Ipswich, a annoncé le commissaire Stewart Gull lors d'une brève conférence de presse.

"Il a été arrêté, soupçonné du meurtre des cinq femmes: Gemma Adams, Tania Nicol, Anneli Alderton, Paula Clennell et Annette Nicholls", a-t-il ajouté, sans donner son identité.

Les chaînes de télévision britanniques l'ont identifié peu après comme Tom Stephens, un employé de supermarché, enfant du pays, vivant seul depuis son divorce il y a 18 mois, et apparemment également chauffeur de taxi indépendant à mi-temps.

Décrit comme "bizarre" par plusieurs de ses voisins, il vivait depuis trois mois dans un des appartements d'une petite maison de briques rouges de Trimley St Martin, devant laquelle la police a dressé lundi une grande bâche blanche.

 

La une du Sunday Mirror qui a publié le 17 décembre 2006 une interview du suspect dans l'affaire des prostituées d'Ipswich

L'homme avait donné deux interviews ces derniers jours, à la BBC et au Sunday Mirror. Il s'était présenté comme un "ami" et protecteur des cinq prostituées tuées. Il avait admis qu'il ressemblait au profil type du tueur recherché par la police et n'avait "pas d'alibi". Mais il s'était dit innocent, affirmant qu'il serait peut-être arrêté mais pas inculpé.

Et il avait aussi admis: "Il y a quelque chose que les femmes n'aiment pas chez moi".

A la BBC, qui a remis une copie de son interview à la police, il avait confié que sa préférée était Tania Nicol, 19 ans. Elle avait été la première à disparaître, le 30 octobre. "Cinq corps, j'ai peur qu'il y en ait d'autres", avait-il ajouté.

Une voisine, Lesley Anne Barber, a raconté avoir vu l'homme creuser des trous dans son jardin et nettoyer sa voiture.

Stephens a lui même précisé au Sunday Mirror que la police était venue fouiller sa maison dès le 22 novembre. A l'époque, seules deux prostituées avaient disparu. Il avait été interrogé à quatre reprises avant lundi.

Selon la BBC, la police a également perquisitionné la maison de sa mère.

L'annonce de son arrestation est intervenue sept semaines jour pour jour après la disparition de Tania Nicol.

Le village de Trimley se trouve au sud-est d'Ipswich, non loin des localités de Nacton et Levington, où les trois dernières victimes ont été retrouvées les 10 et 12 décembre, respectivement dans un bois et près d'une route.

 

Un appel à témoins de la police dans l'affaire des prostituées près du stade d'Ipswich le 16 décembre 2006

La police avait annoncé la semaine dernière que les cinq jeunes femmes n'avaient pas été tuées là où leurs corps nus ont été découverts. Le mode opératoire du meurtrier semblait aussi montrer qu'il connaissait bien la région.

Les corps de Tania Nicol, 19 ans, Gemma Adams, 25 ans, Anneli Alderton, 24 ans, Paula Clennell, 24 ans, et Annette Nicholls, 29 ans, qui toutes se prostituaient à Ipswich pour pouvoir acheter leurs doses de drogue, avaient été retrouvés près de cette ville de 140.000 habitants entre le 2 et le 12 décembre.

Aucune ne portait de trace de violence sexuelle ou de marque montrant qu'elle s'était débattue, ce qui laisse penser qu'elles connaissaient leur meurtrier et étaient montées en toute confiance dans sa voiture. Selon la presse, elles pourraient avoir été droguées avant d'être tuées.

L'une d'elles a été étranglée, une deuxième est morte d'une "compression au cou". On ignore les causes de la mort des trois autres.

Ces derniers jours, la police a reçu près de 10.000 appels téléphoniques du public, extrêmement mobilisé.

Quelque 500 enquêteurs et experts participent à l'enquête, l'une des plus importantes de l'histoire récente au Royaume-Uni.

 


observée à la mémoire de Carl

 

Les établissements ouverts ce samedi ont rendu hommage au collégien, décédé jeudi à Meaux. Ses deux agresseurs ont été mis en examen.

 

Le collège Albert Camus de Meaux

             Le collège Albert Camus de Meaux

Deux jours après la mort de Carl, 12 ans, à la suite d'une bagarre à Meaux, le syndicat lycéen Fidl appelle l'ensemble des établissements scolaires ouverts samedi 23 à faire respecter une minute de silence en sa mémoire.
"Pour témoigner de l'émotion que nous ressentons tous face à ce drame, indique un communiqué de la Fidl, nous appelons l'ensemble des établissements scolaires ouverts le samedi 23 décembre à faire respecter une minute de silence en hommage à Carl".
"Ce drame se place dans la lignée d'une série d'actes violents au sein même de nos écoles ces derniers mois, poursuit le communiqué. Il est grand temps que nous sortions d'une société et d'une école de la violence, mais cela ne peut se faire sans moyens financiers, humains ou matériels. C'est pourquoi les pouvoirs publics doivent enfin prendre leurs responsabilités pour prendre des mesures rapides afin d'enrayer la montée de la violence".
Les deux élèves qui l'ont frappé ont été mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

 

Légère baisse de la délinquance en 2006 ?

 

La délinquance aurait enregistré une baisse de 1,33% mais les violences contre les personnes ont connu une hausse de 5,55%.

 


 

La délinquance, avec 3.725.588 crimes et délits constatés, aurait enregistré une baisse de 1,33% en 2006, mais les violences contre les personnes ont connu une hausse de 5,55%, selon l'indicateur traditionnel du ministère de l'Intérieur, dont l'AFP a eu connaissance mercredi 10 janvier.

Avec 434.183 "atteintes volontaires à l'intégrité physique des personnes", le nombre d'actes de violences a augmenté de 5,55% entre 2005 et 2006, selon la même source.
Leur part dans la délinquance générale (11,65%) a augmenté de 6,98% par rapport à celle du bilan général 2005 (10,89%).
En revanche, le nombre d'atteintes aux biens (2.534.597 faits) a baissé de 3,76% par rapport à 2005.
Quant aux infractions économiques et financières (334.064 faits), elles ont augmenté de 4,83%.

Ces chiffres contestés sont très très proches de ceux publiés ce matin par Le Figaro. Selon le quotidien, les crimes et délits ont baissé de 1,3% en France en 2006 mais, dans le même temps, les violences ont augmenté de 5,6%.
"Par recoupement, Le Figaro est en mesure d'affirmer que les crimes et délits ont diminué de 1,3% en 2006, avec un peu plus de 3.725.000 faits constatés", écrivait le quotidien.
"Les violences, en revanche, qui représentent un huitième du total, ont augmenté de 5,6% l'an dernier, avec plus de 434.000 infractions enregistrées", ajoutait Le Figaro qui soulignait que ce bilan était établi "en partie" d'après des statistiques de l'Observatoire national de la délinquance.

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